
Le chef de l’Eglise grecque catholique ukrainienne, Sviatoslav Chevtchouk (qui se dit patriarche et qui ne l’est pas, et ce n’est pas sans raison que Rome refuse obstinément un patriarche à celle qui est de très loin la plus grande Eglise orientale catholique), est de plus en plus en roue libre. L’autre jour il expliquait que la loi visant à interdire l’Eglise orthodoxe ukrainienne doit être présentée comme une loi de protection des personnes, et non d’élimination d’une quelconque structure :
« Je pense que l’une de nos faiblesses a été d’évoquer purement et simplement la suppression d’une Église particulière. Ce n’est pas vraiment cela. Nous devons plutôt parler de protéger les sentiments des croyants contre leur exploitation par l’État agresseur. »
On sait que Chevtchouk est un fervent bandériste, comme toute son Eglise, et il répète que « ce ne sont pas seulement les Polonais qui ont des griefs contre les Ukrainiens, les Ukrainiens aussi ont des blessures, et des griefs contre les Polonais ». Hier, il a déclaré que si les relations entre l’Ukraine et la Pologne n’ont jamais été simples, elles ont atteint un point critique, parce que la Pologne est victime de la propagande russe. Sic (et au passage il invente une « Pologne soviétique », alors que c’est l’Ukraine qui a été inventée par les Soviétiques) :
« Je crois qu’aujourd’hui la Pologne se trouve victime d’une opération spéciale idéologique très puissante menée par Moscou. Et cela a pris tout le monde quelque peu au dépourvu. Les Polonais ne s’attendaient pas à ce que la Russie fasse exploser toutes ces bombes idéologiques qu’elle avait disséminées en Pologne depuis l’époque de la Pologne soviétique. »
(N.B. La Pologne a dépensé des milliards pour l’Ukraine (en plus de l’UE) et annonce qu’elle va lui fournir de nouveaux missiles Patriot…)
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Le fameux site ukrainien Myrotvorets, qui se targue de dénoncer désormais « 5.000.000 de pourritures », a inclus dans sa liste de personnes à « liquider » la Coréenne (du Sud) Kim Jeong-ah, pour « soutien public à l’agression russe et au meurtre de citoyens ukrainiens » et « diffusion de la propagande russe ». Kim Jeong-ah traduit en coréen les quatre grands romans de Dostoïevski. Non seulement elle ne fait pas de politique, mais après son voyage à Moscou en 2025 elle a constaté les pénuries au buffet du « Monde russe », et que le fameux Goum, d’où les grandes marques du luxe européen avaient disparu, était comme une « carte des sanctions européennes contre la Russie ». Mais elle a noté aussi que des entreprises russes prenaient le relai, et surtout… elle a été « décorée de la médaille Pouchkine par Poutine ».
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