Le terrorisme ukrainien

Une attaque de drone sur une plage de Guelendjik, dans la région de Krasnodar sur la mer Noire, a fait six morts dont trois enfants et 47 blessés, tandis qu’un nouvel entrepôt de Wildberries (l’équivalent russe d’Amazon, purement civil) a été pris pour cible, et que des civils ont été tués (comme toutes les semaines) dans plusieurs régions, dont Belgorod frappée quotidiennement.

Réaction de Maria Zakharova :

« Un groupe criminel terroriste qui a pris le contrôle de l’appareil d’État ukrainien opère au cœur de l’Europe. Les pays de l’OTAN sont des parrains du terrorisme. Il n’y a pas si longtemps, l’OTAN et l’UE prônaient une tolérance zéro à l’égard du terrorisme. Aujourd’hui, ils sont eux-mêmes devenus partie prenante d’activités terroristes internationales. »

CQFD

Titre d’un article du Monde :

C’est tous simplement la preuve qu’il y a 200 millions d’années les gens n’avaient aucune conscience écologique et que les industries polluaient beaucoup plus que maintenant.

Mondanités papales

Le Vatican a goulument publié une vidéo et une série de photos de la réception de Patti Smith par le pape, vendredi dernier, mettant la vieille chanteuse au rang des chefs d’Etat.

Et ce n’est pas la première fois que l’Américaine se rend au Vatican, elle s’y rend même de plus en plus souvent grâce à son amitié avec le père Antonio Spadaro, sous-secrétaire au ministère de la Culture du Vatican, rapporte l’agence de presse AP. Ce dernier a raconté que l’entrevue entre Patti Smith et le pape Léon XIV avait été longue. Leur rencontre « ressemblait davantage à une conversation entre deux personnes découvrant qu’elles étaient de vieux amis, partageant des souvenirs tissés de mots et de musique, de rêves, de visions et d’espoirs — tant d’hier que d’aujourd’hui », a-t-il ajouté.

Le même Spadaro a écrit sur X :

« Quand cette porte s’est ouverte, quelque chose s’est produit… une étincelle s’est allumée – une étincelle empreinte de légèreté, mais aussi d’une profonde émotion et d’un sentiment de mission partagée dans ce monde complexe. Deux Américains. Deux de Chicago. Deux personnalités remarquables dont les voix portent un message d’espoir à un monde divisé : la “prêtresse du rock”, comme on surnomme souvent Patti Smith, et le Saint-Père, le pape Léon XIV. »

On en pleurerait d’émotion.

Patti Smith arbore une crois de bois sur sa poitrine. Mais elle souligne qu’elle n’est pas croyante.

Patti Smith a été appelée la « marraine du punk ». Son premier album commençait par une chanson dont les premiers mots étaient : « Jésus est mort pour les péchés de quelqu’un, mais pas les miens ». La chanson est intitulée Gloria et parle d’une relation lesbienne. C’est la chanson qu’elle interprète à la Gay Pride de New York en 1979, et qui devient « l’hymne des lesbiennes ».

Patti Smith, qui n’est pas personnellement lesbienne, construira son image sur l’idéologie queer, se faisant photographier avec un look androgyne et mettant en avant son amitié avec le photographe inverti Robert Mapplethorpe.

Militante queer de toujours, Patti Smith est également une militante de l’avortement. Elle a eu le « cœur brisé » quand la Cour suprême a pris la décision « terrible » de révoquer l’arrêt Roe contre Wade, car « l’avortement sauve des vies ».

Ainsi Léon XIV et Patti Smith ont-ils partagé « des souvenirs tissés de mots et de musique, de rêves, de visions et d’espoirs » avec un « sentiment de mission partagée dans ce monde complexe » et un « message d’espoir à un monde divisé ».

Ah bon…

De la férie

Le martyrologe commence ainsi :

Philíppis, in Macedónia, sanctæ Lydiæ purpuráriæ, quæ, prædicánte ibídem sancto Paulo Apóstolo, ut beátus Lucas in Actibus Apostolórum refert, ómnium prima crédidit Evangélio.

A Philippes, en Macédoine, sainte Lydie, marchande de pourpre. Comme nous l’apprend saint Luc dans les Actes des Apôtres, elle fut la première dans cette ville, à croire à l’évangile, quand l’apôtre saint Paul y vint prêcher.

