Le bureau exécutif du Comité international olympique (CIO) a recommandé la levée des restrictions pesant sur la participation des athlètes russes à toutes les compétitions internationales, et a décidé de lever à titre provisoire la suspension du Comité olympique russe. Le Comité international olympique décidera « en temps voulu » si la Russie pourra arborer son drapeau, ses couleurs ou tout autre symbole national lors des Jeux Olympiques. Et il « n’organisera pas d’événements du CIO en Russie et n’invitera pas de représentants du gouvernement ou de l’État russes à ses événements ».
Par la voix de Marina Ferrari, ministre des Sports, « la France exprime son profond regret face à une décision qui tend à normaliser la situation actuelle en dépit de sa gravité ».
A l’heure où j’écris, la France, prenant de vitesse les plus russophobes de ses partenaires, est le seul pays de l’UE à réagir de cette façon. Et à aggraver son cas en demandant que toute l’Union européenne condamne une décision qui est de simple bon sens et demeure très limitée :
« Face à cette décision, la France demeure convaincue que la réaction doit être examinée au sein de l’Union Européenne. En conséquence, la ministre engagera sans délai un dialogue avec l’ensemble de nos partenaires européens, la France demandera que cette question soit inscrite à l’ordre du jour du prochain Conseil des ministres des Sports de l’Union européenne. »
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