« Aujourd’hui, j’ai pleinement ressenti la présence divine »

Ceci est une citation de Mgr Edward Weisenburger, archevêque de Détroit dans le Michigan. Où a-t-il enfin, à 65 ans, après près de 40 ans de sacerdoce, 12 ans d’épiscopat, ressenti pleinement la présence divine ?

C’est à la mosquée Imam Al-Hasanain, lors de l’inauguration des nouveaux locaux de l’Institut islamique d’Amérique de l’imam chiite Sayyid Hassan al-Musawi al-Qazwini à Deaborn Heights (coût : 16 millions de dollars).

Lors de son allocution, il a déclaré : « Nulle part ailleurs je ne ressens plus d’honneur, de fraternité et de bienveillance, et dès l’instant où j’ai foulé le sol de cette magnifique propriété aujourd’hui, j’ai pleinement ressenti la présence divine. »

Il a ajouté : « Nous appartenons à la même famille humaine. Toutes les églises, toutes les mosquées, toutes les synagogues, tous les lieux où Dieu se manifeste sont sacrés. C’est un lieu véritablement merveilleux et sacré, un lieu qui, je le crois, permettra à toute l’humanité d’entrer en communion plus profonde avec notre Dieu unique. »

Après tout, Léon XIV à la grande mosquée d’Alger a déclaré que son dialogue avec le recteur avait été marqué par la gratitude d’être dans un « lieu qui représente l’espace qui appartient à Dieu ». Et sur le livre d’or il avait écrit ce message 100% charia-compatible : « Que la miséricorde du Très-Haut garde dans la paix et la liberté le noble peuple algérien et toute la famille humaine. Que la miséricorde du Très-Haut préserve le noble peuple algérien et toute la famille humaine dans la paix et la liberté. »

Mgr Edward Weisenburger s’est fait connaître par son application brutale de Traditionis custodes dans son diocèse, interdisant la messe dans toutes les paroisses et ne la permettant que dans une église de Detroit et trois chapelles dans le diocèse, interdisant aussi toute messe ad orientem, exigeant un autel face au peuple dans tous les lieux de culte « sous 180 jours », et chassant trois professeurs de renom du grand séminaire parce que trop « conservateurs », dont le célèbre canoniste Edward Peters.

De la Sainte Vierge le samedi

O beáta María, quis tibi digne váleat jura gratiárum ac laudum præcónia impéndere, quæ singulári tuo assénsu mundo succurrísti pérdito ? Quas tibi laudes fragílitas humáni géneris persólvat, quæ solo tuo commércio recuperándi áditum invénit ? Accipe ítaque quascúmque exíles, quascúmque méritis tuis ímpares gratiárum actiónes: et cum suscéperis vota, culpas nostras orándo excúsa. Admítte nostras preces intra sacrárium exauditiónis, repórta nobis antídotum reconciliatiónis.

O bienheureuse Marie, qui pourra jamais te payer en retour, proclamer ta louange et t’offrir une action de grâces digne de toi qui, par ton seul consentement, as secouru le monde voué à sa perte ? De quel tribut de louanges peut s’acquitter l’humaine fragilité alors qu’à ta seule intervention, elle doit d’avoir retrouvé le libre accès qu’il fallait regagner ? Reçois cependant nos actions de grâces, telles qu’elles sont, chétives et indignes de toi. Et tandis que tu accueilles nos vœux, par ton intercession, daigne excuser nos fautes. Introduis nos prières jusqu’au sanctuaire de l’exaucement, rapporte-nous la réconciliation salutaire.

Leçon des matines. Indiquée dans le bréviaire monastique de 1963 comme venant d’un « Sermon de saint Augustin pour l’Annonciation (De sanctis 18 n°5)« . En fait ce texte vient d’un sermon « supposé » de saint Augustin pour l’Assomption (De sanctis 208, 11), et est en réalité de saint Césaire d’Arles (selon Migne).

Mosaïque de la cathédrale Saint-Sophie de Kiev (XIe siècle), interdite au culte, « musée du christianisme en Ukraine ».

Fronde sportive anti LGBT

La semaine dernière, trois joueurs américains de baseball avaient ajouté une référence à la Genèse à côté de l’insigne arc-en-ciel qu’ils devaient porter. Ils ont reçu un « avertissement » de la fédération. Mais cela n’a pas empêché d’autres joueurs de suivre leur exemple, et même d’aller plus loin. Il devait y avoir hier le match de la « 11e nuit annuelle des fiertés » à York en Pennsylvanie, et il a dû être annulé parce que la grande majorité des joueurs a carrément refusé de porter le sémillant maillot à manches arc-en-ciel.

La direction de l’équipe fait part de son « désappointement » et ajoute : « Soyons clairs : cette initiative des joueurs va totalement à l’encontre de notre vision, celle d’être « l’endroit le plus accueillant de York ». En guise de modeste geste pour exprimer nos regrets face à ce changement de programme de dernière minute et pour manifester notre soutien à nos partenaires représentant la communauté LGBTQIA+, nous faisons un don de 10.000 dollars au Rainbow Rose Center afin de soutenir et de promouvoir leur action visant à garantir que la communauté de York soit aussi inclusive que nous nous efforçons de le rendre au WellSpan Park de York, en Pennsylvanie. »

On dirait qu’un fossé se creuse…

Chez les Ukrainiens aussi, céléruss…

En Ukraine, la directrice de l’« Institut de la résilience nationale et de la sécurité », Rena Maroutian, tire la sonnette d’alarme : les réfugiés ukrainiens en Europe « choisissent l’Eglise orthodoxe russe ».

Pour une raison simple : l’Eglise fabriquée en 2019 par Porochenko, la CIA et Bartholomée ne peut pas ouvrir des paroisses en dehors de l’Ukraine : c’est noir sur blanc dans le Tomos…

En réalité, et c’est odieux mais habituel, ce que Rena Maroutian appelle l’Eglise orthodoxe russe, et avec insistance, et le « canal ecclésiastique » qui est « l’épine dorsale du réseau unifié d’influence hybride russe sur les communautés ukrainiennes à l’étranger », est l’Eglise orthodoxe ukrainienne, qui a en effet ouvert de nombreuses paroisses en Europe.

La même Rena Maroutian souligne que ces Ukrainiens russophones ne rejoignent pas l’Eglise grecque-catholique ni l’Eglise romaine, mais « l’Eglise orthodoxe russe » par inertie de l’habitude et le sentiment d’un « son familier »… C’est l’Eglise de chez eux, pas l’Eglise russe.

Céléruss ? Hum…

Un Ukrainien et un Roumain ont été condamnés à 7 et 2 ans de prison pour avoir incendié l’entrée de la maison londonienne de Keir Starmer où réside sa belle-sœur, et une voiture qui avait appartenu au Premier ministre britannique…

C’était en mai 2025 et bien sûr les coupables étaient les Russes. Keir Starmer avait dénoncé « une attaque contre nous tous, contre la démocratie et les valeurs que nous défendons. » Sic. La BBC faisait une enquête et concluait que le commanditaire était, comme le rappelle goulument l’AFP, « un jeune diplomate russe, Evgeny Lyukshin, proche des plus hautes sphères du pouvoir à Moscou et fils d’un haut fonctionnaire ».

Mais d’autres médias britanniques, pourtant tout aussi russophobes, ne croient pas du tout à cette piste, pour la bonne raison que les magistrats n’en ont pas dit un mot et que s’ils avaient eu un tel soupçon les deux branquignols auraient été poursuivis pour atteinte à la sécurité nationale, et non pour incendie volontaire.