Le propre des matines byzantines, par Théodore Vassilikos.
Θεὸς Κύριος, καὶ ἐπέφανεν ἡμῖν, εὐλογημένος ὁ ἐρχόμενος ἐν ὀνόματι Κυρίου.
Le Seigneur est Dieu, et il nous est apparu, béni celui qui vient au nom du Seigneur.
Apolytikion
Ἡ γέννησίς σου Θεοτόκε, χαρὰν ἐμήνυσε πάσῃ τῇ οἰκουμένῃ· ἐκ σοῦ γὰρ ἀνέτειλεν ὁ ἥλιος τῆς δικαιοσύνης, Χριστὸς ὁ Θεὸς ἡμῶν, καὶ λύσας τὴν κατάραν, ἔδωκε τὴν εὐλογίαν· καὶ καταργήσας τὸν θάνατον, ἐδωρήσατο ἡμῖν ζωὴν τὴν αἰώνιον.
Par ta nativité, ô Mère de Dieu, la joie fut révélée à tout l’univers, car de toi s’est levé le Soleil de justice, le Christ notre Dieu qui, nous délivrant de la malédiction, nous a valu la bénédiction et, terrassant la mort, nous a fait don de l’éternelle vie.
Ἀναβόησον Δαυΐδ, τὶ ὤμοσέ σοι ὁ Θεός; Ἅ μοι ὤμοσε φησί, καὶ ἐκπεπλήρωκεν ἰδού, ἐκ τοῦ καρποῦ τῆς κοιλίας μου δοὺς τὴν Παρθένον· ἐξ ἧς ὁ πλαστουργός, Χριστός ὁ νέος Ἀδάμ, ἐτέχθη βασιλεύς, ἐπὶ τοῦ θρόνου μου· καὶ βασιλεύει σήμερον, ὁ ἔχων τὴν βασιλείαν ἀσάλευτον. Ἡ στεῖρα τίκτει, τὴν Θεοτόκον, καὶ τροφὸν τῆς ζωῆς ἡμῶν.
David, proclame le serment que t’a fait le Seigneur notre Dieu : Le serment qu’il me fit, déclares-tu, je le vois accompli, puisque c’est la Vierge qu’il m’a donnée comme fruit sorti de mon sein ; elle enfante le Créateur, le Christ, nouvel Adam, comme Roi sur le trône fait pour moi ; voici qu’il règne maintenant, celui dont le règne n’a pas de fin. La Stérile enfante la Mère de Dieu, la nourricière de notre Vie.
Ἐκ τῆς ῥίζης Ἰεσσαί, καὶ ἐξ ὀσφύος τοῦ Δαυΐδ, ἡ θεόπαις Μαριάμ, τίκτεται σήμερον ἡμῖν, καὶ νεουργεῖται, ἡ σύμπασα καὶ θεουργεῖται. Συγχάρητε ὁμοῦ, ὁ οὐρανός καὶ ἡ γῆ· αἰνέσατε αὐτήν, αἱ πατριαὶ τῶν ἐθνῶν, Ἰωακεὶμ εὐφραίνεται, καὶ Ἄννα πανηγυρίζει κραυγάζουσα· Ἡ στεῖρα τίκτει, τὴν Θεοτόκον, καὶ τροφὸν τῆς ζωῆς ἡμῶν.
De la racine de Jessé et du flanc de David, Marie, la servante de Dieu, en ce jour est enfantée pour nous ; l’univers exulte, renouvelé, ensemble se réjouissent la terre et le ciel. Familles des nations, louez-la. Joachim triomphe, Anne en fête s’écrie : La Stérile enfante la Mère de Dieu, la nourricière de notre Vie.
Ἀγαλλιάσθω οὐρανός, γῆ εὐφραινέσθω· ὁ τοῦ Θεοῦ γὰρ οὐρανός, ἐν γῇ ἐτέχθη, ἡ Θεόνυμφος αὕτη ἐξ ἐπαγγελίας. Ἡ στεῖρα βρέφος θηλάζει τὴν Μαριὰμ· καὶ χαίρει ἐπὶ τῷ τόκῳ Ἰωακείμ. Ῥάβδος λέγων ἐτέχθη μοι, ἐξ ἧς τὸ ἄνθος Χριστός, ἐβλάστησεν ἐκ ῥίζης Δαυΐδ. Ὄντως θαῦμα παράδοξον!
