Le fanatisme ukrainien

Le patriarche grec-orthodoxe de Jérusalem Théophile III a été reçu par Donald Trump à la Maison Blanche le 4 juin. C’était pour évoquer le sort des chrétiens du Proche Orient. Mais Trump a fait savoir, sans que ce soit officiel, qu’il serait souhaitable que le patriarche soit la personne (introuvable jusqu’’ici) qui rétablisse le contact entre la Russie et l’Ukraine.

L’idée a été largement accueillie de façon favorable, parce que dans les milieux diplomatiques il est décrit comme une « figure non politique » dotée d’un « crédit moral et religieux » reconnu par tous. Il est connu pour ses bonnes relations avec l’ensemble du monde orthodoxe, slave et grec. En outre il doit rencontrer Vladimir Poutine à la fin du mois.

Mais l’ambassade d’Ukraine en Israël a mis son veto, avec comme argument que c’était une idée de négociation d’un niveau d’école maternelle… « L’Ukraine n’a pas l’intention de coopérer avec un hiérarque qui marche bras dessus bras dessous avec l’ambassadeur de Russie et tient des propos anti-américains ». Sic.

La vraie raison est que le patriarche Théophile ne reconnaît pas la fausse Eglise orthodoxe fabriquée par le pouvoir ukrainien et Bartholomée.

Il ne partira pas

Alors que l’armée israélienne, qui bombarde Tyr depuis plusieurs jours (y compris les vestiges de l’antiquité) , a demandé l’évacuation totale de la ville, y compris du quartier chrétien, les trois chefs des communautés chrétiennes, le métropolite grec-catholique Georges Iskandar, le métropolite grec-orthodoxe Elias al-Kfoury et l’archevêque maronite Charbel Abdullah, ont tenu une conférence de presse commune pour demander au président du Liban, au Premier ministre, au président du Parlement, à la communauté internationale, aux Nations Unies et aux organisations humanitaires de protéger les civils et d’empêcher la destruction du vieux quartier historique qui est celui des chrétiens.

Le métropolite grec-catholique a quant à lui averti sur Facebook qu’il ne partira pas :

En ces jours difficiles que traverse notre sud bien aimé, nous confirmons que nous restons dans la cité de Tyr, parmi nos familles et nos populations, comme nos pères et ancêtres sont restés avant nous, et comme aujourd’hui les enfants du sud restent résilients sur leurs terres, dans leurs villages et leurs villes.

Être parmi les gens n’est pas un choix circonstanciel mais une partie de notre message et de notre devoir national, humain et spirituel. Alors que nous partageons avec eux nos joies familiales, nous partageons aussi avec eux l’anxiété, la souffrance et l’espoir Et nous ne quitterons pas cette ville bénie par les pieds du Seigneur Jésus, qui à travers l’histoire a porté un témoignage de foi et d’endurance.

Nous élevons nos prières pour la protection de tous les civils, pour que Dieu garde notre ville et le sud tout entier de la guerre et de la destruction, et pour ceux qui ont la sagesse et le courage d’œuvrer pour protéger la vie des gens et protéger leurs maisons et leurs moyens de subsistance.

Nous restons ensemble, un et unis, croyant que l’amour est plus fort que la peur, et que l’espoir est plus fort que toute menace.

Tyr restera une ville de vie, et son territoire restera peuplé de ses habitants et de ses enfants.

C’est déjà fait…

L’ancien Premier ministre polonais Lezsek Miller, décidément très remonté contre les dirigeants ukrainiens, dénonce le retrait de la statue de Boulgakov à Kiev par les « barbares ukrainiens ».

Il ajoute : « Maintenant le temps est venu de brûler les livres. Après tout, ils sont écrits en russe. En première ligne Le maître et Marguerite. »

Lezsek Miller ne sait donc pas, ou a oublié, que le 6 février 2023 le Parlement ukrainien a annoncé que 11 millions de livres russes avaient été enlevés des bibliothèques ukrainiennes et détruits.

C’est l’occasion de rappeler que ce sont en effet des barbares.

Leur propagande

Il y a depuis quelques jours une recrudescence de propagande ukrainienne mensongère, voire absurde, relayée telle quelle par nos gazettes. Hier je voulais en donner un échantillon, mais les « nouvelles » avaient disparu quand j’ai voulu les retrouver. C’était sans doute trop évidemment mensonger. Aujourd’hui on apprend notamment que le port de Marioupol a été « neutralisé ». Or ce n’est pas du tout ce que montrent… les images de la propagande ukrainienne : ce sont trois impacts de drones qui n’affectent en rien l’ensemble de ce gigantesque port.

Plus fort, ce titre du Parisien :

La vérité est que la Russie a perdu UN de ses satellites Rassvet. Ce sont 16 satellites Rassvet qui ont été lancés en mars dernier. Les 15 autres fonctionnent parfaitement. Et les six nouveaux prototypes Rassvet-1 et Rassvet-2 fonctionnent également. Mais il est si difficile d’admettre que la Russie est en train, aussi, de se doter d’un internet souverain, alors que nos sanctions ont détruit son économie…

Saint Luc de Simferopol

Le monde orthodoxe célèbre aujourd’hui saint Luc de Simferopol, mort le 11 juin 1961, canonisé par l’Eglise orthodoxe russe en 2000. Il s’agit d’un personnage véritablement hors du commun, comme le sont les innombrables miracles qui lui sont attribués.

Il est né Valentin Voïno-Iassenetski à Kertch, en Crimée, en 1877. En 1889 la famille s’installe à Kiev. Valentin y fait ses études de médecine, devient médecin et se spécialise en ophtalmologie.

