Il y a trois saintes nommées Marine dans le martyrologe romain. Le 17 juillet c’est la dernière notice du jour, très brève :
A Venise, la translation de sainte Marine vierge.
(Curieusement, le 17 juillet, dans le calendrier byzantin, c’est la « mémoire de la grande et sainte martyre Marine » décapitée à Antioche de Pisidie en 268 ou 269. Celle-là est dans le martyrologe romain au 20 juillet sous le nom de Marguerite, et c’est sous ce nom qu’elle apparaîtra à sainte Jeanne d’Arc.)
Le père de Marine, qui vivait à Qualamoum, près de Tripoli au Liban, devenu veuf, voulait se faire moine. Il avait donc l’intention de mettre sa fille de 14 ans dans un couvent. Mais celle-ci pleura tellement pour rester auprès de lui qu’il l’emmena avec lui au monastère de Qannoubine, le plus important de la vallée de la Qadicha (qui sera le siège du patriarcat maronite de 1440 à 1823).
Pour cela il fait passer sa fille pour un garçon, qui devient un « frère » modèle. Trois ans plus tard le père meurt, Marine reste au monastère. Un jour elle doit aller en voyage avec d’autres frères. Ils s’arrêtent pour dormir dans une auberge. Quelque temps après, la fille de l’aubergiste, devenue enceinte, accuse le « frère Marin » de l’avoir violée. Marine est expulsée du monastère et doit s’occuper du bébé. Trois ans après ses confrères obtiennent que « frère Marin » revienne, mais elle devra s’occuper des tâches les plus viles tout en élevant « son » enfant, ce qu’elle fait sans broncher jusqu’à sa mort à 25 ans. La toilette funéraire fait éclater la vérité, et l’injustice dont Marine a été victime. Les miracles se multiplient sur sa tombe.
Le « transfert » de ses reliques à Venise a lieu en 1200 (pendant les croisades).
(La propagande LGBT ose en faire un héros transgenre…)

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