De la férie

Dans le martyrologe de ce jour :

Neápoli, in Campánia, sancti Gaudiósi, Epíscopi Africáni, qui ob Wandalórum persecutiónem venit in Campániam, et, in monastério apud eam urbem, sancto fine quiévit.

A Naples, en Campanie, saint Gaudiose, évêque africain : il vint en Campanie pour éviter la persécution des Vandales, et finit saintement ses jours dans un monastère près de Naples.

Il était berbère et s’appelait Septimus Cœlius Gaudiosus, il était né à Abitène (Abitinae) et devint l’évêque de sa ville, près de Carthage. Lors de l’invasion des Vandales en 439, leur chef Genséric lui proposa de rester évêque à condition de devenir arien. Il refusa et fut mis dans un bateau sans voile ni rame, avec d’autres chrétiens, dont l’évêque de Carthage saint Quodvultdeus.

Or le bateau arriva à Naples. Les exilés fondèrent un monastère, le premier en Italie selon la règle de saint Augustin. Gaudiose meurt le 27 octobre 455 et est inhumé dans une catacombe qui portera son nom et qui est aujourd’hui dans la crypte de la basilique Santa Maria della Sanità.

Il y a deux autres saints portant le nom de Gaudiosus dans le martyrologe, dont un hier 26 octobre, évêque de Salerne au VIIe siècle.

A priori Gaudiosus devrait être traduit par « Joyeux », puisqu’il est manifestement formé sur « gaudium », la joie, et qu’en France le nom de famille Joyeux est référencé parmi les patronymes fréquents par Geneanet. Mais selon le Gaffiot ce mot n’existe pas autrement que comme nom propre. N’empêche que « Gaudiose » est peu réjouissant et sent la fabrication. Et qu’en italien « gaudioso » veut bien dire « joyeux »…


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