Se réjouisse le ciel et que la terre exulte de joie, puisque vient au monde le firmament de notre Dieu, selon la promesse, la divine Fiancée. La Stérile allaite Marie, son enfant ; et Joachim se réjouit de cet enfantement, disant : Voici que m’est né le rameau d’où fleurit le Christ, sur la racine de David. Merveille qui suscite en vérité l’étonnement !
Δόξα Πατρὶ καὶ Υἱῷ καὶ Ἁγίῳ Πνεύματι καὶ νῦν καὶ ἀεὶ καὶ εἰς τοὺς αἰῶνας τῶν αἰώνων. Ἀμήν.
Ταῖς τῆς Θεοτόκου πρεσβείαις, Ἐλεῆμον, ἐξάλειψον τὰ πλήθη τῶν ἐμῶν ἐγκλημάτων.
Ἐλέησόν με, ὁ Θεός, κατὰ τὸ μέγα ἔλεός σου, καὶ κατὰ τὸ πλῆθος τῶν οἰκτιρμῶν σου ἐξάλειψον τὸ ἀνόμημά μου.
Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.
Par les prières de la Mère de Dieu, ô Miséricordieux, efface la multitude de mes fautes.
Aie pitié de moi, Ô Dieu, selon ta grande miséricorde
et dans ton infinie bonté, efface mon péché.
Ἡ παγκόσμιος χαρά, ἐκ τῶν δικαίων ἀνέτειλεν ἡμῖν, ἐξ Ἰωακεὶμ καὶ τῆς Ἄννης, ἡ πανύμνητος Παρθένος, ἥτις δι᾿ ὑπερβολὴν ἀγαθότητος, ναὸς Θεοῦ ἔμψυχος γίνεται, καὶ μόνη κατὰ ἀλήθειαν, Θεοτόκος γνωρίζεται. Αὐτῆς ταῖς ἱκεσίαις Χριστὲ ὁ Θεός, τῷ κόσμῳ τὴν εἰρήνην κατάπεμψον, καὶ ταῖς ψυχαῖς ἡμῶν τὸ μέγα ἔλεος.
L’universelle joie, la fleur des justes, pour nous s’est levée, de Joachim et d’Anne la Vierge toute-digne de nos chants qui grâce à son extrême pureté devient le temple vivant de Dieu et seule en toute vérité est reconnue comme sa Mère immaculée. Par ses prières, Ô Christ notre Dieu, envoie sur le monde la paix et sur nos âmes la grande miséricorde.
Ensuite Théodore Vassilikos chante les catavasies des odes, qui n’ont pas de rapport direct avec cette fête. Puis la 9e ode, à 19’50 :
Ἡ τὸν πρὸ ἡλίου φωστῆρα, τὸν Θεὸν ἐξανατείλαντα, σωματικῶς ἡμῖν ἐπιδημήσαντα, ἐκ λαγόνων παρθενικῶν, ἀφράστως σωματώσασα, εὐλογημένη πάναγνε, σὲ Θεοτόκε μεγαλύνομεν.
L’astre divin qui avant l’aurore s’est levé et vécut parmi nous corporellement, de tes entrailles virginales tu lui donnas corps ineffablement : Vierge bénie et Mère de Dieu, nous te magnifions.
Ὁ τοῖς ἀπειθοῦσι λαοῖς, ἐξ ἀκροτόμου βλύσας νάματα, τοῖς εὐπειθοῦσιν ἔθνεσι χαρίζεται, ἐκ λαγόνων στειρωτικῶν, καρπὸν εἰς εὐφροσύνην ἡμῖν, σὲ Θεομῆτορ ἄχραντε, ἣν ἐπαξίως μεγαλύνομεν.
Celui qui pour le peuple indocile fit jaillir de la roche la plus dure les sources d’eau, à nous, les nations dociles, t’accorde pour notre joie comme fruit d’un stérile sein, pure Mère de Dieu qu’à juste titre nous magnifions.
