Toujours le Filioque

Un lecteur m’a envoyé dimanche un lien vers un article d’un prêtre de la curie, Romano Tommasi, sur le Filioque.

Cela commence par un très long développement censé réfuter l’argument des orthodoxes disant que le concile d’Ephèse a interdit d’ajouter quoi que ce soit au Credo de Nicée-Constantinople. Cet argument est faible, car toute l’histoire de l’Eglise, comme toute l’histoire profane, est pleine d’interdits de ce genre qui ne sont jamais respectés. Mais l’interminable et inutile démonstration du P. Tommasi se retourne contre lui. Il souligne que le Credo arménien a fait des ajouts. En effet. Mais ils ne modifient en rien la foi exprimée par le Credo, contrairement au Filioque. Et quand il déclare : « Aujourd’hui les orientaux orthodoxes (les Eglises miaphysites ou non chalcédoniennes) ont toutes des Credo qui vont au-delà de la stricte règle du concile d’Ephèse », il fait frauduleusement des « Eglises miaphysites ou non chalcédoniennes » des Eglises orthodoxes alors que les orthodoxes ne les reconnaissent pas comme telles, et la vraie conclusion est que toutes les Eglises catholiques (Rome, Constantinople, Antioche, Jérusalem, Alexandrie) avaient le même Credo de Nicée-Constantinople, inchangé, jusqu’à ce que Rome le change.

Ensuite il va chercher un texte syriaque disant que « le Paraclet est du Père et du Fils », ce qui est très vague, et dans le même paragraphe il cite la « profession de foi » de « l’Espagne » disant que le Saint-Esprit « procède du Père et du Fils », puis un texte éthiopien (miaphysite !) disant la même chose (selon lui, car on va voir que ces citations sont à regarder de près).

La profession de foi espagnole est celle du troisième « concile de Tolède ». L’un des 18 « conciles de Tolède » tenus entre 400 et 702, et qui sont des assemblées locales. Le troisième eut une grande répercussion en Espagne parce que ce fut celui de la conversion du roi Récarède et donc de la condamnation de l’arianisme wisigoth. L’adjonction du Filioque s’inscrivait dans le combat anti-arien, ce n’était pas une nouvelle formulation pour toute l’Eglise.

Puis il cite saint Cyrille d’Alexandrie qui aurait, selon saint Thomas d’Aquin, « adhéré » au Filioque au concile d’Ephèse. Et il insiste lourdement sur l’importance de ce témoignage, qui forme un consensus avec l’Eglise assyrienne et l’Eglise éthiopienne (non orthodoxes) et l’Eglise d’Espagne…. Mais ces textes attribués à saint Cyrille sont des faux, même le Dictionnaire de théologie le reconnaît.

Donc, ose-t-il conclure, l’Eglise de Rome n’a pas ajouté le Filioque, elle y a adhéré. Et d’ailleurs, « regardons une liste de textes et de saints fameux qui ont fait comprendre à tous les latins que le Filioque était également une doctrine naturelle à l’Eglise latine ».

Il commence par Tertullien, qu’il cite ainsi :

« Remarquez également que l’Esprit, issu du Père et du Fils, s’exprime à la troisième personne : « Le Seigneur a dit à mon Seigneur : “Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied.” »

Mais il avoue en note : Cela peut aussi se traduire : « L’Esprit parlant comme une troisième personne du Père et du Fils ».

En réalité Tertullien dit clairement dans ce texte :

« L’Esprit ne procède pas d’ailleurs que du Père par le Fils. » C’est une formulation reprise des Pères grecs, comme l’explication qui suit, bien qu’elle commence par la procession « de Dieu et du Fils », ce qui veut clairement dire « du Père par le Fils » :

« Le troisième est l’Esprit qui procède de Dieu et du Fils, de même que le troisième par rapport à la racine est le fruit sorti de l’arbre ; le troisième par rapport à la source est le ruisseau qui sort du fleuve ; le troisième par rapport au soleil est la lumière qui sort du rayon. Aucun d’eux toutefois n’est étranger au principe dont il tire ses propriétés. De même la Trinité descend du Père comme de sa source, à travers des degrés qui s’enchaînent indivisiblement l’un à l’autre sans nuire à la monarchie, disons mieux, en protégeant l’essence de l’économie. »

La deuxième citation est fausse. Le P. Tommasi dit citer le De incarnatione Verbi d’Origène, mais Origène n’a pas écrit de livre ayant ce titre ou un autre semblable, et la référence qu’il donne dans la patrologie de Migne est celle de la condamnation de l’évêque donatiste Primien de Carthage, sans rapport avec le Saint-Esprit, ni évidemment avec Origène.

