Ewa Zajączkowska-Hernik sur Myrotvorets

Ewa Zajączkowska-Hernik rejoint le chef de cabinet du président polonais sur le site Myrotvorets, les « ennemis de l’Ukraine » à éliminer. Sa réaction :

Je viens d’apprendre qu’après mon intervention au Parlement européen, au cours de laquelle j’ai condamné les génocidaires de l’UPA, je me suis retrouvée sur le site Myrotvorets – une liste des « ennemis de l’Ukraine » tenue par les services ukrainiens.

Il est très intéressant de constater que le site ukrainien tient une liste de patriotes polonais à éliminer. Si l’on s’y retrouve pour avoir dénoncé les meurtres barbares d’innocents Polonais commis par les troupes ukrainiennes de l’UPA, cela montre bien ce qui les motive et quelles « valeurs » ils défendent. Ils se trahissent eux-mêmes. Pourquoi le ministère polonais des Affaires étrangères ne réagit-il pas et ne prend-il pas la défense des diplomates polonais ? Pourquoi tolère-t-il ces méthodes ignobles de harcèlement et d’intimidation ? Il s’agit là d’un acte flagrant d’hostilité envers la Pologne.

Et c’est un tel État que l’Union européenne souhaite accueillir au plus vite dans ses rangs ? Vous plaisantez. L’Ukraine, qui brandit comme étendard l’idéologie criminelle du bandérisme et une corruption effrénée, ne devra jamais avoir sa place au sein de la Communauté.

Si certains pensent que je vais me laisser intimider par ce genre de « publications », je les félicite pour leur optimisme et j’ai un message à leur adresser : je ne reculerai pas d’un pouce pour défendre la raison d’État polonaise et la mémoire des victimes du génocide de Volhynie. Vous pouvez ajouter cela dans la description de la page.

A Novo-Tikhvine

J’ai déjà parlé plusieurs fois du monastère de Novo-Tikhvine à Iekaterinbourg. Mais aujourd’hui c’est la fête de l’icône de la Mère de Dieu de Tikhvine, donc du monastère (une centaine de religieuses), avec une divine liturgie solennelle célébrée par le métropolite, de nombreux autres évêques et prêtres, suivie de la procession de l’icône (à 2h50). Avec toujours ce chant sublime des moniales, chant byzantin épuré sur le texte slavon (particulièrement sublime est leur chant du Is polla eti Despota – qui est quant à lui traditionnellement en grec, à 47’05 – l’évêque qui donne la bénédiction est le métropolite Alexis de Tcheliabinsk -, et l’hymne des chérubins, à 1h19).

En prime l’arrivée du métropolite Eugène, sur un tapis rouge interminable…

Et le constat que la cathédrale est pleine de fidèles, un jeudi matin.

La dictature hongroise

Comme il l’avait annoncé, le Premier ministre hongrois Peter Magyar a présenté au Parlement, samedi, le « 17e amendement » à la Constitution, qui comporte en fait 12 mesures visant à en finir avec l’ère Orban. La plus spectaculaire est celle qui proclame la « fin du mandat de l’actuel président ». Sic : on inscrit dans la Constitution la fin du mandat de l’actuel président. C’est Ubu en Hongrie. Or cette mesure délirante va être votée, puisque Peter Magyar a la majorité des deux tiers. Bien que le nouveau gouvernement soit bien vu de toutes les forces de la décadence, même Amnesty International trouve que « ce n’est pas acceptable ».

Le président, Tamas Sulyok, a fait savoir hier qu’il rejetterait cet amendement :

« Une situation où le président en exercice d’un pays est destitué de ses fonctions uniquement pour des raisons politiques est sans précédent en Europe. Il convient notamment de noter que la procédure en question a manifestement été conçue pour une personne en particulier et intégrée dans les dispositions finales d’un amendement constitutionnel, ce qui constitue une violation flagrante des garanties assurant l’autonomie de la présidence. »

Mais l’amendement sera de nouveau voté, et Tamas Sulyok devra se soumettre. Aux applaudissements de la dictature européenne.

Parmi les autres mesures il y a aussi la limite d’âge de 70 ans pour les juges de la Cour constitutionnelle, ce qui permet de se débarrasser de son président.

D’autre part, la télévision d’Etat s’est livrée mardi à un sketch anti-Orban du plus bel effet : elle a interrompu ses programmes pendant ^près de quatre heures, et un écran noir est apparu, avec ce texte :

« Les médias de service public ne doivent pas mentir. Nous vous présentons nos excuses pour avoir fait exactement cela pendant de nombreuses années. Les médias de service public font actuellement l’objet d’une réforme afin qu’à l’avenir, ils soient indépendants et dignes de confiance. La diffusion des informations est temporairement suspendue. Restez avec nous ! »

Naturellement, Peter Magyar a salué cette décision, comme si c’était celle de la télévision, la qualifiant de « journée historique ».

Mais même le site Euractiv qui lui est tout dévoué n’est pas dupe, mettant comme illustration le dit écran noir avec en incrustation le Big Brother hongrois…

La persécution estonienne

La loi visant à interdire l’Eglise orthodoxe estonienne est entrée en vigueur le 27 juin dernier. Le ministère de l’Intérieur lui fait savoir qu’elle a six mois pour nommer un nouveau métropolite et couper ses liens avec le patriarcat de Moscou. Si ce n’est pas fait d’ici le 28 décembre l’Eglise sera dissoute.

Le journal du pape abolit le péché originel

Il y a longtemps que des « théologiens » nient le péché originel. Mais c’est la première fois semble-t-il qu’un théologien le fait dans l’Osservatore Romano. (Dans l’édition du 4 juillet dernier.)

Naturellement, puisqu’il faut être de son temps, il s’agit d’une théologienne, Marinella Perroni, qui a été pendant dix ans présidente de la Coordination des théologiennes italiennes (donc réservée aux femmes), spécialiste des « études de genre », versions féministes, dans ce qu’on appelait autrefois la Sainte Ecriture.

Elle affirme tranquillement : « Dans l’ancien mythe biblique communément appelé la Chute, il n’y a ni diable, ni puissance divine à laquelle les êtres humains soient soumis. » Le récit ne parle que de la « contradiction » selon laquelle « être de Dieu, être choisi par Dieu, ne signifie pas être comme Dieu. Et c’est là que réside la tension inépuisable entre l’humanité et le divin – il n’y a pas de péché. »

Et il ne peut pas y avoir de péché puisque le récit biblique est le premier discours théologique féministe, sur le désir d’être comme Dieu :

« Il est tout à fait beau de voir que, dans l’Éden, la femme endosse le rôle de celle qui a le courage de s’engager dans ce désir, d’en revendiquer le droit et d’en discuter les limites, afin de contribuer à définir cette frontière infranchissable qui sépare les humains de Dieu, sans aucune possibilité de négociation. »

Le problème est que s’il n’y a pas de péché il n’y a pas non plus d’incarnation rédemptrice. Bref il n’y a plus de christianisme.