De la férie

Le martyrologe de ce jour commence par la mention de saint Zénon et ses 10.203 compagnons martyrs sous Dioclétien.

Ensuite vient saint Cyrille évêque de Gortyne et martyr sous Dèce.

Puis on lit ceci :

A Brielle, en Hollande, la passion des dix-neuf martyrs dits de Gorcum. Parmi eux se trouvaient neuf prêtres et deux frères lais appartenant à l’Ordre des Frères Mineurs, quatre prêtres séculiers, deux Prémontrés, un Chanoine régulier de saint Augustin, un Dominicain. Tous, pour avoir défendu l’autorité de l’Eglise Romaine et la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie, furent outragés et tourmentés en diverses manières par les hérétiques calvinistes, enfin attachés à la potence et étranglés, supplice qui acheva leur combat. Ils ont été inscrits au nombre des saints martyrs par le souverain pontife Pie IX.

Ces martyrs sont dits de Gorcum (Gorinchem) parce qu’ils ont été arrêtés dans cette ville avant d’être longuement torturés et pendus à Brielle.

La châsse contenant leurs reliques se trouve dans l’église Saint-Nicolas de Bruxelles. Elles y furent déposées par le franciscain Andres de Soto, confesseur de l’infante Isabelle, « souveraine des Pays-Bas », dont il reçut la profession de clarisse à la mort de son mari Albert d’Autriche.

Bandera sur le mur du chœur

Cette peinture représente le criminel nazi ukrainien Stepan Bandera, sur le mur du chœur d’une église grecque catholique de Ternopil. (Sur la banderole est écrit son nom en gros caractères, pour qu’on soit bien sûr…)

« N’emmenez pas les Polonais dans une certaine église de Ternopil », dit la personne qui publie la photo.

Parmi les premières réactions : « Au contraire, conduisez-les-y ! Qu’ils sachent que ce sont nos héros. Il en a toujours été ainsi et il en sera toujours ainsi. »

Il s’agit de l’archicathédrale grecque catholique de Ternopil. On y voit de nombreux « héros » ukrainiens. Il y a même un roi. Sic. Une petite recherche permet de voir que la photo a déjà circulé l’an dernier en Pologne…

Au fait, le pendant du grand Bandera est, à droite, Jean-Paul II, et il semble que les Polonais ne se soient pas rendu compte de l’audacieux parallèle…

La Pologne et l’Ukraine

Le président polonais Karol Nawrocki, en conférence de presse au sommet de l’OTAN :

Hier, au cours du dîner, je me suis également entretenu avec de nombreux dirigeants mondiaux – nos alliés. Parmi eux figurait, bien entendu, le président Zelensky. On aura peut-être l’occasion de poursuivre la conversation aujourd’hui. Il me semble tout à fait naturel que des États voisins, confrontés à un ennemi commun – la Fédération de Russie, continuent d’entretenir un dialogue, malgré les désaccords bilatéraux existants.

Désaccords qui ont tout de même conduit le même président polonais à retirer à Zelensky la plus haute décoration polonaise. Mais ce n’est rien face à « l’ennemi commun ». Car l’ennemi ce n’est pas le nazisme ukrainien, c’est la Russie qui prône les mêmes valeurs traditionnelles que le président polonais… Et Nawrocki de faire cette déclaration alors que le site ukrainien Myrotvorets vient tout juste de mettre sur sa liste de personnes à éliminer le propre chef de cabinet du président polonais, pour la seule raison qu’il a appelé verbalement la Galicie de son nom polonais traditionnel de « Petite Pologne Orientale »…

Plus courageuse est Ewa Zajaczkowska, député polonais au Parlement européen :