Il faudrait ainsi vérifier toutes les citations, mais j’y renonce. La quatrième est de saint Victrice de Rouen, propulsé au rang d’important père de l’Eglise comme avant lui Marius Victorinus :

« J’ai dit “un”, car, de même que le Fils est issu du Père, de même le Père est dans le Fils ; mais le Saint-Esprit est issu du Père et du Fils. »

Le texte latin dit « de Patre et Filio », ce qui est insuffisant pour conclure au Filioque, d’autant que saint Victrice ajoute (mais le P. Tommasi l’omet) :

« Ita et Pater et Filius in Spiritu sancto » : De même et le Père et le Fils sont dans l’Esprit-Saint.

Le P. Tommasi va encore chercher Arnobius Junior, saint Gennade de Marseille, Julianus Pomerius…

Il est d’ailleurs assez curieux d’aller chercher des auteurs aussi marginaux, pour donner l’illusion du nombre, quand il serait plus sérieux de citer saint Augustin davantage qu’il ne le fait. Saint Augustin est en fait le seul père de l’Eglise à affirmer plusieurs fois la procession du Saint-Esprit du Père et du Fils. Mais chaque fois il ajoute des considérations qui relativisent son affirmation. Par exemple il ajoute que le Saint-Esprit procède du Père « principaliter » : il a le Père pour origine, le Père est le seul principe. Ou bien il ajoute que le Saint-Esprit procède du Père et du Fils parce qu’il procède de la déité du Père et du Fils… (Mais le Saint-Esprit lui aussi est dans la déité du Père et du Fils…)

Puis viennent les papes Hormisdas et saint Grégoire le Grand. Des citations isolées, qui ne prouvent rien, car on est loin du « dogme » affirmant que le Saint-Esprit « procède du Père et du Fils comme d’un seul principe par une seule spiration ».

Enfin le P. Tommasi évoque le concile de Florence. Il revient encore longuement sur l’interdiction d’ajouter au texte du Credo alléguée par les Grecs, et souligne que le concile a établi qu’il ne s’agissait pas d’un ajout mais d’un éclaircissement, et qu’Ephèse demandait que soit préservée la foi de Nicée, ce qui est le cas avec le Filioque.

Bref, l’essentiel du concile de Florence est omis. Car le principal représentant des Grecs, Marc d’Ephèse, y prouva que dans l’immense corpus des pères grecs il n’y a jamais l’expression « procède du Père et du Fils », et donc encore moins « comme d’un seul principe par une seule spiration ».

Bien d’autres éléments importants de cette histoire sont omis. Par exemple l’auteur ne mentionne pas saint Jean Damascène, qui est considéré comme le père qui synthétise les pères grecs, et qui dit explicitement que le Saint-Esprit ne procède pas du Père et du Fils, mais seulement du Père. (C’est pourquoi l’inventeur du « dogme » de la procession du Saint-Esprit, saint Thomas d’Aquin, le traitait d’hérétique…)

Par exemple l’auteur passe sous silence le fait que Rome a résisté pendant plusieurs siècles à la pression constante des théologiens francs qui voulaient absolument inscrire le Filioque dans le Credo. Vers 808-810 Léon III fit même apposer à Saint-Pierre de Rome deux plaques d’argent où était gravé le Credo, en grec et en latin, sans le Filioque. Avec cette inscription en grec et en latin : « Moi Léon, j’ai posé ces plaques par amour et pour la sauvegarde de la foi orthodoxe. »

Enfin, lex orandi, lex credendi. En dehors de l’ajout du Filioque au Credo en 1014, et du prétendu « Symbole d’Athanase » (lui aussi imposé par les Francs), il n’y a aucune allusion dans la liturgie, tant occidentale qu’orientale, à une quelconque procession du Saint-Esprit du Père et du Fils. Même dans l’office et la messe de la Sainte Trinité…

Si la liturgie est la règle de la foi, la procession du Saint-Esprit du Père et du Fils comme d’un seul principe ne fait pas partie du dépôt de la foi.

