Ça chauffe à Kiev

En plein après-midi, un drone a provoqué un incendie dans le bureau (évidemment vide) du chef du SBU, Oleksandr Poklad, face à la cathédrale Sainte-Sophie au centre de Kiev. Zelensky a aussitôt dénoncé les Russes et ordonné à Poklad de riposter en « miroir » dès que possible.

Mais la Russie n’a pas revendiqué cet exploit, qui serait pourtant symboliquement fort de sa part. Et pour nombre d’Ukrainiens qui s’expriment sur les réseaux sociaux il s’agit clairement de la suite de la guerre entre le SBU (le service de sécurité qui dépend du ministère de l’Intérieur) et le GUR, la direction du renseignement militaire.

Car une fusillade a eu lieu dans une rue due Kiev mardi matin entre agents du SBU et agents du GUR. La guérilla a duré près de 24 heures et a fait officiellement trois blessés dans les rangs du GUR.

Il est donc au moins vraisemblable que ce soit un nouvel épisode de cet affrontement entre les deux services de renseignement. Une riposte du GUR, longtemps dirigé par Boudanov, fidèle des fidèles de Zelensky, aujourd’hui son chef de cabinet.

Selon des spécialistes ukrainiens le drone est venu de Kozyntsi, à une quarantaine de kilomètres au nord-ouest de Kiev.


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8 réflexions sur “Ça chauffe à Kiev

  1. Je suppose que vos affirmations sont sourcées. Ce qui finit par ne plus étonner c’est qu’aucun média français ne fait même mention de cette version.

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  2. C’est mauvais signe que des services de sécurité de l’État en viennent à se taper sur la tronche.

    Quand on en est là ça veut dire que la fin du régime est proche…Vers la fin de la guerre civile espagnole, tout le monde a fini par se taper dessus entre anarchistes, socialistes, communistes, alors que les nationalistes de Franco menaçaient de les submerger. De même, les chrétiens du Liban ont fini par s’entretuer sous les yeux ravis des Syriens et des « islamo-progressistes » alors qu’ils avaient perdu tout espoir de ne fût-ce que résister….

    Donc, dans le cas de nos amis ukrainiens, la fin est proche et je ne serais pas étonné d’apprendre, à mon réveil, un jour, que les Russes ont ouvert une brèche dans les lignes ukrainiennes et qu’ils se précipitent, toutes affaires cessantes, sur Odessa.

    Sic transit gloria mundi…

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    • Emilien,

      Ce n’est pas plutôt dès les années 30 que les différents partis, syndicats et milices se tapaient dessus en Espagne, entre deux réconciliations apparentes par intérêt ou selon la fable de « l’antifascisme »?

      Quand au Liban, est-ce qu’il n’y avait pas des alliances de clans chrétiens avec le syriens dès le début du conflit?

      Je pose des questions, vous avez peut-être plus d’informations.

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  3. Il est question de conflit armé (guerre civile 1936-39) pas des années précédentes. Il est clair que les communistes ont fait le ménage en liquidant les socialistes et anarchistes à Madrid en pleine guerre. Au Liban, ne pas oublier le jeu trouble des Israéliens.

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  4. Dominique Morin.

    La guerre civile espagnole a commencé à cause du sectarisme de la gauche collective et des agressions incessantes contre l’Église et les gens de droite. Cette situation ne pouvait plus durer, c’est pourquoi Franco, qui était apolitique au départ et plutôt tiède en religion, s’est dressé contre un gouvernement sans foi ni loi qui se conduisait comme des bandits et en vrai terroriste envers la partie de la population qui ne le suivait pas et envers l’Église perçue comme l’ennemie à abattre…

    Concernant les chrétiens du Liban, il est certain qu’ils n’étaient pas unis comme ils auraient dû l’être :

    • déjà les maronites du Nord du côté de Tripoli dominés par la famille Frangié se distinguaient par un esprit frondeur et était plutôt proches de la Syrie
    • les Arméniens considéraient qu’il valait mieux rester neutres. Seuls quelques-uns, à titre personnel, se sont joints aux Maronites pour résister aux « islamo-progressistes » comme on les appelait.
    • les Orthodoxes, eux, se considéraient comme des Arabes et avaient choisi une neutralité bienveillante envers les musulmans ce qui, soit dit en passant, n’a pas empêché les Druzes de perpétrer un massacre dans une ville de montagne dont j’oublie le nom, peuplée majoritairement d’Orthodoxes, sans tenir aucun compte de l’attitude plutôt bienveillante d’iceux envers eux.
    • même dans le camp des résistants (majoritairement maronites + grecs catholiques + quelques Arméniens + d’autres sympathisants de la cause), l’union s’effritait au fur et à mesure des événements jusqu’à l’affrontement suicidaire avec l’armée du Général Michel Aoun (sans lien avec l’actuel Joseph Aoun).

    Voilà, grosso modo ma perception de ces 2 événements historiques.

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  5. Emilien,

    Effectivement, la situation des chrétiens au Liban était complexe.
    Concernant l’Espagne, un très bon livre de Pio Moa « les mythes de la guerre d’Espagne » fait remonter les violences à gauche aux années 30 alors que le parti communiste était très faible, le parti socialiste très bolchevique et violent, et les anarchistes pratiquant l’action directe et le terrorisme et la droite désorganisée. Il y a eu des dizaines de milliers de morts, destructions d’églises et de bâtiments officiels par la gauche entre la république de 34 et le début de la guerre civile. C’est plus les divisions de la droite et leur indécision à opposer un front politique à la violence de la gauche qui a conduit à imposer une réaction nationale face à trop de meurtres, d’exactions, de triche électorale, et une disparition programmée par la gauche de toute perspective électorale et légale de la droite. Certes, le PCE ne comptait pas beaucoup avant 36, mais sa montée en puissance l’a amené à profiter de la guerre civile pour discréditer et éliminer ses adversaires de gauche, surtout là ou ils étaient assez puissants et organisés, Catalogne, Asturies, etc. Comme en URSS en 1917.
    J’ai un témoignage d’un anarchiste, en 1939, dans les colonnes de réfugiés républicains vers la frontière française, les communistes chassaient les trotskystes du POUM pour les tuer.

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    • 13 évêques assassinés, le quart du clergé régulier et séculier, des fidèles catholiques sans nombre. Le dernier évêque assassiné (Anselmo Polanco) , celui de Teruel qui avait réfusé de quitter la ville avant l’assaut des rouges, emmené prisonnier avec son vicaire général ( Felipe Ripoll ) et le colonel Harcourt héroïque défenseur de la ville le 8 janvier 1938, furent fusillés 13 mois après par les rouges lors de leur fuite vers la France en 1939. Admirez le courage de ces rouges qui passés en France purent continuer leurs crimes sous prétexte de résistance jusqu’à la libération.

      Mgr Polanco et le père Ripoll furent béatifiés comme martyrs. Fête le 7 février, date de leur assassinat. Le cololel d’Harcourt n’a pas eu cet honneur, alors qu’il a été tué en haine de la foi également. Aucun des assassins passés en France n’a été inquiété pour crime de guerre.

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