Le président polonais Karol Nawrocki, en conférence de presse au sommet de l’OTAN :
Hier, au cours du dîner, je me suis également entretenu avec de nombreux dirigeants mondiaux – nos alliés. Parmi eux figurait, bien entendu, le président Zelensky. On aura peut-être l’occasion de poursuivre la conversation aujourd’hui. Il me semble tout à fait naturel que des États voisins, confrontés à un ennemi commun – la Fédération de Russie, continuent d’entretenir un dialogue, malgré les désaccords bilatéraux existants.
Désaccords qui ont tout de même conduit le même président polonais à retirer à Zelensky la plus haute décoration polonaise. Mais ce n’est rien face à « l’ennemi commun ». Car l’ennemi ce n’est pas le nazisme ukrainien, c’est la Russie qui prône les mêmes valeurs traditionnelles que le président polonais… Et Nawrocki de faire cette déclaration alors que le site ukrainien Myrotvorets vient tout juste de mettre sur sa liste de personnes à éliminer le propre chef de cabinet du président polonais, pour la seule raison qu’il a appelé verbalement la Galicie de son nom polonais traditionnel de « Petite Pologne Orientale »…
Plus courageuse est Ewa Zajaczkowska, député polonais au Parlement européen :
Plus de 360 façons d’assassiner des civils : scier des personnes vivantes, ouvrir le ventre des femmes enceintes, empaler les enfants sur des fourches, voilà comment l’UPA assassinait des Polonais, des Juifs, des Tchèques, des Arméniens et même des Ukrainiens. Et aujourd’hui Zelensky donne à une unité militaire le nom de « Héros de l’UPA », et construit un Panthéon national, déclarant que l’Ukraine choisit ses propres héros. C’est dommage qu’il les choisisse parmi des nazis. Si l’Allemagne donnait à une unité militaire le nom de héros SS ou érigeait des monuments à Hitler, Himmler, Goebbels ou Eichmann, est-ce que vous les inviteriez dans l’Union ? vous les appelleriez néo-nazis, et ce serait normal. Il n’y a pas de différence morale entre honorer les SS et honorer l’UPA. C’est le même culte de la force, la même haine ethnique. Le rapport sur l’Ukraine garde le silence. C’est un silence qui tue la mémoire des victimes de Volhynie et du génocide de nos frontières orientales pour la seconde fois. La marche de l’Ukraine vers l’Union européenne, avec des massacres de masse sur ses bannières, est une honte. En tant que Polonais, nous n’accepterons jamais l’accession de l’Ukraine à l’Union européenne. A bas le nazisme banderite !
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