*

Note sur le concile de Florence

Celui qu’on appelle Marc d’Ephèse était un moine du nom de Marc Eugénikos. Le patriarche le bombarda « métropolite d’Ephèse » pour que ce porte-parole de Constantinople porte un titre prestigieux dans les discussions avec Rome au concile de Florence. De même, le moine Bessarion fut bombardé « métropolite de Nicée ».

Bessarion accepta le concile de Florence et devint catholique romain. Le pape le fit cardinal, Venise le fit noble, il vécut dans la richesse et les honneurs, il tenait un des salons les plus huppés de Rome, il finit même par être nommé « patriarche de Constantinople » par Pie II. Sic.

Marc Eugénikos en revanche resta le moine qu’il était, vivant dans la même ascèse jusqu’à sa mort, alors qu’il était le héros des orthodoxes. Pour cela les orthodoxes l’ont canonisé : c’est saint Marc Eugénikos. Canonisé comme saint moine en Grèce, pas comme métropolite d’Ephèse à Florence.

La qualité des témoins compte aussi.


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18 réflexions sur “Toujours le Filioque

  1. ‘tendez ‘tendez ‘tendez, m’sieur Daoudal, je ne suis pas certain de comprendre… Vous de croyez pas au Filioque, vous ne croyez pas que le Saint-Esprit procède du Père et du Fils ?

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    • Allez dans une église de rite melkite (donc dépendante de l’évêque de Rome) et vous entendrez de vos propres oreilles que le clergé comme les fidèles ne confessent pas le filoque. Interrogé par moi sur le sujet, Mgr Joseph Nasrallah*, alors curé de St Julien le Pauvre, m’avait répondu avec la hauteur qui lui allait si bien:  » Ca ne nous concerne pas, c’est pour les latins « . En effet, le filioque n’est pas confessé dans toutes les églises liées à Rome. Il reste, Dieu merci des traces d’orthodoxie dans celles-ci. C’est même ce qui les sauvera. Vous devez comprendre qu’à force de jouer avec la limite des dogmes, l’église latine s’est fragilisée de plus en plus au cours des siècles, jusqu’au fatidique vatican deux et l’apostasie quasi généralisée qui s’en suit.

      • ( Nasrallah = la victoire de Dieu)

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  2. Il me semble que quand les papes prient avec les orthodoxes lors de leurs visites, ils condescendent à réciter le credo avec eux en omettant le Filioque.

    De même, les Églises d’Orient qui reconnaissent la primauté de Pierre comme les grecs-catholiques, appelés aussi melkites, récitent le credo sans Filioque et cela ne cause ni drame ni problème avec Rome qui laisse faire…

    Donc, ces querelles ne relèvent que de querelles académiques qui n’intéressent pas vraiment le bon peuple chrétien.

    La vie intime de Dieu ne peut être compréhensible sinon Dieu ne serait pas Dieu : comment l’être fini pourrait-il comprendre Dieu, son Créateur, qui est infini ?

    Donc, du moment que les chrétiens sont d’accord pour confesser que Père, Fils et Saint-Esprit sont un seul Dieu, c’est cela l’essentiel et que chacun croie ce qu’il veut de la 2ème et 3ème Personnes par rapport au Père : le dogme c’est DIEU EN TROIS PERSONNES, NSJC n’est pas entré dans le détail.

    La preuve de ce que je dis ci-dessus, c’est, je le répète, que les Églises Orientales unies à Rome ne mentionnent pas le Filioque dans leur credo.

    Pour mon compte, je trouve très satisfaisant pour mon esprit, l’explication catholique des 2 autres Personnes divines par rapport au Père.

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    • Non. Le dogme de l’Eglise catholique est ceci, tel qu’il a été promulgué au deuxième concile de Lyon (1274) par Grégoire X, et confirmé au concile de Florence par Eugène IV :

      « Le Saint-Esprit procède éternellement du Père et du Fils non comme de deux principes, mais comme d’un seul principe, non par deux spirations, mais par une seule spiration. »

      Fideli ac devota professione fatemur, quod Spiritus Sanctus eternaliter ex Patre et Filio, non tanquam ex duobus principiis, sed tanquam ex uno principio, non duabus spirationibus, sed unica spiratione, procedit.

      Le concile de Lyon, confirmé par le concile de Florence, ose ajouter que c’est ce qu’ont enseigné les pères tant grecs que latins, alors que cela venait d’être inventé par saint Thomas d’Aquin.

