Pour la rentrée scolaire, la « commissaire à la protection de la langue d’État », Olena Ivanovska, a publié une note rappelant que la langue ukrainienne est obligatoire à l’école, tant en salle de classe que pendant les récréations et les autres activités, ainsi que dans les contacts entre parents et professeurs ou personnel administratif. Et que la langue russe (la langue maternelle de la majorité des enfants) est strictement interdite.
La note rappelle que la première amende pour non-respect de la loi est entre 3.400 et 5.100 hryvnias (66 à 99€). En cas de récidive elle s’élève entre 8.500 et 11.900 hryvnias (165 à 231€).
La « commissaire à la protection de la langue d’État » avait émis le souhait que le montant de ces amendes soit multiplié par dix pour être vraiment dissuasives, mais elle n’a pas encore obtenu gain de cause.
Rappelons que le salaire moyen en Ukraine est de 418€.
Les Bretons se souviennent qu’il fut un temps où les élèves qui parlaient breton en classe ou dans la cour de l’école étaient punis et humiliés. Mais on ne faisait pas payer aux parents une amende équivalent au quart ou à la moitié de leur salaire. Cela était réservé à l’Ukraine du XXIe siècle qui reçoit toutes les attentions et des centaines de milliards de l’Europe occidentale si pointilleuse sur ses « valeurs ».
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Pareil après 1918, en Alsace où les élèves étaient punis pour parler l’alsacien.
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