L’obsession de l’inversion

A priori une bonne initiative : un pardon muet, qui permet de prier et évite à la fois les musiquettes insupportables, les cantiques débiles et les sermons creux ou hérétiques. Mais cela n’empêche pas d’affirmer l’aversion de toute tradition, et donc l’inversion de la tradition : on fait trois fois le tour de la chapelle, « dans le sens des aiguilles d’une montre ».

Or tous les déplacements traditionnels rituels, toutes les danses traditionnelles, se font dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Les courses dans les stades se font toujours dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, parce qu’on a remarqué que les performances sont meilleures. Même la promenade dans la cour de la prison se fait dans ce sens. Parce que c’est le sens naturel, donc aussi le sens spirituel (ou plutôt c’est l’inverse). Et c’est le sens cosmique : celui du soleil autour de la terre, celui de la terre tournant sur son axe, celui de la terre et des autres planètes tournant autour du soleil…

Puisqu’on a inversé le sens de la messe, il est logique qu’on inverse tout le reste. Mais celui qui inverse a un nom.

(Ty Mamm Doué, la maison de la Mère de Dieu, c’est une chapelle de mon enfance, à Quimper.)

Police de la pensée

Le quotidien L’Humanité (oui, ça existe encore, à coups de subventions publiques) triomphe : six personnes ont été condamnées à des peines de prison avec sursis pour avoir exprimé sur X ce qu’elles pensaient d’une « sortie scolaire » organisée dans un « camp de migrants ».

La justice française est donc sur la même ligne que les communistes (ce qui n’est pas étonnant puisque le principal syndicat est d’extrême gauche) : l’idéologie immigrationniste est une valeur de l’école de la République, et ce ne sont pas les clandestins qui violent la loi, ce sont les parents qui contestent le culte du grand remplacement.

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Et dans le cadre du grand remplacement : 27 écoles publiques de Marseille n’avaient pas de cantine hier, jour de l’Aïd el-Fitr. Mais la laïcité est respectée : c’était officiellement à cause d’un « mouvement social ». Sic.

L’Eglise amazonienne

Ceci est la photo de la nouvelle « présidence de la « Conférence ecclésiale de l’Amazonie ». Le secrétaire de rédaction de Vatican News est tellement bouleversé qu’il inverse le cours de l’histoire…

Il y a donc là le président (un cardinal : l’archevêque de Manaus, mais il a 75 ans et il a déjà l’air d’être tristement en Ehpad), et ses vice-présidents : un prêtre, une religieuse, un laïc, une laïque…

Le cardinal a dit : « Une nouvelle présidence a été élue afin de donner une continuité au rêve du Pape François d’aller vers les Églises de l’Amazonie et d’être une Église ecclésiale. »

L’Eglise ecclésiale du synode synodal sur la terre terrestre comme sur le fleuve fluvial de l’Amazone amazonienne.