La claque islandaise à Bruxelles

Les Islandais ont répondu non, par 52,8%, à la question du référendum : « Les négociations sur l’adhésion de l’Islande à l’Union européenne doivent-elles se poursuivre ? »

Bruxelles accuse le coup, par un quasi-silence (un simple murmure, d’une belle hypocrisie, sur le respect des citoyens…).

L’Islande avait déposé sa candidature à l’UE en juillet 2009. Elle fut reconnue par le Conseil européen le 17 juin 2010, et les négociations commencèrent le 27 juillet suivant. Mais en 2013 le nouveau gouvernement décida de les suspendre sine die.

Le nouveau gouvernement issu des élections de novembre 2024 était fondé sur un accord de coalition prévoyant un référendum.

Le Premier ministre Kristrún Frostadóttir ne faisait pas mystère de son européisme, mais avait fait sensation en demandant à Bruxelles d’arrêter de s’ingérer dans la campagne, après la visite sur place d’au moins sept personnalités (dont Barrot et Hayer) venues dire aux Islandais comment bien voter…

Il est probable que cet épisode a eu une influence sur le vote.

Mais bien sûr du côté européiste on accuse la « désinformation » des eurosceptiques, sans toutefois aller jusqu’à accuser les Russes… Ainsi Le Temps, qui dénonce depuis la Suisse, pays non membre de l’UE, la « propagande » qui a conduit les Islandais à mal voter…


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