Τὴν τῆς ἀποτόμου ἀρχαίας, ἀναιρέτιν ἀποφάσεως, καὶ τῆς Προμήτορος τὴν ἐπανόρθωσιν, τὴν τοῦ γένους τῆς πρὸς Θεὸν αἰτίαν οἰκειώσεως, τὴν πρὸς τὸν Κτίστην γέφυραν, σὲ Θεοτόκε μεγαλύνομεν.
Tu es celle qui effaces l’antique malédiction, réparant la faute de la mère des vivants, réconciliant avec Dieu le genre humain, comme un pont reliant la créature à son Auteur ; Mère de Dieu, nous te magnifions.
Ἀλλότριον τῶν μητέρων ἡ παρθενία, καὶ ξένον ταῖς παρθένοις ἡ παιδοποιΐα· ἐπὶ σοὶ Θεοτόκε ἀμφότερα ᾠκονομήθη. Διὸ σε πᾶσαι αἱ φυλαὶ τῆς γῆς, ἀπαύστως μακαρίζομεν.
Etrangère aux mères, la virginité, étranger aux vierges, l’enfantement ; mais en toi, Mère de Dieu, les deux merveilles sont unies et toutes les familles des nations, d’âge en âge nous te magnifions.
Ἐπάξιον Θεομῆτορ τῆς σῆς ἁγνείας, τὸν τόκον ἐκληρώσω δι᾿ ἐπαγγελίας· τῇ ποτὲ γὰρ ἀκάρπῳ, θεόβλαστος καρπὸς ἐδόθης· διὸ σε πᾶσαι αἱ φυλαὶ τῆς γῆς, ἀπαύστως μακαρίζομεν.
Δόξα Πατρὶ…
Selon la promesse, divine Mère, tu obtins une naissance digne de ta pureté : à la Stérile tu fus donnée comme un fruit divin ; et toutes les familles des nations, d’âge en âge nous te magnifions.
Gloire au Père…
Ἀλλότριον τοῖς ἀνόμοις ἐστὶ δοξάζειν, τὴν ἄναρχον Τριάδα, Πατέρα καὶ Υἱόν τε, καὶ τὸ Ἅγιον Πνεῦμα, τὴν ἄκτιστον παγκρατορίαν, δι᾿ ἧς ὁ σύμπας κόσμος ἥδρασται, τῷ νεύματι τοῦ κράτους αὐτῆς.
Etrangère aux impies, la louange de ton nom, Père, Fils et saint Esprit, éternelle Trinité, toute-puissante et incréée, par qui le monde entier fut fondé sur un signe de ta divine volonté.
Μυστικῶς εἶ Θεοτόκε Παράδεισος, ἀγεωργήτως βλαστήσασα Χριστόν, ὑφ᾿ οὗ τὸ τοῦ Σταυροῦ, ζωηφόρον ἐν γῇ, πεφυτούργηται δένδρον· δι᾿ οὗ νῦν ὑψουμένου, προσκυνοῦντες αὐτόν, σὲ μεγαλύνομεν.
Vierge sainte et Mère de Dieu, tu es l’image du Paradis, toi qui sans semailles ni labours as fait germer le Christ, par qui la sainte Croix, le nouvel arbre de vie, fut plantée sur la terre ; et en ce jour de son exaltation, nous prosternant devant le Christ, nous te magnifions.
Exapostilaire (à 25’) :
Ἀγάλλονται τὰ πέρατα, τῆς οἰκουμένης σήμερον, ἐν τῇ γεννήσει σου Κόρη, Θεοκυῆτορ Μαρία, ἐν ᾗ καὶ τῶν φυσάντων σε, τὸ λυπηρὸν διέλυσας, τῆς ἀτεκνίας ὄνειδος, καὶ τῆς Προμήτορος Εὔας, τὴν ἐν τῷ τίκτειν κατάραν.
Aujourd’hui les confins de la terre tressaillent d’allégresse, toute sainte et divine Epouse sans épousailles, Vierge Mère, en la fête de ta naissance ; car elle efface la honte et l’opprobre de ceux qui t’ont fait naître, supprime la stérilité, cause de leur peine, ainsi que la malédiction de la prime aïeule.
En savoir plus sur Le blog d'Yves Daoudal
Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.