Docteur Ubu et les trans

Une synthèse de 44 travaux de recherche relatifs à la « grossesse transmasculine », qui vient d’être publiée dans les Acta Obstetricia Et Gynecologica Scandinavica, indique qu’une minorité, « certes restreinte mais notable », de « personnes transmasculines » connaissent des grossesses (6% à 9%) et ont des enfants (4% à 9%).

Cette revue systématique a également mis en évidence des taux de fausses couches « potentiellement plus élevés » et « très peu de données » concernant les taux de dépression postnatale chez les personnes transmasculines ayant mené une grossesse à terme.

« Ce travail exhaustif a mis en évidence d’importantes lacunes dans les connaissances sur les grossesses chez les personnes transmasculines, déclare le Dr Catherine Meads, de l’université Anglia Ruskin au Royaume-Uni, auteur de l’étude. Il souligne la nécessité de mener davantage de recherches spécifiques aux personnes transmasculines, qui pourraient être conduites par des universitaires et des organismes de recherche en collaboration avec des personnes transmasculines ayant une expérience vécue. » « Les personnes transmasculines peuvent avoir des besoins en matière de contraception, d’avortement, de grossesse, de maternité et de gynécologie, et doivent être traitées avec respect par les services de santé. »

(Au cas où certains douteraient des évidences physiologiques, une « personne transmasculine » est tout simplement une femme qui « s’identifie » comme homme.)


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