Lindsey Graham : un rappel

Le sénateur américain Lindsey Graham, faucon inverti ultrasioniste et ukrainomaniaque, est mort chez lui en revenant d’un voyage en Ukraine, où il avait visité une fabrique de drones.

Cette photo a été prise le 31 décembre 2016 au quartier général de l’armée ukrainienne à Chirokino, près de Marioupol.

On y voit, au centre, déguisé en soldat, Petro Porochenko, président de l’Ukraine installé par les Américains en 2014 (concrètement par Victoria Nuland, secrétaire d’Etat adjointe, et l’ambassadeur à Kiev Geoffrey Pyatt), flanqué de ses parrains, John McCain (mort en 2018) et Lindsey Graham (mort le 11 juillet).

Le 25 août 2023, Lindsey Graham soulignait que les Américains ont dépensé moins de 3% de leur budget militaire pour « détruire la moitié de l’armée russe » et que cela « est le meilleur investissement jamais réalisé pour la sécurité de l’Amérique, l’Ukraine est un partenaire fantastique ». Et le 24 septembre : « L’économie russe s’effondre, l’armée est détruite. Cela a été un bon investissement pour le peuple américain. Nous détruisons l’armée russe sans perdre un seul soldat. »

Ces derniers temps il disait la même chose de l’Iran.

La Bulgarie quitte la « coalition »

Le Premier ministre bulgare Rumen Radev a tenu une conférence de presse, au moment où défilaient sur les Champs Elysées des soldats de la « coalition des volontaires » (la « coalition des va-t-en-guerre » comme dit Peskov), pour dire qu’il avait décliné l’invitation de Macron et que son pays ne faisait plus partie de cette coalition :

« Nous ne faisons plus partie d’une coalition qui s’engage à maintenir son soutien financier et militaire à l’Ukraine. La solution à ce conflit ne réside pas dans une prolongation de la voie militaire, mais dans une mission diplomatique forte qui mette un terme à l’escalade. »

Marioupol

En attendant que l’armée ukrainienne reprenne enfin leur ville, les habitants de Marioupol tentent toujours de survivre dans les ruines. L’armée russe est omniprésente, et l’oppression moscovite insupportable.

(Marioupol Vidéo publie presque chaque jour des images de la vie quotidienne dans la ville. Il est rare d’y voir quelque chose de religieux. Mais aujourd’hui il y a cet étonnant « pèlerin russe », à 0’22 et 3’31, avec sa grande croix de bois où est écrite d’un côté la prière du publicain (« ô Dieu aie pitié de moi pécheur ») qui est à l’origine de la prière du cœur. De l’autre côté, il y a quelque chose comme « Crois à Jésus-Christ et tu seras sauvé ».)

Le miracle ukrainien

« Nous avons franchi aujourd’hui une nouvelle étape importante dans le parcours de l’Ukraine vers l’adhésion à l’UE en ouvrant un autre volet de négociation clé, celui des relations extérieures », déclare Thomas Byrne, le ministre irlandais des Affaires européennes, dont le pays assure la présidence tournante du Conseil de l’UE.

Le premier volet avait été ouvert le 15 juin dernier. Sur les sujets suivants : État de droit, démocratie, lutte contre la corruption.

Autrement dit, en moins d’un mois, l’Union européenne a conclu que l’Ukraine remplissait les critères d’adhésion dans ces matières.

En bref, l’Ukraine, dont le président n’est plus président depuis le 20 mai 2024 (ça fait quand même plus de deux ans), où les partis d’opposition sont interdits, où les médias d’opposition sont interdits, où la langue russe, qui est la langue maternelle de la majorité de la population, est interdite, où 11 millions de livres ont été détruits pour le seul fait d’être écrits en russe, où l’Eglise orthodoxe historique est interdite, où la corruption atteint des sommets, où l’on ordonne des assassinats en Russie, en Espagne, ou à Monaco, ce pays-là a franchi allègrement le premier seuil de l’intégration dans l’UE : celui de l’État de droit, de la démocratie, de la lutte contre la corruption…

En fait cela donne une image précise de ce que les actuelles autorités de l’UE considèrent comme l’État de droit, la démocratie, la lutte contre la corruption… N’est-ce pas, Ursule ?

Les « menaces grandissantes » selon Amnesty

La branche britannique d’Amnesty International publie un rapport intitulé « Une menace grandissante : le mouvement anti-droits au Royaume-Uni ».

Et le lobby fait la liste de toutes les associations qui constituent une menace contre les « droits. »

Au total, ils répertorient 49 groupes « critiques envers le genre », 25 groupes pro-vie (dont 13 centres d’aide aux femmes en situation de grossesse difficile), 11 groupes classés sous l’étiquette « pratiques de conversion », 12 groupes de « politique/défense de la droite chrétienne », et une catégorie « Autres »., où l’on trouve notamment les publications Catholic Herald et Anglican Mainstream, ainsi que la Natural Family Planning Teachers’ Association. Amnesty n’oublie pas d’épingler aussi l’association féministe de gauche Labour Women’s Declaration, qui est hostile à l’idéologie transgenre…

En tout 117 organisations. Et bien sûr Amnesty ne se contente pas de les dénoncer, elle demande aux autorités britanniques d’agir, d’examiner leurs statuts, de les traquer de toutes les façons possibles, de les éliminer à la moindre faille.