Ubukraine

Dimanche, « jour de la Constitution » en Ukraine, Zelensky a prononcé un discours dans la partie haute de la laure des Grottes de Kiev (celle qui a été volée aux moines).

Il y a dévoilé un buste de Mazepa, ce qui est une nouvelle provocation envers l’Eglise orthodoxe qui avait excommunié ce triste héros du nationalisme ukrainien. Et pour faire bonne mesure il a annoncé l’érection d’une statue de Mazepa au centre de Kiev, à l’entrée de l’avenue Chevtchenko (lequel n’avait que mépris pour le multi-traitre Mazepa).

Zelensky a également annoncé qu’il avait déposé au Parlement un projet de loi instituant un « Panthéon national ukrainien », pour honorer toutes les personnalités « qui ont apporté une contribution historique à l’obtention et au rétablissement de l’indépendance, à la construction et au développement de l’État, à la défense de sa souveraineté et de son intégrité territoriale, à la formation de la nation ukrainienne, à l’armée, à la culture, à l’art, à la science et au sport, à l’établissement de la langue littéraire, ainsi qu’au développement de la société civile et de la religion ».

Le ministre polonais de la Défense, Władysław Kosiniak-Kamysz, qui a rang de vice-Premier ministre et qui est donc un membre éminent du gouvernement pourtant ultra-européiste et ukrainomaniaque de Donald Tusk, a commenté :

« La Pologne adoptera une position ferme et exigera que l’Ukraine renonce à glorifier les dirigeants du mouvement nationaliste ukrainien. Nous ne pouvons pas vénérer ceux qui sapent la coopération européenne. Personne ne nous dictera comment voter sur la question de l’adhésion d’un pays à l’UE. »

Car évidemment tous les dirigeants nazis ukrainiens, voire tous les combattants de la division SS Galicie, seront dans ce Panthéon. Avec d’autres ennemis historiques de la Pologne.

En ce qui concerne Mazepa, on peut rappeler qu’il n’était évidemment pas ukrainien, puisque ni le mot ni la chose n’existait, mais qu’en faire un précurseur ou un constructeur de la nation ukrainienne est en outre une ubuesque absurdité.

Ivan Mazepa (1639-1709) est né dans une famille noble de cosaques dans la République des deux nations (Pologne-Lituanie). Il s’est engagé au service de la Pologne contre la Russie. Puis il a trahi la Pologne et s’est engagé chez les cosaques de l’empire ottoman. Puis il a trahi l’empire ottoman pour se mettre au service de la Russie, et il est devenu le chef des cosaques de Russie après avoir trahi le chef qui l’avait fait monter dans la hiérarchie. Puis il a trahi la Russie pour se mettre au service de la Suède. Après la désastreuse bataille de Poltava (pour la Suède et Mazepa) il s’est réfugié dans l’empire ottoman, où il est mort dans la misère.

Voilà le grand héros « ukrainien » avant Bandera…

Et aujourd’hui le cabinet de Zelensky a demandé au Parlement de voter cette loi aussi tôt que possible, car elle est prioritaire.

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Je croyais que c’était une mauvaise blague russe, mais ce livre est bien réel. Il est intitulé « La langue proto-ukrainienne dans l’Egypte antique ». L’auteur, le linguiste Oleg Houdobyak, de Kalouch, dans le région d’Ivano-Frankivsk, affirme que les origines de la langue ukrainienne remontent à des civilisations anciennes, dont l’Égypte ancienne, et précèdent les langues indo-européennes. Dans un autre livre, « Evolution de la langue – le proto-ukrainien », il explique que l’ukrainien d’aujourd’hui utilise un vocabulaire venu des proverbes du paléolithique supérieur…

(La preuve que le livre existe – j’ai mis du temps à la trouver… – se trouve en page 52 de ce bulletin de la Bibliothèque nationale d’Ukraine.)

Commémoraison de saint Paul

La messe de ce jour est la même que celle de la fête de la conversion de saint Paul, le 25 janvier, en dehors des leçons, et de l’alléluia, que voici par les Rutgate Singers (la photo est la façade de la basilique Saint-Paul hors les murs à Rome) :

Allelúia, allelúia. Sancte Paule Apóstole, prædicátor veritátis et doctor géntium, intercéde pro nobis. Allelúia.

