Jared Kushner a publié un texte faisant état d’une discussion de Donald Trump « avec plusieurs dirigeants européens sur la nécessité d’une architecture de sécurité européenne plus vaste, susceptible de contribuer à instaurer les conditions d’une paix durable ». Une nouvelle architecture de sécurité élaborée naturellement avec la Russie. Le texte de Kushner (co-écrit avec Steve Witcoff) fait suite à un entretien de Donald Trump avec Kirill Dmitriev. Il s’agit du « grand et bel accord sur l’Ukraine qui peut impliquer toute l’Europe », dont a parlé Donald Trump après sa rencontre avec Dmitriev.
Kaja Kallas a répondu aujourd’hui qu’il n’est pas question de discuter de quoi que ce soit avec la Russie : « Nous avons déjà une architecture européenne de sécurité en place. » Et de demander dans la foulée que l’UE participe aux discussions avec les Etats-Unis et la Russie sur l’Ukraine… Car une fois encore, la semaine prochaine aura lieu à Abou Dabi une réunion tripartite Etats-Unis-Russie-Ukraine, où l’UE n’est pas invitée, mais qui est présentée par Kushner et Witcoff comme une étape dans la construction d’une « nouvelle architecture de sécurité européenne »… dont on peut rappeler que c’est une expression russe, employée par Dmitri Medvedev en 2008…
Ci-après une traduction du texte intégral de Jared Kushner, qui est de fait un texte de la Maison Blanche, et n’est pas sans intérêt, ne serait-ce que pour comprendre ce qui va se passer les prochaines semaines… sans nous.
Le président Trump a engagé aujourd’hui une discussion importante avec plusieurs dirigeants européens sur la nécessité d’une architecture de sécurité européenne plus vaste, susceptible de contribuer à instaurer les conditions d’une paix durable.
S’appuyant sur son leadership et sur le travail de fond mené cette semaine à Bruxelles avec l’Ukraine, l’OTAN et nos partenaires européens, Steve Witcoff et moi-même tenons à partager certains des objectifs qui guident nos échanges actuels.
Depuis plus de 30 ans, l’Europe et la Russie peinent à établir un cadre de sécurité pérenne. Des décennies de méfiance, des préoccupations sécuritaires divergentes et les conséquences dévastatrices de cette guerre font de cet objectif un défi extrêmement complexe, mais indispensable à une paix durable.
Notre but est de concevoir des dispositifs concrets qui répondent aux préoccupations sécuritaires de toutes les parties, réduisent les risques de conflits futurs et favorisent un environnement de sécurité plus stable et prévisible.
Nous travaillons sur cinq axes principaux : des consultations permanentes en matière de sécurité, des canaux de communication fiables en temps de crise, une transparence militaire accrue, des mesures réciproques visant à limiter les risques d’escalade, et un cadre durable pour la sécurité et la stabilité à long terme en Europe.
Tout dispositif devra respecter pleinement la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’autonomie décisionnelle de chaque nation. Chaque pays conservera la maîtrise de sa propre sécurité et de ses alliances ; aucun État ne pourra exercer de droit de veto sur les choix souverains d’un autre. L’OTAN demeurera au cœur de la défense collective européenne, et cette initiative s’appuiera sur les institutions et les engagements existants.
Nous poursuivrons nos consultations — notamment dans le cadre du format « Shell Bay » — avec l’Ukraine, l’OTAN, l’Union européenne et nos partenaires européens, en élargissant le dialogue pour garantir que toutes les perspectives et idées pertinentes soient prises en compte. Nous engagerons également des échanges avec la Russie dans le cadre des négociations de paix.
La semaine prochaine, à Abou Dabi, les États-Unis réuniront l’Ukraine et la Russie pour les premières discussions de paix trilatérales depuis février. Toutes les parties sont pleinement mobilisées dans la préparation de négociations substantielles et productives. Nous consulterons étroitement nos partenaires européens en marge de ces échanges et, si des progrès sont réalisés, nous chercherons à évoluer vers un format multilatéral plus large, impliquant leur participation directe.
Ces réflexions continuent d’évoluer, et nous accueillons volontiers toute contribution constructive. La mise en place d’une structure adaptée sera déterminante pour mettre fin à ce conflit et passer d’une situation de guerre à des conditions propices à une paix durable.
Il s’agit d’un travail complexe et minutieux. Il n’existe pas de solutions faciles. Mais la possibilité de contribuer à mettre fin à cette guerre dévastatrice et de jeter les bases d’une Europe plus pacifique, plus sûre et plus prospère pour les générations à venir fait de ce défi une entreprise qui en vaut largement la peine.
Nous verrons comment ces discussions évoluent et nous continuerons à travailler intensément avec toutes les parties pour atteindre l’objectif du président Trump : une paix globale et durable.
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Rester au sein de l’Otan, c’est de facto, nous soumette aux intérêts états-uniiens. Encore heureux que les européisres soient exclus; la Providence fait bien les choses. Pas besoin de participer à notre future mise en coupe règlée. Il n’y a qu’une issue obligatoire pour la France, sous peine de disparaître : retrouver sa souveraineté pleine et entière et choisir ses accords au coup par coup, guidé par l’intérêt des français pour leur vrai Bien futur. Reprendre son destin en mains. Les accords avec la Russie et les États-Unis, par exemple, à part avec l’un et l’autre garantira mieux notre sécurité.
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