Le salon Beige a publié hier matin un texte intéressant de François Savy sur la question de la légitimité de la nouvelle messe. Il relève que le mot avait été utilisé dans l’indult de 1984 permettant la célébration de l’ancienne messe à condition de ne pas mettre en doute « la légitimité et la rectitude doctrinale » de la nouvelle messe.
Il remarque ensuite que le mot n’est pas repris dans le protocole d’accord de 1988 entre Mgr Lefebvre et le Saint-Siège, et qu’il faudra attendre l’instruction d’application du motu proprio Summorum Pontificum pour le retrouver, 23 ans après. Il ajoute que, interrogée sur ce mot, la commission Ecclesia Dei avait répondu que c’était un synonyme de licéité.
Mais le mot est revenu dans le motu proprio Traditionis Custodes, et dans le contexte il prend une signification bien différente. Il ne s’agit plus de reconnaître la licéité et la validité de la nouvelle messe, mais « la validité et la légitimité de la réforme liturgique ».
Il est remarquable que ce même mercredi matin, Léon XIV donnait son point de vue sur la question, dans le sens de François. Cela a été relevé par dom Alcuin Reid dans un autre texte publié dans le Salon Beige.
« La réforme liturgique promue par le Concile Vatican II est ainsi fermement enracinée dans la tradition vivante de l’Église », a dit le pape. Dom Alcuin Reid commente :
Son « ainsi » sous-entend que les exigences de Sacrosanctum Concilium n° 23, selon lesquelles « il ne doit y avoir d’innovations que si le bien de l’Église l’exige véritablement et certainement ; et il faut veiller à ce que toute forme nouvelle adoptée découle organiquement des formes déjà existantes », ont été respectées.
S’il en était ainsi, la réforme liturgique serait clairement légitime.
Mais il n’en est pas ainsi. Le pape ment quand il prétend que la réforme liturgique a respecté les exigences de Sacrosanctum Concilium et se trouve ainsi enracinée dans la Tradition.
Car il se trouve que les artisans de cette réforme et ceux qui la combattent sont d’accord (avec un certain Joseph Ratzinger, du reste) pour dire qu’il y a eu rupture et non continuité. Ceux-là s’en sont vantés, ceux-ci ne cessent de le déplorer et de le dénoncer. Un témoin clef fut le P. Luykx, qui était un militant du mouvement liturgique, et pour cela nommé membre des commissions chargées de la réforme liturgique, et a écrit un livre pour expliquer que cette réforme n’était pas du tout dans la ligne du mouvement liturgique ni de ce que demandait Vatican II. Au point qu’il se fit grec-catholique pour ne pas avoir à célébrer la nouvelle messe…
La nouvelle messe est licite puisque promulguée par l’autorité, elle est valide quand elle est célébrée par un prêtre selon les livres liturgiques officiels, mais la réforme liturgique n’est pas légitime : elle est en rupture avec la tradition et n’a donc pas la légitimité de la tradition.
N.B. Comme le remarque un lecteur, il est tout à fait possible que le pape ne mente pas, mais qu’il ne sache pas de quoi il parle.
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De ce qui est dit dans cet article, il résulte 2 possibilités : soit le pape ment carrément, soit il ne sait même pas de quoi il parle…
Dans l’un ou l’autre de ces cas, il y a de quoi s’inquiéter car cela prouve soit qu’il nous mène en bateau comme le faisait son copain Bergoglio, soit il est totalement incompétent.
Bref, nous ne sommes pas sortis de l’auberge !!!…
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Mais si l’on croit à son mensonge comme tous les paranoïaques, alors on ne ment plus ? Il est vrai que un demi-mensonge étant une demi-vérité, deux demi-mensonges feront une vérité entière et que par extension deux mensonges deviendront un dogme (« La réforme liturgique promue par le Concile Vatican II est ainsi fermement enracinée dans la tradition vivante de l’Église »).
Je pense avec immense tristesse à tous ces catholiques qui ont été exchristianisés avec cette saloperie de néoliturgie. En dehors des familles de la tradition, c’est la désertion totale à la génération des 20-40 ans. Ignorance totale des vérité de foi, plus de mariage, plus de baptême des enfants. Je parle des familles autrefois pratiquantes.
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Si on veut aller plus loin dans l’irrationalité et la démence, pourquoi ne pas affirmer que le « pape » détruit l’Egise (c’est un fait), mais qu’il ne sait pas qu’il la détruit (c’est une hypothèse bienveillante), donc on ne peut pas lui en vouloir et que nous devons lui obéir puisqu’il est « pape » et donc nous rendre complices de la destruction l’Eglise en sachant, nous, que nous contribuons à la destruction de l’Eglise.
(si un lecteur n’a pas compris ce que je veux dire, je lui expliquerai)
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