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  3. Il me semble que le Filioque rappelle fort utilement la place du Christ dans notre foi. Trop de peuples ont tendance à vouloir revenir à une religion purement patriarcale d’Ancien Testament…

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    • Emilien et gmarie. Judicieuses remarques et je vais en faire une pas très gentille: puisque le Vatican va a marches forcées vers un fonctionnement synodal cher aux églises orthodoxes, tout va s’arranger dans une synodalité synodale universelle de bon aloi. Et le césaro-papisme fera le reste. Que les Orthodoxes ne se réjouissent pas trop de l’effondrement de la Rome apostate, car ils risquent de suivre à brève échéance. L’exemple de Bartholomée 1er, malgré son poids insignifiant, en est une prémisse.

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      • Notre ami Michel n’a pas raté cette occasion de cracher son venin contre le catholicisme …

        Cela dit, au sujet de « l’Église synodale » si chère à Bergoglio qui a miné le terrain avant de rejoindre son Maître infernal, n’oublions jamais la promesse de la Très Sainte Vierge qui a dit à Fatima : « à la fin, mon cœur immaculé triomphera ».

        Il reste à voir sous quelle forme se fera ce Triomphe. Si le Synode de Bergoglio est confirmé par Léon, il pourrait l’être sous une forme totalement différente de celle de Bergo…ou bien il pourrait ne jamais voir le jour. Faisons confiance au Christ et à sa Très Sainte Mère.

        Concernant le Filioque, nous savons que le Pape est supérieur au Concile et de ce fait, il a le droit d’apporter toute modification ou précision pour renforcer une définition pour clarifier la foi et couper l’herbe sous les pieds des hérétiques et ce, d’autant plus que le dogme n’est guère nié fondamentalement.

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      • L’église « synodale », qu’ils disent, est le maquillage façon camionneur d’une église démocratique, c’est à dire d’une ONG insignifiante. Rien à voir ni de près ni de loin avec le fonctionnement des églises orthodoxes. Quant au FM bartholomée, s’il touchait au dogme, il serait désavoué par les autres églises orthodoxes voire par sa propre église. C’est un des aspect positifs de ce mode de gouvernement ecclésial qui peut certainement être criticable par ailleurs, comme tout. L’évêque de Rome au-dessus d’un concile oecuménique en matière dogmatique ? non évidemment. Anathema Sit. Une apostasie en orthodoxie? Tout est possible. D’autant que nous sommes à titre personnel, une bande de salopards bien capable de renier le Christ (qu’Il nous en garde). Mais au titre d’église, c’est précisément l’orthodoxie qui nous en protège. Lex Orandi Lex Credendi.

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  4. À notre ami Michel.

    Le Pape a ce qu’on appelle « le pouvoir des clés » conféré à Pierre par le Christ lui-même :

    « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église et les portes de l’Enfer ne prévaudront pas contre elle. Je te donnerai les clés du Royaume des Cieux : tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les Cieux et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les Cieux ».

    Par conséquent, le Pape tient sa légitimité du Christ directement et non pas de quelconque synode ou concile, c’est pourquoi un concile n’a aucune valeur s’il n’a été confirmé par le Pape et a fortiori un pape peut toujours modifier une décision conciliaire pour rectifier ou préciser un point en vue de contrer une hérésie effective ou potentielle ou simplement pour plus de clarté.

    Voilà, les choses sont claires et nettes et aucun argument ne peut faire fi de ce point de doctrine essentiel issu de la volonté de Notre Seigneur Jésus-Christ.

    En fait, les passions humaines et l’esprit partisan poussent les hommes à compliquer sans fin les choses simples…

    Cela dit, je sais déjà que notre ami Michel ne sera pas convaincu…

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    • Le filioque n’est qu’un prétexte. C’est le pouvoir des clefs qui est contesté par les orientaux, surtout depuis Michel Iᵉʳ Cérulaire, haut fonctionnaire ambitieux de Michel IV qui complota contre lui, fut exilé puis se tourna vers une carrière religieuse. Tous les arguments antipape des protestants sont repris chez les orthodoxes. Leur crispation anticatholique les a amenés à fricoter avec les Anglicans lors des conférences de Lambeth en vue d’une réunion de leurs églises et à plus ou moins accepter la validité de leurs ordinations, tout en constatant qu’ils étaient hérétiques et que chaque « évêque » anglican croyait à ce qu’il voulait. Donc , aucun accord possible en matière de foi.

      https://www.persee.fr/doc/rebyz_1146-9447_1931_num_30_162_2678

      Ils sont donc bien mal placés pour se scandaliser de l’accueil scandaleux fait par Prévost à la Mulally, fausse archevêque du chef de la fausse église anglicane, le lamentable philomusulman Charles the third

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      • J’ai lu le lien et j’ai pris un cachet d’aspirine après ça, tellement c’est chaotique !