Alléluia, alléluia. Saint Paul, Apôtre, prédicateur de la vérité et docteur des nations, intercédez pour nous, alléluia.

(Les Rutgate Singers sont au départ un groupe d’amis qui s’étaient réunis ponctuellement pour une messe traditionnelle en 1996. Et voici que samedi dernier ils fêtaient leur 30e anniversaire, avec une messe pontificale à York, célébrée par Mgr Paul Mason, ordinaire du diocèse britannique aux armées.)

Saints Pierre et Paul

Saint Pierre, monastère Sainte-Catherine du Sinaï, VIe siècle.

C’est avec justesse que le Sauveur demande : « Quel est celui que les hommes disent être le Fils de l’homme ? » Ceux qui ne voient en lui rien de plus que le Fils de l’homme, sont en effet des hommes ; mais ceux qui reconnaissent sa divinité, sont appelés des dieux et non pas des hommes. « Les disciples répondirent : Les uns (disent que c’est) Jean-Baptiste ; d’autres, Élie. » Je m’étonne que certains interprètes se demandent la cause de ces erreurs, et cherchent à établir, par de longues discussions, pourquoi les uns ont pensé que notre Seigneur Jésus-Christ était Jean-Baptiste, les autres Élie, d’autres Jérémie ou quelqu’un des Prophètes, puisqu’ils ont pu se tromper en le prenant pour Élie et Jérémie, tout comme Hérode se trompa en le prenant pour Jean-Baptiste, quand il disait : « Ce Jean, à qui j’ai fait trancher la tête, est ressuscité d’entre les morts, et c’est pour cela que des miracles s’opèrent par lui. »

« Et vous, qui dites-vous que je suis ? » Lecteur intelligent, fais attention, d’après la suite et le texte du discours, que les Apôtres ne sont point du tout appelés des hommes, mais des dieux ; car c’est après avoir dit : « Quel est celui que les hommes disent être le Fils de l’homme ? » qu’il ajouta ceci : « Et vous, qui dites-vous que je suis ? » Pendant que les autres, parce qu’ils sont des hommes, pensent de moi des choses tout humaines, vous qui êtes des dieux, qui croyez-vous que je sois ? Pierre, au nom de tous les Apôtres, fait cette profession de foi : « Vous êtes le Christ, Fils du Dieu vivant. » Il dit Dieu vivant, à la différence de ces dieux qui passent pour des dieux, mais qui sont morts.

Jésus, répondant, lui dit : « Tu es heureux, Simon Bar-Jona. » Il paie de retour le témoignage que l’Apôtre a rendu de lui. Pierre avait dit : « Vous êtes le Christ, Fils du Dieu vivant. » La confession de la vérité fut récompensée. « Tu es heureux, Simon Bar-Jona. » Pourquoi ? « Car ce n’est ni la chair ni le sang qui t’ont révélé ceci, mais mon Père. » Ce que la chair et le sang n’ont pu révéler, la grâce du Saint-Esprit l’a révélé. C’est donc par suite de sa profession de foi, qu’il reçoit un nom où se trouve exprimée la révélation du Saint-Esprit, et qu’il mérite même d’être appelé fils de cet Esprit ; car Bar-Jona se traduit dans notre langue par Fils de la colombe.

Saint Jérôme, commentaire de saint Matthieu, leçons des matines.

5e dimanche après la Pentecôte

Alleluia, alleluia. Domine, in virtute tua lætabitur rex : et super salutare tuum exsultabit vehementer.

Alléluia, alléluia. Seigneur, le roi se réjouit de votre puissance. Il exulte avec force pour le salut que vous lui avez accordé.

Voici l’alléluia de ce dimanche dans sa version cistercienne, au jubilus réduit… par les moines de Poblet en 1965. (L’abbaye catalane de Poblet, fondée en 1151, fermée en 1835, ressuscitée en 1940, est la plus grande abbaye habitée. « Associée à une résidence royale fortifiée et abritant le panthéon des rois de Catalogne et d’Aragon, elle impressionne par sa majestueuse sévérité », dit l’Unesco.)