Un héros

Il s’appelle Jean-Noël Poirier. Ancien ambassadeur au Vietnam (2012-2016), il est nommé consul de France au Groenland. Pour s’occuper des… six Français inscrits au registre.

En fait il est réquisitionné pour aller se cailler les miches à Nuuk. Le gouvernement avait lancé désespérément un appel à candidature, mais semble-t-il personne ne s’est manifesté. Jean-Noël Poirier était le « préfigurateur » de la mission, chargé d’installer le consul. Finalement c’est lui qui sera le consul… Sa première tâche sera de trouver des locaux : en tant que « préfigurateur » il ne l’avait donc pas fait.

Même Ubu n’y aurait pas pensé : un consul pour six citoyens.

Mais le plus ubuesque est que sa présence est censée faire peur aux Américains…

En Suède…

L’« évêque » de Luleå, Åsa Gunilla Elisabet Nyström (oui, c’est une femme), a « ordonné prêtres » cinq femmes et un homme le 18 janvier dernier. Telle est désormais la parité dans « l’Eglise de Suède » (qui ose se prétendre « Eglise luthérienne d’épiscopat historique valide »).

En haut à gauche Anna Galvina. Elle est lettone. Elle est venue en Suède parce qu’elle est ouvertement lesbienne et que « dans le milieu ecclésiastique letton, une femme ou un pasteur homosexuel sont encore considérés comme quelque chose d’inacceptable ».

Mais en Suède c’est différent : « Dans notre cours de théologie, un étudiant sur six était homosexuel. Cela ne surprend personne et ne soulève aucune question. »

L’Iran, les Etats-Unis et la Russie

L’interdiction de RT sur les territoires de la dictature européenne empêche la diffusion d’informations intéressantes. Par exemple le rôle de la Russie dans le conflit entre les Etats-Unis et l’Iran.

La semaine dernière, de nombreux commentateurs annonçaient l’imminente offensive américaine sur l’Iran, suite à l’envoi par Trump d’une « armada », puis d’une seconde « armada », dans la région.

Et il ne s’est rien passé, et hier Donald Trump a affirmé qu’il était en pleines négociations avec les Iraniens.

Le 30 janvier, les observateurs avaient constaté qu’un avion du gouvernement iranien, réservé aux plus hauts responsables, se rendait à Moscou.

On a appris ensuite qu’il s’agissait de Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité iranien, et qu’il avait été reçu par Vladimir Poutine au Kremlin.

Sans plus.

Mais RT en dit davantage :

Vladimir Poutine a présenté un ensemble de propositions visant à satisfaire à la fois l’Iran et les États-Unis et à parvenir à un accord. La proposition russe prévoit notamment que : « Rosatom, la société nucléaire d’État russe, sera chargée de la gestion et de la supervision de l’enrichissement limité d’uranium pour les réacteurs non militaires situés en Iran. De plus, le droit de l’Iran à enrichir l’uranium est préservé, mais il est garanti que l’enrichissement restera dans les limites fixées (3,6 %). Enfin, l’Iran garantit que son programme de missiles ne sera pas utilisé pour lancer des attaques contre Israël ou les États-Unis. »

Dans le cadre de négociations discrètes ou secrètes, l’information n’est pas garantie. Mais elle éclaire singulièrement l’actualité.

De plus en plus de traitres en Lettonie

Le rapport annuel de la Sécurité d’Etat de Lettonie (VDD) publié hier signale que le nombre des commentateurs « pro-Kremlin » a plus que doublé en un an (51%), après avoir augmenté de 39% en 2024.

Le 9 mai, plus de 260 résidents ont posté sur les réseaux sociaux des photos du ruban de saint Georges et d’autres « symboles de la Russie ».

Tous ces agents de Moscou sont répertoriés, et le VDD publie une carte indiquant où habitent les « traitres ».

L’un d’eux, Aleksandrs Gapoņenko, a été condamné le 27 janvier à dix ans de prison et trois ans de probation pour avoir participé à une conférence en Russie, au cours de laquelle il a qualifié d’ethnocide l’interdiction de parler russe et la fermeture des écoles russophones en Lettonie.

Un rapport sur la dictature européenne

La commission judiciaire de la Chambre des représentants des Etats-Unis a publié hier un nouveau rapport sur la censure imposée par la Commission européenne aux réseaux sociaux, parce que cette censure affecte aussi la liberté d’expression aux Etats-Unis. Le rapport indique notamment que la censure s’exerce sur les contenus suivants :

Rhétorique populiste
Contenu anti-gouvernemental/anti-UE
Contenu anti-élite
Satire politique
Contenu anti-migrants et islamophobe
Contenu anti-réfugiés/sentiment anti-immigrants
Contenu anti-LGBTQI
Sous-culture des mèmes.

Le rapport souligne d’autre part que la Commission européenne a interféré dans les élections américaines et dans huit élections de six pays européens.

La commission judiciaire des députés américains a publié sur X un résumé de son rapport (avec des photocopies de documents), dont on lira une traduction ci-dessous (les gras sont de moi).

Le rapport intégral est ici. (159 pages, plus les 2.929 pages de l’appendice en huit sections.)

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