Marioupol

En attendant que l’armée ukrainienne reprenne enfin leur ville, les habitants de Marioupol tentent toujours de survivre dans les ruines. L’armée russe est omniprésente, et l’oppression moscovite insupportable.

(Marioupol Vidéo publie presque chaque jour des images de la vie quotidienne dans la ville. Il est rare d’y voir quelque chose de religieux. Mais aujourd’hui il y a cet étonnant « pèlerin russe », à 0’22 et 3’31, avec sa grande croix de bois où est écrite d’un côté la prière du publicain (« ô Dieu aie pitié de moi pécheur ») qui est à l’origine de la prière du cœur. De l’autre côté, il y a quelque chose comme « Crois à Jésus-Christ et tu seras sauvé ».)

Le miracle ukrainien

« Nous avons franchi aujourd’hui une nouvelle étape importante dans le parcours de l’Ukraine vers l’adhésion à l’UE en ouvrant un autre volet de négociation clé, celui des relations extérieures », déclare Thomas Byrne, le ministre irlandais des Affaires européennes, dont le pays assure la présidence tournante du Conseil de l’UE.

Le premier volet avait été ouvert le 15 juin dernier. Sur les sujets suivants : État de droit, démocratie, lutte contre la corruption.

Autrement dit, en moins d’un mois, l’Union européenne a conclu que l’Ukraine remplissait les critères d’adhésion dans ces matières.

En bref, l’Ukraine, dont le président n’est plus président depuis le 20 mai 2024 (ça fait quand même plus de deux ans), où les partis d’opposition sont interdits, où les médias d’opposition sont interdits, où la langue russe, qui est la langue maternelle de la majorité de la population, est interdite, où 11 millions de livres ont été détruits pour le seul fait d’être écrits en russe, où l’Eglise orthodoxe historique est interdite, où la corruption atteint des sommets, où l’on ordonne des assassinats en Russie, en Espagne, ou à Monaco, ce pays-là a franchi allègrement le premier seuil de l’intégration dans l’UE : celui de l’État de droit, de la démocratie, de la lutte contre la corruption…

En fait cela donne une image précise de ce que les actuelles autorités de l’UE considèrent comme l’État de droit, la démocratie, la lutte contre la corruption… N’est-ce pas, Ursule ?

Les « menaces grandissantes » selon Amnesty

La branche britannique d’Amnesty International publie un rapport intitulé « Une menace grandissante : le mouvement anti-droits au Royaume-Uni ».

Et le lobby fait la liste de toutes les associations qui constituent une menace contre les « droits. »

Au total, ils répertorient 49 groupes « critiques envers le genre », 25 groupes pro-vie (dont 13 centres d’aide aux femmes en situation de grossesse difficile), 11 groupes classés sous l’étiquette « pratiques de conversion », 12 groupes de « politique/défense de la droite chrétienne », et une catégorie « Autres »., où l’on trouve notamment les publications Catholic Herald et Anglican Mainstream, ainsi que la Natural Family Planning Teachers’ Association. Amnesty n’oublie pas d’épingler aussi l’association féministe de gauche Labour Women’s Declaration, qui est hostile à l’idéologie transgenre…

En tout 117 organisations. Et bien sûr Amnesty ne se contente pas de les dénoncer, elle demande aux autorités britanniques d’agir, d’examiner leurs statuts, de les traquer de toutes les façons possibles, de les éliminer à la moindre faille.

Docteur Ubu et les trans

Une synthèse de 44 travaux de recherche relatifs à la « grossesse transmasculine », qui vient d’être publiée dans les Acta Obstetricia Et Gynecologica Scandinavica, indique qu’une minorité, « certes restreinte mais notable », de « personnes transmasculines » connaissent des grossesses (6% à 9%) et ont des enfants (4% à 9%).

Cette revue systématique a également mis en évidence des taux de fausses couches « potentiellement plus élevés » et « très peu de données » concernant les taux de dépression postnatale chez les personnes transmasculines ayant mené une grossesse à terme.

