4e dimanche après la Pentecôte

Du moment que le Seigneur, par des miracles divers, eut rendu la santé à beaucoup de malades, la foule de ceux qui désiraient ardemment des guérisons ne se laissa plus arrêter par les difficultés de temps et de lieux. La soirée s’avançait et ils le suivaient encore. Près du lac, la foule accourt, le presse, si bien qu’il se voit obligé de monter dans la barque de Pierre.

Cette barque, saint Matthieu nous la représente battue des flots, et saint Luc nous la montre remplie de poissons, ce qui vous dépeint les fluctuations de l’Église à son berceau, et sa prodigieuse fécondité dans la suite.

Les poissons figurent ceux qui naviguent sur l’océan de cette vie. Dans le premier cas, le Christ sommeille encore pour ses disciples ; dans le second, il commande en maître : Jésus dort en effet dans les âmes tièdes, et il veille dans les âmes parfaites. Elle ne court aucun danger, la barque qui porte la sagesse, d’où la trahison est absente et qui vogue au souffle de la foi. Et que pourrait-elle craindre, ayant pour pilote celui en qui l’Église est affermie ? Le péril se rencontre où il y a peu de foi : ici, sécurité, car l’amour est parfait.

Et pendant que les autres disciples ont ordre de jeter leurs filets, à Pierre seul il est dit : « Avance en pleine mer », c’est-à-dire, pénètre au profond de la doctrine. En effet, quoi de plus profond que de découvrir l’abîme des richesses célestes, de connaître le Fils de Dieu et de confesser sa génération divine ? Génération que l’esprit humain ne peut sans doute pleinement comprendre par les investigations de sa raison, mais que la plénitude étreint cependant.

Car bien qu’il ne me soit pas donné de savoir comment il est engendré de Dieu, néanmoins il ne m’est pas permis d’ignorer qu’il est engendré de Dieu. J’ignore le mode de sa génération, mais j’en connais le principe. Nous n’étions pas là, lorsque le Fils de Dieu était engendré du Père, mais nous étions là, lorsque le Père l’appelait Fils de Dieu. Si nous ne croyons pas même à Dieu, à qui croirons-nous ? Car tout ce que nous croyons, c’est par la vue ou par l’ouïe que nous le croyons. La vue est parfois trompée ; l’ouïe est sûre en matière de foi.

Saint Ambroise, commentaire de l’évangile de saint Luc, leçons des matines monastiques.

De provocation en provocation

Zelensky multiplie les provocations contre la Biélorussie. La dernière en date, un drone contre un autocar d’enfants allant en Crimée, a marqué un tournant. Et voici la nouvelle. Comme le gouvernement biélorusse a fini par renforcer sa présence militaire à la frontière de l’Ukraine, Zelensky dénonce la présence de « répéteurs (relais radio) sur des tours » et exige, sous ultimatum, que Loukachenko les enlève. « Qu’il enlève ce matériel, qu’il retire ce matériel. Je pense qu’il lui suffit d’une semaine pour le faire. S’il ne le fait pas, nous le ferons. »

Zelensky sera-t-il assez stupide pour attaquer la Biélorussie ? Ce serait une bonne chose pour en finir avec cette guerre.

Un petit pas…

Le président polonais Karol Nawrocki a retiré à Zelensky l’Ordre de l’Aigle blanc, la plus haute distinction polonaise, qui lui avait été remise en avril 2023 par le président précédent.

Comme il l’avait annoncé, il a pris sa décision suite à la décision ukrainienne de nommer une unité militaire ‘Héros de l’UPA » : « Pour l’écrasante majorité de la société polonaise, l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA) demeure avant tout une formation responsable des crimes brutaux commis contre des citoyens de la République de Pologne pendant la Seconde Guerre mondiale. »

Il a ajouté : « En tant que commandant suprême des forces armées polonaises, je tiens à rappeler que l’armée polonaise a formé des milliers de soldats ukrainiens. Aujourd’hui, nous ne pouvons rester passifs en sachant que certains d’entre eux serviront sous les couleurs de l’UPA. C’est inacceptable pour nous. »

Le geste est purement symbolique, mais les Ukrainiens sont évidemment furieux. D’autant que cela semble montrer que Karol Nawrocki n’a pas l’intention de mettre de l’eau dans sa vodka. Ouvertement hostile à l’entrée de l’Ukraine dans l’UE et dans l’OTAN, il n’a encore jamais mis les pieds à Kiev où se précipitent en permanence les autres dirigeants de l’UE.

Leurs églises

Des gens qui regardent un match de la coupe du monde de foot dans une église, sur un écran posé devant l’autel, on se dit a priori que ce doit être une église désaffectée. Pas du tout. C’est l’église paroissiale Saint-Antoine de Madrid. Une église dont le curé est un bergoglien frénétique, transformée en « hôpital de campagne », ouverte à « todos, todos, todos », chrétiens ou non, à la seule condition de « respecter la pastorale de la paroisse ». Compris ? Dans cette église officiellement catholique il y a cinq prêtres officiellement catholiques qui célèbrent une « messe » officiellement catholique chaque soir et quatre midis par semaine, mais le matin est consacré au service du petit déjeuner aux pauvres. Il y a aussi, toujours devant l’autel, nombre de conférences et de concerts variés.

LifeSiteNews fait remarquer que pendant ce temps des pèlerins de la Fraternité Saint-Pierre se sont vu interdire la messe traditionnelle dans trois villes italiennes. A San Giovanni Rotondo (chez le Padre Pio), ils ont dû célébrer la messe dans la cave d’un hôtel, et à Assise il y avait déjà une divine liturgie orthodoxe…

D’autre part du 19 au 21 juin se tient la Conférence annuelle du lobby LGBT du P. James Matin s.j. Outreach, à l’université jésuite de Georgetown à Washington. « Le cardinal Robert McElroy de Washington et le président de l’université de Georgetown, Eduardo Peñalver, ont adressé des paroles d’accueil et de bienvenue aux participants. Le cardinal Blase Cupich de Chicago a également exprimé son soutien et ses encouragements aux personnes présentes. »

Je me refuse à traduire leurs ignominies. Une seule citation suffira, de l’archevêque de Washington : « Je sais que le Saint-Esprit sera profondément présent dans nos réunions et discussions en ce moment clé de l’histoire de notre Eglise et de notre nation. »