
Le 22 juillet 1897, deux mois avant sa mort, sainte Thérèse envoyait ce mot à sa sœur Céline, Sœur Genevive de la Sainte Face. La première phrase entre guillemets est une curieuse citation modifiée du psaume 140.
Le psaume dit :
Corripiet me justus in misericordia, et increpabit me : oleum autem peccatoris non impinguet caput meum.
Le juste me reprendra et me corrigera avec miséricorde ; mais l’huile du pécheur ne graissera pas ma tête.
Mais « in misericordia » peut en effet se traduire ici « par compassion », et l’huile « amollit » en effet la peau. Le début de la dernière phrase du commentaire est une citation (légèrement modifiée) d’une expression du Cantique des cantiques : « Oleum effusum nomen tuum. » (L’huile du psaume comme l’huile du Cantique sont un parfum.)
J.M.J.T.
22 Juillet 1897 – Fête de Ste Madeleine
Jésus +
«Que le juste me brise par compassion pour les pécheurs, que l’huile dont on parfume la tête n’amollisse pas la mienne.»
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Je ne puis être brisée, éprouvée que par des justes, puisque toutes mes sœurs sont agréables à Dieu. C’est moins amer d’être brisé par un pécheur que par un juste, mais par compassion pour les pécheurs, pour obtenir leur conversion, je vous demande ô mon Dieu ! d’être brisée pour eux par les âmes justes qui m’entourent. Je vous demande encore que l’huile des louanges si douces à la nature n’amollisse pas ma tête, c’est-à-dire mon esprit, en me faisant croire que je possède des vertus qu’à peine j’ai pratiquées plusieurs fois. O Jésus, votre nom est comme une huile répandue, c’est dans ce parfum divin que je veux me baigner tout entière, loin du regard des créatures…
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