En Pologne

La crise politique se poursuit en Pologne. Dans un premier temps, nos gazettes étaient muettes. Elles attendaient les ordres. Naturellement, la dictature européenne a ouvertement pris fait et cause pour son employé Donald Tusk, apparatchik de Bruxelles de longue date, dont l’une des missions est précisément de mettre au pas le Tribunal constitutionnel qui croit pouvoir défendre la souveraineté polonaise. Tusk lui-même ayant fait une solennelle déclaration selon laquelle il défendait l’état de droit et la démocratie contre des factieux menés par le président de la République et manipulés par les Russes (évidemment), les gazettes ont répété cette propagande insensée. On n’avait encore jamais vu un gouvernement défendre l’état de droit en envoyant les forces spéciales encercler une cour constitutionnelle, empêchant son président d’entrer, et profitant de l’absence du président de la République pour imposer manu militari une nouvelle présidente…

Depuis, la situation n’a pas évolué. Le président du Tribunal constitutionnel rappelle qu’il est… le président du Tribunal constitutionnel et demande des poursuites contre les auteurs de ce coup d’Etat. Mais il est empêché de pénétrer dans le bâtiment. La présidente issue du putsch de Tusk prétend parler au nom de la Constitution…

On notera une réaction étonnante, celle, dès le début, de Marine Le Pen, qui tranche, pour la première fois depuis longtemps, avec la pensée unique européenne :

Les évènements graves qui se déroulent actuellement en Pologne autour du Tribunal constitutionnel suscitent une profonde inquiétude.
La suspension contestée du président du Tribunal, l’intervention des forces de sécurité autour de cette institution semblent s’apparenter à une prise de contrôle forcée d’une institution constitutionnelle.
L’indifférence de l’Union européenne et le silence des médias face à la crise polonaise suscitent de légitimes interrogations : on ne peut prétendre défendre la démocratie et l’État de droit et se taire lorsque l’équilibre constitutionnel d’un État membre est gravement menacé.
On ne restaure pas l’État de droit en donnant le sentiment de s’affranchir soi-même des règles qui le fondent.
La multiplication de ces coups de force au sein même de l’Union européenne commence à sérieusement interroger.

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2 réflexions sur “En Pologne”

  1. ‘..la multiplication des coups de force …commence à interroger’. C’est gentillet. Ces coups de force semblent, de plus, plutôt imputables aux germains. Ach ! Y auraient-ils eu des forces germaniques mêlées aux forces de l’ordre polonaise ? Nein…imboziple, nous ne zommes bas des nostalgiks du Drang nach Osten, ni du Lebensraum. Heil !

    Mais je suis sûrement un complotiste de la pire espèce.

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    • Vous n’êtes pas le seul. Et comme il y a de plus en plus de comploteurs, il y a aussi plus de boulot pour les « complotistes ». Etiquette équivalente dans son but à « fasciste », « anti-sémite », « islamophobe », « homophobe », ‘raciste », « blanc hétérosexuel ». etc

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