L’apolytikion, par Petros Gaïtanos :

Τὸν Θεὸν σεβομένη διανοίας εὐθύτητι, τὸ τῆς χάριτος φέγγος διὰ Παύλου εἰσδέδεξαι, καὶ πρώτη ἐν Φιλίπποις τῷ Χριστῷ, ἐπίστευσας, θεόφρον, πανοικεί· διὰ τοῦτό σε τιμῶμεν ᾀσματικῶς, Λυδία Φιλιππησία. Δόξα τῷ εὐδοκήσαντι ἐν σοί, δόξα τῷ σὲ καταυγάσαντι, δόξα τῷ χορηγοῦντι διὰ σοῦ, ἡμῖν τὰ κρείττονα.

Avec une foi droite, tu as reçu la lumière de la grâce par Paul, et tu as été la première à Philippes à croire au Christ, craignant Dieu avec toute ta maison. Pour cela, nous t’honorons par des hymnes, Lydie de Philippe. Gloire à celui qui t’a agréée, gloire à celui qui t’a fait resplendir, gloire à celui qui, par toi, nous a procuré le meilleur.

Le baptistère de sainte Lydie :

« Il se situe à 15 kilomètres de la ville de Kavala, tout près du site archéologique de Philippes. Là, sur les rives du Zygaktis, se trouve l’endroit où l’apôtre Paul baptisa Lydie, la première chrétienne d’Europe. Aujourd’hui, le baptistère est ouvert et accueille mariages et baptêmes. Chaque année, le 20 mai, jour de la fête de sainte Lydie de Philippes, des baptêmes sont célébrés à l’endroit même où elle fut baptisée. »

10e dimanche après la Pentecôte

L’introït, par le groupe grégorien de Rennes en 1992.

Dum clamárem ad Dóminum, exaudívit vocem meam, ab his, qui appropínquant mihi : et humiliávit eos, qui est ante sǽcula et manet in ætérnum : jacta cogitátum tuum in Dómino, et ipse te enútriet.
.  Exáudi, Deus, oratiónem meam, et ne despéxeris deprecatiónem meam: inténde mihi et exáudi me.
Glória Patri…

Lorsque je criais vers le Seigneur, il a exaucé ma voix, me mettant à l’abri de ceux qui m’assiégeaient. Il les a humiliés, lui qui est avant tous les siècles et demeure à jamais. Jetez vos préoccupations aux mains du Seigneur, et lui-même vous nourrira.
. Exaucez, Seigneur, ma prière, et ne méprisez point ma supplication ; faites attention à moi et exaucez-moi.
Gloire au Père…

Chacune des trois phrases se clôt sur la même formule mélodique. Par ailleurs, la première et la deuxième phrase partagent également les neumes qui précèdent, sur les mots (appropin)-quant mihi et aetérnum. En général, il existe une relation étroite entre ces deux phrases, même sur le plan formel, puisqu’elles sont toutes deux constituées de trois membres, alors que la troisième n’en compte que deux ; et leur lien intérieur est encore plus intime. La première phrase évoque les fruits de la prière ; la seconde, la manière dont la prière est exaucée. Ainsi, ces deux affirmations préliminaires peuvent servir de prémisses dont la troisième découle comme une conclusion : « Décharge-toi de ton souci sur le Seigneur ! »

La première phrase, avec son élan ascendant, exprime à la fois une supplication fervente et la tension de l’âme qui l’accompagne. Vient ensuite un exaudivit (« il a exaucé ») éclatant et empreint de gratitude. La seconde phrase s’élève à plusieurs reprises au-delà de la note la plus haute de la première. Dans la courte phrase qui est ante saecula, on entend deux fois la quarte sol-do et une fois la quarte la-ré. Ces vastes intervalles nous donnent un aperçu de l’éternité de Dieu, qui est sans commencement. La troisième phrase comporte quelques passages purement syllabiques. Sa ligne mélodique symbolise et exprime un certain effort, une victoire sur les difficultés qui assaillent les êtres humains hésitants, en proie au doute et à une vision limitée, alors qu’ils devraient vivre entièrement de la foi et remettre tous leurs soucis entre les mains du Seigneur. Si nous agissons ainsi — comme le ton se fait calme et assuré sur les notes et ipse te ! — alors Il nous nourrira et nous soutiendra avec une affection paternelle, et récompensera royalement tous nos espoirs et nos attentes. Dès aujourd’hui, nous verrons ces paroles s’accomplir dans le banquet du sacrifice.

Nous pouvons chanter les paroles de ce verset du psaume dans l’esprit du publicain dont parle l’Évangile. Il ne se fie pas à lui-même ; il ne se considère pas comme juste. Il a conscience, au contraire, que Dieu aurait tout lieu de mépriser sa prière. Mais c’est précisément cette humble conscience de son propre péché qui lui garantit l’exaucement de sa demande. Il rentra chez lui justifié.

Dom Dominic Johner