De la férie

Au martyrologe :

In Africa sanctórum Confessórum et Mártyrum quátuor míllium nongentórum sexagínta sex, in persecutióne Wandálica, sub Hunneríco, Rege Ariáno. Hi, cum essentpartim Epíscopi Ecclesiárum Dei, partim Presbyteri et Diáconi, associátis sibi turbis fidélium populórum, pro defensióne cathólicæ veritátis in horríbilis erémi exsílium trusi sunt; ex quibus plúrimi, dum crudéliter a Mauris duceréntur, hastílium cuspídibus impúlsi ad curréndum et lapídibus tunsi, álii, ligátis pédibus, velut cadávera per dura et áspera loca tracti et síngulis membris discérpti, ad extrémum, várie excruciáti, martyrium celebrárunt. Erant inter eos præcípui Sacerdótes Dómini, Felix et Cypriánus Epíscopi.

En Afrique, les saints confesseurs et martyrs, au nombre de quatre mille neuf cent soixante-six, durant la persécution des Vandales, sous Hunnéric, roi arien. Il y avait parmi eux des évêques des églises de Dieu, des prêtres et des diacres, auxquels s’étaient joints de nombreux fidèles. Pour avoir défendu la Vérité Catholique, ils furent exilés et chassés dans un horrible désert. Les Maures qui les conduisaient exercèrent sur eux leur cruauté, piquant les uns avec leurs javelines pour leur faire hâter le pas, meurtrissant les autres à coups de pierres ; ils en lièrent d’autres par les pieds, les traînant comme des cadavres par des chemins rudes et raboteux, leur déchirant ainsi tous les membres. Enfin, après avoir été diversement torturés, ces chrétiens eurent l’honneur du martyre. Parmi eux, les principaux prêtres du Seigneur étaient les évêques Félix et Cyprien.

C’était en 483. Le récit de ce gigantesque martyre a été fait par un évêque nommé Victor, qui en fut le témoin oculaire. Il soudoya même les gardes pour visiter les condamnés. La notice du martyrologe reprend des expressions de Victor. Félix était évêque d’Abbir Geramniciana (actuelle Tunisie), et Cyprien évêque d’Unizibir, dans la même région de Byzacène. Les seuls autres martyrs nommés par Victor sont « la fille de l’évêque de Zuritana » et son fils.

Florus de Lyon, au IXe siècle, inscrit la commémoraison de ces martyrs au 11 octobre parce qu’il n’a pas d’autres saints à cette date. Peu après, Adon de Vienne la déplace au 12, où elle restera jusqu’au massacre liturgique de 1969.


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