« Ce travail exhaustif a mis en évidence d’importantes lacunes dans les connaissances sur les grossesses chez les personnes transmasculines, déclare le Dr Catherine Meads, de l’université Anglia Ruskin au Royaume-Uni, auteur de l’étude. Il souligne la nécessité de mener davantage de recherches spécifiques aux personnes transmasculines, qui pourraient être conduites par des universitaires et des organismes de recherche en collaboration avec des personnes transmasculines ayant une expérience vécue. » « Les personnes transmasculines peuvent avoir des besoins en matière de contraception, d’avortement, de grossesse, de maternité et de gynécologie, et doivent être traitées avec respect par les services de santé. »

(Au cas où certains douteraient des évidences physiologiques, une « personne transmasculine » est tout simplement une femme qui « s’identifie » comme homme.)

Une homélie du patriarche Cyrille

Parfois il est bon de remettre les pendules à l’heure, face à ceux qui dénoncent un prétendu retour à la Russie soviétique. Voici donc l’homélie prononcée dimanche dernier par le patriarche Cyrille, en la fête des saints Pierre et Paul, en la cathédrale Saints-Pierre-et-Paul de Saint-Pétersbourg. (à partir de 1h57).

Votre Éminence, Monseigneur le métropolite, Chers évêques, pères, frères et sœurs !

Je vous salue tous chaleureusement à l’occasion de cette grande fête pour la ville de Saint-Pétersbourg et, bien sûr, pour toute l’Église universelle ! Cette journée a toujours été célébrée particulièrement dans la capitale du nord de la Russie, car cette ville a reçu son nom en l’honneur du grand Apôtre Pierre et un culte spécial lui était adressé ici. Ce n’est pas un hasard si le premier empereur portait aussi le nom de Pierre. Bien sûr, à bien des égards, c’est le nom de l’empereur qui a conduit au fait que la capitale a été dédiée à la mémoire de l’apôtre Pierre.

Toutes ces circonstances liées à la naissance et au renforcement global de la vie ecclésiale ici, sur les rives du Neva, avec la création de la capitale du nord, constituent une page très importante dans notre histoire nationale et ecclésiastique, l’histoire de l’Église orthodoxe russe. Avec la permission de Dieu, c’est précisément en ce lieu que toutes les forces spirituelles du pays étaient concentrées. Bien que, peut-être, cela ne s’appliquait pas entièrement à la classe dirigeante et à l’intelligentsia de l’époque, le peuple était profondément croyant, dévoué à l’Église de Dieu. Les grands saints du XXe siècle y ont également prospéré – mère Xénie de Saint-Pétersbourg et le père Jean de Kronstadt. Ce n’est pas un hasard si cela a été le cas sur les rives de la Neva, et à l’époque même qui a précédé les épreuves les plus difficiles pour le pays et pour notre Église. Lorsque le pouvoir impie ici, à Saint-Pétersbourg, a pris le pouvoir sur tout le pays et a proclamé pour mission d’éradiquer la foi orthodoxe, beaucoup ont suivi alors la voie que les autorités leur avaient tracée – certains craignaient ce pouvoir, d’autres l’admiraient même. Et cette voie fut terrible. Ce n’était pas seulement une voie visant à la prospérité matérielle et culturelle du pays, mais elle avait pour but d’inculquer l’athéisme dans le cœur du peuple russe, ce qui contredisait toute notre histoire, les traditions de nos ancêtres, des pères, ascètes, soldats, scientifiques, et, dans une large mesure, même notre intelligentsia. Tout a été fait à l’encontre du chemin historique de notre peuple. Et toute cette souillure s’est concentrée ici, dans cette ville. C’est là qu’eut lieu un terrible bouleversement, appelé révolution ; ici commença à couler le sang innocent. C’est là que les dirigeants insensés ont posé pour tâche de bâtir une société de prospérité généralisée. Mais, comme nous le savons, rien n’en est sorti.

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