        Comme vous dites, notre ami Michel et les orthodoxes sont mal placés pour nous donner des leçons…

        C’est édifiant et comme on dit, qu’ils commencent à faire le ménage chez eux et que les Églises orthodoxes donnent l’exemple de l’unité : en effet, celui qui se convertit à l’orthodoxie doit décider à laquelle de ces Églises il se convertit car elles ne sont déjà pas d’accord sur tout…

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      • Les amis, il est plaisant de vous lire car ça me donne un coup de jeune. J’ai tant usé et abusé moi-même de ces arguments par le passé. Ca me remet des années en arrière. Vous allez chercher des justifications alambiquées aux quatre coins pour une chose assez simple. Le Saint Esprit procède-t-il du Fils. Réponse: non. Voir l’article supra. Et pour en terminer là pour ma part (mais il serait plaisant d’en deviser longuement autour d’un pinot noir de chez Vougeot), l’étude approfondie montre les accommodements latins qui se mêlent aux erreurs théologiques puis sont rafistolées par d’autres erreurs et justifications, le tout avec un esprit parfois fétichiste voire fanatique. Résultat: là où en est l’église latine. Que dire? Venez et voyez.

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      • Cher michel

        Le pouvoir des clefs est le véritable sujet de discorde. Le « filioque » est un prétexte qui a failli être réglé au concile de Florence, s’il n’y avait pas eu un mauvais coucheur. La papophobie des orthodoxes se révèle lors de la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception par le pape seul, sans concile (même s’il y eut consultation des évêques du monde entier). Et toc, peu après les apparitions de Lourdes. Lourdes où aucun Orthodoxe ne met les pieds, tellement ils sont occupés à pinailler par ci par là. Sûrement une fausse apparition maléfique et luciférienne. Avec les guignols actuels au Vatican je vous autorise à être papophobe, ou fauxpape-phobe. L’Antéchrist va nous mettre tous d’accord et dans pas longtemps.

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  5. Dauphin. Tout à fait d’accord avec vous.

    Pour confirmer ce que vous dites et même au-delà, je vous conseille de lire l’article écrit par T.S.Flanders, Directeur de 1Peter5, dont le lien est au bas de l’article relatif au Filioque.

    Flanders est un ex-orthodoxe qui connait les choses de l’intérieur et il est très instructif de prendre connaissance de ce qu’il dit de son expérience dans sa période orthodoxe.

    Cliquez sur « Eastern Orthodoxy » ou sur sa traduction française pour accéder à l’article.

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      • Dauphin. Je relève une petite erreur dans votre réponse à notre ami Michel :

        la proclamation du dogme de l’immaculée Conception n’a pas été faite « peu après les apparitions de Lourdes » mais bien avant.

        En effet, ce dogme a été proclamé en 1854 et les apparitions ont eu lieu en 1858, soit 4 ans plus tard : Notre bonne Mère a donc confirmé le dogme proclamé par le Pape renforçant ainsi sa position souveraine qui ne dépend pas des évêques ni d’un concile mais du Christ seul.

        C’est pourquoi, d’ailleurs, il a été impossible de destituer un type comme Bergoglio car seul le Christ a le droit de le juger puisqu’il ne dépend que de Lui.

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      • Emilien: vous avez mal compris, mais il manquait une ponctuation:

        « Et toc, peu après: les apparitions de Lourdes! ». Je n’ignore pas la chronologie et c’est cela qui gêne les Orthodoxes. La Sainte Vierge n’a pas empiété sur le pouvoir des clefs, chacun son boulot.

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  6. Dauphin. Je viens de terminer la lecture du « Thomisme byzantin et le véritable dialogue catholique-orthodoxe ».

    C’est vraiment très instructif et j’en recommande la lecture à notre ami Michel.

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