Leur tyrannie

Dans le cadre de la discussion de sa nouvelle résolution sur les sanctions contre la Russie, le Parlement européen a adopté un amendement qui ajoute Xenia Fedorova sur la liste des personnes sanctionnées. Amendement présenté par la misérable Loiseau, qui en est très fière et publie la vidéo de son intervention sur X.

Il y a de nombreux propagandistes ukrainiens dans les médias européens, il n’y a qu’une seule Russe pour leur répondre, en France, et seulement en dehors des médias d’Etat. Mais c’est encore trop.

Par exemple, les Français doivent croire cette pure absurdité que la Russie a bombardé la cathédrale de la Dormition, alors que même des Ukrainiens disent maintenant que c’est faux.

(Conformément à la propagande officielle, le Parlement européen a voté hier une résolution qui « condamne les incursions de drones russes dans l’Union européenne », alors que tout le monde sait désormais ce sont des drones ukrainiens…)

La loi canadienne anti-Bible

Les députés canadiens ayant adopté l’amendement voté par le Sénat faisant du nœud coulant un « symbole de haine », la loi de « combat de la haine » est définitivement adoptée.

Cette loi permettra notamment de condamner ceux qui citent la Bible sur certains sujets, à commencer par les déviances sexuelles.

De même elle permettra de condamner ceux qui citent le Catéchisme de l’Eglise catholique, ou tout autre texte religieux ou non qui affirme la morale naturelle.

Les évêques ont protesté tellement mollement qu’ils étaient inaudibles. Certains font remarquer qu’ils ne sont plus guère enclins à défendre la liberté religieuse après avoir accepté et promu la dictature covidienne.

Sainte Julienne Falconieri

Nièce de saint Alexis Falconieri, un des sept fondateurs des Servites, née en 1270, morte le 19 juin 1341, Julienne Falconieri fonda la branche féminine des Servites, les Mantellates.

Elle fut canonisée en 1737 par Clément XII. Son office et sa messe sont du commun des vierges, sauf la collecte, et l’hymne des vêpres et des matines, qui est de Francesco Lorenzini. Célèbre poète de l’époque, dès ses 20 ans il se fit connaître comme librettiste pour des mélodrames tirés de la Bible pour l’Oratoire du Très Saint Crucifix. Ce qui lui valut de devenir membre de l’Académie de l’Arcadie à 25 ans, puis d’en être le « custode général » de 1728 à sa mort en 1743. (Les membres de l’Académie – ils furent jusqu’à 3.900 – devaient prendre un pseudonyme « pastoral » et mener une vie digne de l’Arcadie…) En 1735 il installa un théâtre dans sa demeure, l’Academia latina, où il faisait jouer Plaute, Térence, Cicéron… avec le soutien de Clément XII. A la fin de sa vie il composa des « paraphrases » en vers de textes bibliques et liturgiques.

C’est donc Clément XII qui lui demanda l’hymne pour Julienne Falconieri. Il se trouve que Francesco Lorenzini connaissait cette famille, parce que dans les années 1720 il avait été dénoncé pour malversations financières auprès du gouverneur de Rome, Alessandro Falconieri (qui allait être fait cardinal). Le gouverneur (qui était aussi vice-camerlingue) établit l’innocence du poète et lui offrit sa protection. Alors il écrivit une « Brève notice sur la vie du bienheureux Alexis Falconieri », puis une « Brève notice de la vie de la bienheureuse Julienne Falconieri », dédicacées au pape d’alors, Clément XI.

Ce qui étonne dans cette hymne du XVIIIe siècle est la simplicité du style. A une époque où les hymnographes multipliaient les allusions à l’antiquité et se piquaient d’imiter les poésies latines les plus compliquées, Francesco Lorenzini se coule dans la plus pure tradition ambrosienne des poèmes en octosyllabes dépourvus de toute recherche alambiquée. Cela doit être dû au fait que précisément il n’était pas hymnographe, et que malgré le patronage revendiqué de « l’Arcadie », ses poèmes étaient écrits dans une langue simple, comme il l’avait sans doute appris à l’Oratoire.

Cæléstis Agni núptias,
O Juliána, dum petis,
Domum patérnam déseris,
Chorúmque ducis Vírginum.

Sponsúmque suffíxum cruci
Noctes diésque dum gemis,
Dolóris icta cúspide
Sponsi refers imáginem.

Quin septifórmi vúlnere
Fles ad genu Deíparæ :
Sed crescit infúsa fletu,
Flammásque tollit cáritas.

Hinc morte fessam próxima
Non usitáto te modo
Solátur et nutrit Deus,
Dapem supérnam pórrigens.

Ætérne rerum Cónditor,
Ætérne Fili par Patri,
Et par utríque Spíritus,
Soli tibi sit glória. Amen.

O Julienne, puisque tu désires
les noces de l’Agneau céleste,
tu laisses la maison paternelle,
et tu conduis un chœur de Vierges.

Tandis que tu gémis jour et nuit
sur ton Époux attaché à la Croix,
un glaive de douleur te blesse :
tu reproduis l’image de l’Époux.

Aux genoux de la Mère de Dieu,
tu pleures ses sept blessures :
mais arrosée de larmes,
ton amour croît et s’enflamme.

Quand la mort prochaine t’épuise,
d’une manière extraordinaire,
Dieu te console et nourrit
te donnant le pain d’en-haut.

Éternel Créateur des choses,
Fils éternel égal au Père,
Esprit égal à tous deux,
Gloire à vous seul. Ainsi-soit-il.

Je ne trouve pas cette hymne chantée sur internet. La partition est ici.

Poutine à Kazan

Où il préside le sommet du 35e anniversaire de la coopération entre la Russie et les dix pays de l’ASEAN.

(Kazan est majoritairement musulmane et la ville de la Fédération de Russie où il y a le plus de musulmans autochtones. D’autre part, ce n’est sans doute pas un hasard si les premières personnes qu’il salue sont de Narva : en Estonie…)