"Plus de 360 façons d’assassiner des civils : scier des personnes vivantes, ouvrir le ventre des femmes enceintes, empaler les enfants sur des fourches, voilà comment l’UPA assassinait des Polonais, des Juifs, des Tchèques, des Arméniens et même des Ukrainiens. Et aujourd’hui Zelensky donne à une unité militaire le nom de « Héros de l’UPA », et construit un Panthéon national, déclarant que l’Ukraine choisit ses propres héros. C’est dommage qu’il les choisisse parmi des nazis. Si l’Allemagne donnait à une unité militaire le nom de héros SS ou érigeait des monuments à Hitler, Himmler, Goebbels ou Eichmann, est-ce que vous les inviteriez dans l’Union ? vous les appelleriez néo-nazis, et ce serait normal. Il n’y a pas de différence morale entre honorer les SS et honorer l’UPA. C’est le même culte de la force, la même haine ethnique. Le rapport sur l’Ukraine garde le silence. C’est un silence qui tue la mémoire des victimes de Volhynie et du génocide de nos frontières orientales pour la seconde fois. La marche de l’Ukraine vers l’Union européenne, avec des massacres de masse sur ses bannières, est une honte. En tant que Polonais, nous n’accepterons jamais l’accession de l’Ukraine à l’Union européenne. A bas le nazisme banderite !"

Encore une honte française

Le bureau exécutif du Comité international olympique (CIO) a recommandé la levée des restrictions pesant sur la participation des athlètes russes à toutes les compétitions internationales, et a décidé de lever à titre provisoire la suspension du Comité olympique russe. Le Comité international olympique décidera « en temps voulu » si la Russie pourra arborer son drapeau, ses couleurs ou tout autre symbole national lors des Jeux Olympiques. Et il « n’organisera pas d’événements du CIO en Russie et n’invitera pas de représentants du gouvernement ou de l’État russes à ses événements ».

Par la voix de Marina Ferrari, ministre des Sports, « la France exprime son profond regret face à une décision qui tend à normaliser la situation actuelle en dépit de sa gravité ».

A l’heure où j’écris, la France, prenant de vitesse les plus russophobes de ses partenaires, est le seul pays de l’UE à réagir de cette façon. Et à aggraver son cas en demandant que toute l’Union européenne condamne une décision qui est de simple bon sens et demeure très limitée :

« Face à cette décision, la France demeure convaincue que la réaction doit être examinée au sein de l’Union Européenne. En conséquence, la ministre engagera sans délai un dialogue avec l’ensemble de nos partenaires européens, la France demandera que cette question soit inscrite à l’ordre du jour du prochain Conseil des ministres des Sports de l’Union européenne. »

L’industrie américaine de l’avortement retrouve son financement fédéral

Le mouvement pro-vie américain constate avec amertume que les députés républicains ont failli à leur engagement, « omettant » de prolonger la mesure de Trump qui interdisait pour un an le financement fédéral des organisations pratiquant des avortements autres que pour viol, inceste ou danger de mort de la mère. Le Planning familial perdait ainsi des millions de dollars.

C’était dans le fameux “One Big Beautiful Bill Act” (BBB), un « paquet » de centaines de mesures fiscales très diverses que Donald Trump avait fait voter par le Congrès et qu’il avait solennellement signé le 4 juillet 2025 (fête nationale).

Mais il fallait voter une loi avant le 4 juillet dernier pour pérenniser la mesure. Le président de la Chambre, Mike Johnson, avait déclaré qu’il « n’allait pas permettre » que l’argent des contribuables finance l’avortement. Mais il n’a rien fait. Et à la veille du 4 juillet 2026 il n’y a eu aucune tentative de mesure d’urgence.

Le Planning familial, au lendemain de la célébration du 250e anniversaire des Etats-Unis, va donc recevoir de nouveau des fonds fédéraux.

En raison de l’amendement Hyde, le Planning familial ne peut pas utiliser directement ces fonds pour l’avortement, mais ce retour du financement fédéral montre aussi que l’Etat profond ne perd jamais longtemps…

Et cela au moment où les statistiques montrent que l’avortement est en progression aux Etats-Unis, alors même qu’il est désormais interdit dans nombre d’Etats.