Mondanités papales

Le Vatican a goulument publié une vidéo et une série de photos de la réception de Patti Smith par le pape, vendredi dernier, mettant la vieille chanteuse au rang des chefs d’Etat.

Et ce n’est pas la première fois que l’Américaine se rend au Vatican, elle s’y rend même de plus en plus souvent grâce à son amitié avec le père Antonio Spadaro, sous-secrétaire au ministère de la Culture du Vatican, rapporte l’agence de presse AP. Ce dernier a raconté que l’entrevue entre Patti Smith et le pape Léon XIV avait été longue. Leur rencontre « ressemblait davantage à une conversation entre deux personnes découvrant qu’elles étaient de vieux amis, partageant des souvenirs tissés de mots et de musique, de rêves, de visions et d’espoirs — tant d’hier que d’aujourd’hui », a-t-il ajouté.

Le même Spadaro a écrit sur X :

« Quand cette porte s’est ouverte, quelque chose s’est produit… une étincelle s’est allumée – une étincelle empreinte de légèreté, mais aussi d’une profonde émotion et d’un sentiment de mission partagée dans ce monde complexe. Deux Américains. Deux de Chicago. Deux personnalités remarquables dont les voix portent un message d’espoir à un monde divisé : la “prêtresse du rock”, comme on surnomme souvent Patti Smith, et le Saint-Père, le pape Léon XIV. »

On en pleurerait d’émotion.

Patti Smith arbore une crois de bois sur sa poitrine. Mais elle souligne qu’elle n’est pas croyante.

Patti Smith a été appelée la « marraine du punk ». Son premier album commençait par une chanson dont les premiers mots étaient : « Jésus est mort pour les péchés de quelqu’un, mais pas les miens ». La chanson est intitulée Gloria et parle d’une relation lesbienne. C’est la chanson qu’elle interprète à la Gay Pride de New York en 1979, et qui devient « l’hymne des lesbiennes ».

Patti Smith, qui n’est pas personnellement lesbienne, construira son image sur l’idéologie queer, se faisant photographier avec un look androgyne et mettant en avant son amitié avec le photographe inverti Robert Mapplethorpe.

Militante queer de toujours, Patti Smit est également une militante de l’avortement. Elle a eu le « cœur brisé » quand la Cour suprême a pris la décision « terrible » de révoquer l’arrêt Roe contre Wade, car « l’avortement sauve des vies ».

Ainsi Léon XIV et Patti Smith ont-ils partagé « des souvenirs tissés de mots et de musique, de rêves, de visions et d’espoirs » avec un « sentiment de mission partagée dans ce monde complexe » et un « message d’espoir à un monde divisé ».

Ah bon…


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Une réflexion sur “Mondanités papales

  1. J’eusse apprécié que notre bien-aimé Pape arborât le même sourire béat…mais en compagnie du Père Pagliarani de la FSSPX lequel avait sollicité, plus d’une fois, l’honneur d’être reçu pour lui exposer personnellement les très sérieuses raisons qu’il avait de faire consacrer des évêques.

    Mais ledit pape était trop occupé à des tâches autrement importantes comme celles, entre autres, de la réception de la dame à l’air pincé que l’on voit ici en sa compagnie.

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