Saint Calixte

Sur le pape Calixte Ier, voir ici et là.

A Lyon on célèbre l’étonnant évêque saint Just.

Dans le calendrier byzantin on commémore les martyrs de Milan (Nazaire, Gervais, Protais, Celse), et saint Cosmas le Mélode.

Cosmas (ou Côme), orphelin dans la misère, fut recueilli par le père de saint Jean Damascène, qui était ministre des Finances du calife, et élevé en même temps que son fils, recevant donc une éducation soignée tant profane que religieuse. Leur précepteur fut un moine sicilien enlevé par les pirates et devenu esclave, que le père de Jean Damascène racheta. Puis les deux jeunes gens entrèrent au célèbre monastère de Saint-Sabbas près de Jérusalem. A la demande du synode de Jérusalem, Cosmas deviendra évêque de Maïouma, dans la région de Gaza.

Défenseur des icônes et dédicataire de la Source de la connaissance de saint Jean Damascène (dont la troisième partie est le fameux Exposé de la foi orthodoxe), Cosmas composera de nombreuses pièces liturgiques. Il est avec saint Jean Damascène et saint André de Crète à l’origine d’une renaissance hymnographique caractérisée notamment par le développement des canons des matines. Cosmas en compose beaucoup, et ceux des grandes fêtes du Christ font toujours partie de la liturgie byzantine. Il est également l’auteur de la majorité des pièces liturgiques de la Semaine Sainte. Il est le seul hymnographe avec Romanos à être gratifié du titre de « Mélode ».

Voici les apostiches des laudes de ce jour :

Le flambeau resplendissant, l’harmonieux instrument, la cithare vibrant au souffle de l’Esprit nous offre à tous ses cantiques mélodieux pour réjouir les âmes des croyants.

Le poète musicien, la lyre du saint Esprit, le chantre, la cigale des cantiques divins, le hautbois de l’Eglise chante pour le monde et lui apprend à glorifier, par des hymnes inspirées, la Trinité, suprême Dieu.

Cosmas, Père saint qui te tiens en compagnie des Anges incorporels devant le Dieu créateur de l’univers, souviens-toi de ceux qui célèbrent ta brillante festivité : de toute épreuve et de tout péril délivre-les.

Acclamons avec les psaumes de David l’auteur des cantiques spirituels en disant : La grâce est répandue sur tes lèvres, Père saint, ta langue est le roseau d’un habile écrivain, rédigeant pour nous les mélodies salutaires sur lesquelles nous apprenons à glorifier et chanter l’œuvre rédemptrice opérée par le Christ et le grand mystère de la sainte Trinité, en demandant pour nos âmes la grande miséricorde.

Saint Jean Damascène et saint Cosmas le Mélode, dans le Ménologe de Basile II (XIe siècle).

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