Veto princier

Pour la première fois depuis le début de son règne il y a 22 ans, le prince régent du Liechtenstein a opposé son veto à une loi du Parlement de la principauté.

Le 2 septembre, le Parlement avait adopté, par 13 voix contre 12, une loi dépénalisant l’avortement jusqu’à 12 semaines, supprimant l’interdiction de faire la promotion de l’avortement, et permettant à l’assurance maladie de financer l’avortement.

Le 10 octobre, le prince Aloïs, comme prévu, a opposé son veto. Le Palais a fait savoir :

Le prince héritier Aloïs de Liechtenstein a consacré une attention considérable ces derniers mois à l’initiative populaire proposant l’instauration d’un délai légal pour l’avortement, ainsi qu’aux questions plus générales relatives à l’IVG, et a mené de nombreux débats sur le sujet. Après mûre réflexion, il demeure convaincu que la réforme proposée est incompatible avec la protection adéquate de la vie prénatale en tant que valeur juridique fondamentale. Le prince héritier ne donnera donc pas son approbation au projet de loi adopté par le Landtag le 2 septembre 2026, instaurant une réglementation sur le délai légal pour l’avortement au Liechtenstein.

(Le prince en titre est toujours Hans-Adam II, mais en 2004 il a délégué ses pouvoirs à son fils aîné Aloïs, comme son père l’avait fait pour lui.)


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