On fait mémoire de Notre Dame de la Merci.
Au martyrologe, en troisième position :
En Pannonie, saint Gérard, évêque du siège de Moriséna et martyr, appelé l’apôtre des Hongrois. Il était patrice de Venise. Comme il se rendait de Csanád à Albe-Royale [Székesfehérvár], il fut attaqué près du Danube par les infidèles, lapidé et enfin percé d’une lance ; il fut ainsi le premier à illustrer sa patrie par un glorieux martyre.

Gerardo Sagredo fut d’abord moine bénédictin à Venise, au monastère Saint-Georges, dont il devint abbé en 1021. En 1030 il voulut faire le pèlerinage de Terre Sainte, mais, passant par la Hongrie, il fut retenu par le roi saint Etienne qui le nomma précepteur de son fils Emeric. Il fut ensuite ermite, puis évêque de Csanád, diocèse créé pour lui par saint Etienne (qui venait de conquérir la ville, appelée alors Moriséna), et dont la population était largement païenne. Resté bénédictin dans l’âme, Gérard évangélisait d’abord par la beauté de la liturgie.
Mais en 1046, lors d’une mission menée avec deux autres évêques, il fut attaqué par des païens (lors de la révolte du chef païen Vata), lapidé, achevé à coup de lance, et son corps fut jeté dans le Danube depuis une colline de Buda qui depuis lors porte son nom : le Gellért-hegy.
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