On me communique la conclusion d’une intelligence artificielle à laquelle on a indiqué les choix possibles pour l’ordinaire de la messe, en se contentant de l’ordinaire le plus basique (par exemple : les seules quatre premières prières eucharistiques).

Le résultat est que le nouveau « rite » (qui n’en est définitivement pas un) permet au célébrant 1.327.104 possibilités de choix, tandis que le vrai rite n’en permet aucun.

(Il y a une erreur sur les « 4 formes de service ». Il s’agit de la messe avec ou sans aspersion et de la messe basse ou chantée. Mais le célébrant n’a pas le choix de l’aspersion, réservée au dimanche. Il n’y a donc que 2 « formes de service ».)
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Oui, et alors ?
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Et alors? alors, c’est Babel…Les démons sont bavards, ils ont horreur du recueillement et du silence. Bla, bla, bla…
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On peut (et on doit !) faire mille reproches à la réforme liturgique, mais le tableau à partir duquel a été fait le calcul n’est pas très sérieux. D’abord, parce que multiplier les variantes entre elles n’a pas beaucoup de sens : ce ne sont pas des routes qui se multiplient, puisqu’à chaque intersection, quelle que soit la route prise, on revient finalement à l’axe principal avant l’intersection suivante…
Ensuite, le tableau est erroné sur plusieurs points. Voici en détails… Le fait de dire ou d’omettre le Gloria ou le Credo n’est pas un choix : c’est prescrit par les rubriques ; il n’y a donc pas deux choix de Gloria et trois choix de Credo, mais seulement deux choix de Credo. (À moins qu’on ne compte le fait de dire et le fait de chanter comme deux choix, mais alors il faudrait refaire cette distinction pour chaque phrase du missel, ce qui est absurde : puisque le missel a – malheureusement ! – aboli la distinction messe lue / messe chantée (distinction que j’ai d’ailleurs bien souvent vue non-respectée aussi dans la liturgie traditionnelle), il est certain que certaines parties peuvent être dites et d’autres chantées.) De même, sur l’offertoire : soit on dit les deux présentations à voix haute, soit on dit les deux à voix basse, mais personne ne dit la première à voix haute et la seconde à voix basse : il n’y a que deux choix et non quatre. Il n’y a pas 4 formules d’introduction du Pater mais 2 seulement (et encore, seulement dans la version française, une seule dans l’édition typique). Il n’y a pas trois formules pour l’« Ecce Agnus » mais une seule.
Bref, que l’on critique le Novus ordo, mais qu’on le critique avec intelligence et bonne foi !
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Merci Pédraton pour ces commentaires de bon sens mathématiques, d’autant plus que nous attendons la réponse à notre réaction : « oui (avec maintenant toutes les remarques de Pédraton), et alors ? »
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