Sainte Marthe

Illustration de la Légende dorée, traduction Jehan du Vignay, début du XVe siècle. BnF français 242.

Dans l’antique missel romain (c’est-à-dire le sacramentaire et l’antiphonaire) il y avait deux messes en ce jour : celle de saint Félix II pape et martyr, et celle des saints martyrs Simplice, Faustin et Béatrice.

Le martyrologe hiéronymien indiquait au 19 janvier : « Ierusolyma Marthæ et Mariæ sorores Lazari ».

Le Martyrologe d’Usuard mentionnait Marthe et Lazare le 27 décembre, et disait qu’en leur honneur on avait construit une basilique à Béthanie.

En 1263 la fête de sainte Marthe apparaît dans le calendrier franciscain au 29 juillet, à savoir au jour octave de la fête de sainte Marie Madeleine.

Elle prendra son essor avec la papauté d’Avignon, puisque si sainte Marthe est la patronne de Tarascon elle est aussi la patronne d’Avignon où elle prêcha d’abord la foi chrétienne. Et c’est alors que devinrent très populaires les récits provençaux sur les saints de Béthanie.

De ce fait les saints martyrs romains Simplice, Faustin et Béatrice passèrent au second plan puis disparurent du calendrier liturgique.

Quant à Félix II il avait déjà disparu, pour la bonne raison qu’il n’avait été ni saint, ni martyr, ni pape. On l’avait confondu avec un autre Félix. Ce « Félix II » avait été un antipape élu par les ariens pendant l’exil du peu reluisant Libère…


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