Il commence à exercer dans un hôpital de Kiev. En 1904, lors de la guerre russo-japonaise, il est envoyé comme chirurgien dans un hôpital de campagne en Sibérie. Il se marie avec une infirmière qui va le conduire à la religion et lui donnera quatre enfants. Ils s’installent en Mordovie et Valentin devient médecin de campagne comme il le souhaitait. Mais il exerce aussi dans un hôpital et travaille sur les anesthésies locales.

En 1905 la famille s’installe dans la région de Koursk. En 1909 il est nommé médecin chef d’un hôpital de la région de Saratov. En 1915 il publie un livre sur l’anesthésie locale, où il propose une nouvelle méthode. En 1917 il devient chef de l’hôpital de Tachkent. A la révolution il est arrêté comme « bourgeois ». Il doit être exécuté mais parmi ses bourreaux il y a des hommes qu’il a guéris…

L’évêque lui propose de devenir prêtre. Il accepte. En 1921 il devient diacre, puis prêtre. Il va continuer d’opérer, en soutane, se signant avant chaque opération, faisant le signe de la croix à la teinture d’iode sur la partie du corps à opérer.

En 1923 la majorité des prêtres du Turkestan rejoint la fausse « Eglise vivante » fabriquée par le pouvoir communiste. Le père Valentin refuse. Les orthodoxes le choisissent alors comme évêque. Il est sacré secrètement par des évêques exilés. Une semaine après il est arrêté pour avoir des contacts avec les Cosaques anticommunistes. Il est envoyé en exil en Sibérie. Problème : ses travaux sont connus de la communauté médicale dans le monde entier. Kirov en personne tente de lui demander d’abandonner l’Eglise, en échange de quoi on lui financera un institut de recherche rien que pour lui. Il refuse, et il est renvoyé en exil.

En 1934 il revient à Tachkent où il fonde la faculté de médecine. Et il publie un livre qui fait date : Essai sur la chirurgie des purulences.

En 1936 il est arrêté et torturé. Il tient bon. En 1938 il est renvoyé en Sibérie.

Au début de la Seconde Guerre mondiale il demande à pouvoir soigner gratuitement les blessés sur le front, promettant de retourner en exil à la fin de la guerre. Il devient chirurgien en chef d’un hôpital militaire.

En 1942 il est élevé au rang d’archevêque. En 1944, toujours en exil, il publie un nouveau livre de chirurgie qui lui vaut… le prix Staline.

Il est transféré à l’hôpital militaire de Tambov… et nommé archevêque de Tambov.

En 1945 il écrit son fameux livre L’Esprit, l’âme et le corps.

En 1946 il devient archevêque de Simferopol en Crimée. Il meurt en 1961.

Le grand nombre de guérisons sur sa tombe ont conduit à son exhumation et au transfert de son corps (incorrompu) en 1996. Il a été canonisé en 2000 par l’Eglise orthodoxe russe, mais il est vénéré autant en Grèce que chez les orthodoxes slaves. Le métropolite Panteleimon de Veroia et Naoussa racontait en 2023 :

Ce soir, j’aimerais vous lire deux apparitions remarquables de saint Luc, telles que les ont décrites nos frères qui en ont fait l’expérience.
La première est racontée par un prêtre de Mytilène :
Il y a environ cinq ans, écrit-il, je me préparais à subir une opération à cœur ouvert à l’hôpital Onassis. La veille de l’intervention, l’assistant du professeur s’est approché de moi et m’a demandé : « Êtes-vous de Mytilène ? Êtes-vous le père I. ? » Lorsque je lui ai assuré que j’étais bien la personne à laquelle il faisait référence, il a poursuivi en me disant : « La nuit dernière, saint Luc, évêque de Simferopol et de Crimée, m’est apparu en rêve et m’a dit : « Demain, vous opérerez un prêtre de Mytilène. Il s’appelle I. Je serai à vos côtés et je vous guiderai pour que vous sachiez exactement quoi faire. » Il convient de noter, écrit le prêtre, que c’était la première fois que je voyais l’assistant de ce professeur, et qu’il ne m’avait jamais rencontré non plus. Cinq ans se sont écoulés depuis, et grâce à sa bénédiction et à sa grande grâce miraculeuse, je suis en parfaite santé, louant Dieu et saint Luc.
La deuxième apparition est décrite par l’un de nos frères de Vyronas :
En décembre 2010, écrit-il, les saintes reliques de saint Luc ont été amenées à l’église de la Transfiguration du Sauveur à Vyronas pour être vénérées. Je suis allé les vénérer et j’ai demandé au saint de m’aider, car je devais subir une opération quelques jours après. Le 20 décembre, j’ai subi une ablation de ganglions lymphatiques, en raison d’un cancer, à l’hôpital Evgenidion. Pendant l’opération, alors que j’étais sous anesthésie, j’ai vu un homme grand, à la longue barbe, habillé en médecin, portant des lunettes, debout à gauche de mon lit, l’air très sérieux, qui me disait : « Calme-toi, n’aie pas peur. » Il observait ensuite les médecins qui, du côté droit du lit, m’opéraient. Sans aucun doute, c’était saint Luc, tel que je l’avais reconnu sur ses icônes. Mon réveil de l’anesthésie s’est très bien passé et l’opération a été un succès total, conclut notre frère, exprimant sa gratitude envers saint Luc pour sa protection, que le saint offre à ceux qui cherchent et demandent son aide.

Les témoignages de ce genre sont très nombreux, et font souvent penser aux guérisons opérées par saint Charbel.