14e dimanche après la Pentecôte

Fra Angelico, couvent Saint-Marc, cellule 32.

« Nul ne peut servir deux maîtres. » À cette même intention, bonne ou mauvaise, se rapporte ce que notre Seigneur expose en conséquence de son assertion : « Ou il haïra l’un et il aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. » Il faut examiner attentivement ce passage ; le Seigneur lui-même indique quels sont ces deux maîtres, en ajoutant : « Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon. » Les Hébreux donnent, dit-on, aux richesses le nom de Mammon. En langue punique, ce mot a le même sens ; car mammon signifie gain.

Servir Mammon, c’est être l’esclave de celui que sa perversité a préposé aux choses terrestres, et que le Seigneur appelle « prince de ce monde ». Donc : « ou l’homme le haïra et aimera l’autre », c’est-à-dire Dieu ; « ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. » En effet, quiconque est esclave des richesses s’attache à un maître dur et à une domination funeste ; enchaîné par sa cupidité, il subit la tyrannie du démon, et certes, il ne l’aime pas, car qui peut aimer le démon ? Mais cependant il le supporte.

« C’est pourquoi, continue le Sauveur, je vous dis : Ne vous inquiétez point pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous vous vêtirez. » Il ne veut pas que notre cœur se partage à la recherche, non seulement du superflu, mais même du nécessaire, et que, pour nous le procurer, notre intention se détourne de sa véritable fin, dans les actions que nous paraissons faire par un motif de miséricorde. C’est-à-dire qu’il ne veut pas que, tout en paraissant nous dévouer aux intérêts du prochain, nous ayons moins en vue son utilité que notre avantage personnel, et que nous nous regardions comme exempts de fautes, parce que nous ne voulons obtenir que le nécessaire et non le superflu.

Saint Augustin, livre 2 sur le Sermon sur la montagne, leçons des matines.

Un vrai patriote

Mykhaïlo Fedorov, ministre ukrainien de la Défense, a été limogé par Zelensky.

Comme les autres, il s’est empressé de quitter le pays.

Maintenant, il est conseiller du ministre italien de la Défense (qu’il appelle par son prénom) « pour l’innovation ». Italienne.

Mais le seul drapeau visible est celui de l’OTAN. Donc tout est normal.

Ingérence surréaliste

Ce qui est grave avec les ingérences russes dont sont victimes les ectoplasmes candidats à la présidentielle, c’est que personne ne les voit…

20 minutes ose publier tout un article qui explique que ces ingérences sont d’autant plus dangereuses qu’elles n’atteignent personne. « Elles ne visent pas le grand public… elles sont conçues pour saturer l’espace médiatique »… Sic : elles saturent l’espace médiatique par le vide.

Une perle :

Selon Kévin Limonier, géopolitologue, il est aujourd’hui difficile de mesurer l’impact réel de ces campagnes d’ingérence étrangère vues par quelques centaines de personnes, car il n’existe pas de consensus académique sur la question.

Et encore, la dernière « ingérence » contre Attal n’a été vue que par une centaine de personnes au maximum, lit-on ensuite : à savoir les réseaux qui l’inventent, et les services de l’Etat chargé de les débusquer…

Et les lecteurs de 20 minutes ne trouvent pas qu’on les prend pour des cons ?

Caroline LGBT au Vatican

Cette très pieuse femme en mantille qui remet ses lettres de créance au pape est Caroline Vermeulen, nouvelle ambassadrice de Belgique auprès du Saint-Siège.

Les gazettes (notamment catholiques) soulignent que c’est la première femme à occuper ce poste. Mais l’important n’est pas dans cet exemple de féminisation à marche forcée de toutes les institutions. C’est que Caroline Vermeulen est une militante LGBT de choc.

Auparavant elle était ambassadrice de Belgique à Vienne, pour l’Autriche, la Slovaquie et la Slovénie (sic : le royaume de Belgique ressuscite l’empire d’Autriche). Elle faisait la promotion de la gay pride de Vienne et y participait en tant que militante du lobby « Diplomats for equality ». On la voit ci-dessous au premier rang, et au milieu du premier rang, du cortège des « Diplomats for equality », avec son petit drapeau belge et ses boucles d’oreille arc-en-ciel, en 2023.

Elle y était aussi notamment cette année :

En 2024 elle avait promu, avec l’ambassadeur de l’Union européenne auprès des organisations internationales à Vienne, dans le cadre du « mois des fiertés », une projection du film belge Girl, qui raconte l’histoire d’un adolescent de 15 ans qui s’identifie comme femme et veut devenir danseuse.

Le service de presse du Vatican n’en dit pas un mot dans la bio officielle de la dame. Mais le pape ne peut pas ne pas le savoir.

Organisera-t-elle avec les autres « Diplomats for equality » du saint-Siège la première gay pride du Vatican ?