La « communauté monastique »…

Suite à l’incendie du toit de la cathédrale de la laure des Grottes de Kiev, le patriarche Bartholomée a fait part de son soutien à la « communauté monastique » de la laure.

Comme il ne reconnaît pas l’Eglise orthodoxe ukrainienne (et ses 200 moines de la laure de Kiev), la « communauté monastique » dont il parle c’est un seul moine. Le seul qui avait fait défection, et qui règne tout seul sur la partie haute de la laure (dont la cathédrale), acceptant les diverses profanations que le pouvoir y organise.

Et pan sur l’Ukraine

Pendant que Zelensky parade au G7, lequel gesticule une fois de plus contre la Russie, l’Ukraine vient de perdre son procès devant le Cour permanente d’arbitrage de La Haye.

La procédure avait été initiée en 2016 par l’Ukraine qui, suite à la réintégration de la Crimée en Russie, revendiquait des droits d’Etat côtier sur la Mer Noire, la Mer d’Azov et le détroit de Kertch, et réclamait des compensations pour l’utilisation par la Russie des eaux de Crimée. Elle demandait surtout que la Russie soit condamnée à démanteler le pont de Crimée construit sans son autorisation…

La Cour décide que la Russie a violé plusieurs articles de la Convention du droit de la mer en conduisant des études d’impact environnemental qui ne correspondent pas à ce que la Convention impose, lors de la construction du pont de Crimée.

Pour le reste, elle rejette toutes les demandes de l’Ukraine :

— Elle refuse à Kiev toute compensation ou réparation de la part de la Russie pour l’exploitation des ressources naturelles des eaux de Crimée.

— Elle rejette la demande de l’Ukraine, soutenue par les pays occidentaux, de faire reconnaître le détroit de Kertch comme voie navigable internationale, ouverte au passage des navires de tous les États, y compris les navires militaires.

— Elle rejette la demande de l’Ukraine de démanteler le pont de Crimée.

— Elle rejette toutes les accusations portées par l’Ukraine concernant des dommages environnementaux causés par la Russie dans les eaux de Crimée.

Oups…

Parmi les frappes russes sur Kiev l’autre nuit, les Ukrainiens soulignent celle qui a détruit un « studio de cinéma ». Mais ils ont publié des photos des dégâts sans se rendre compte de ce qu’ils montraient : un stock d’ailes de drones FP-1, soulignant ainsi que le « studio de cinéma » était devenu un atelier de fabrication de drones et donc une cible militaire…

La propagande ukrainienne a ensuite supprimé les photos. Trop tard…

L’Unesco plus prudente que nos dirigeants

Suite à l’incendie du toit de la cathédrale du monastère des Grottes de Kiev, l’Unesco a publié un communiqué qui commence ainsi :

Dans le contexte de l’escalade de la guerre en Ukraine consécutive à l’invasion par la Fédération de Russie, l’UNESCO condamne la frappe rapportée du 15 juin qui a touché la Laure des Grottes de Kiev, au sein du bien du patrimoine mondial « Kiev  : cathédrale Sainte-Sophie et ensemble des bâtiments monastiques, Laure des Grottes de Kiev », l’un des plus importants repères spirituels et culturels de l’Ukraine.

Ce refus de désigner clairement l’auteur de la « frappe » a suscité la colère du ministère ukrainien des Affaires étrangères, qui a jugé le communiqué « absurde ».

L’arc-en-ciel comme arme…

La « nuit de la fierté » aux Etats-Unis, avant un match de baseball, l’équipe des Géants de San Francisco a invité les « couples de même sexe » à « renouveler les promesses de leur mariage » sur le terrain devant un drag queen, tandis que l’hymne national était chanté par un militant LGBT. Les joueurs portaient les couleurs de l’arc-en-ciel sur leur casquette.

Le lanceur de l’équipe, Landen Roupp, a écrit sur sa casquette : « Genèse 9:12-16 ». Simple référence à ce qu’est vraiment l’arc-en-ciel pour un croyant : le signe de l’alliance de Dieu et des hommes, donné à Noé après le Déluge. Un autre joueur a fait de même, et le lanceur remplaçant a refusé de porter la casquette.

Le site Outsports a dénoncé :

« Trois lanceurs des Géants de San Francisco se sont déshonorés lors de la soirée de la Fierté de l’équipe, instrumentalisant l’arc-en-ciel et s’attaquant à la communauté LGBTQ+. »

Le site a employé le mot weaponizing : faire de l’arc-en-ciel une arme contre la communauté LGBT. Alors que c’est cette « communauté » qui a détourné le symbole de l’arc-en-ciel.

Cyd Zeigler, cofondateur d’Outsports, a ajouté : « En guise de doigt d’honneur de la taille de la Coit Tower à la communauté LGBTQ+, ils ont inscrit un verset biblique sur leurs casquettes, la trempant ainsi d’un message de haine. »

Le directeur du site de sports Fansided a accusé ces joueurs de se cacher « derrière un livre vieux de 2000 ans » (sic), et le site The Athletic, qui appartient au New York Times, a gravement conclu que les « personnes homosexuelles et transgenres sont et seront toujours des victimes ».

Landen Roupp a répondu :

« Il n’y a là aucune haine. C’est simplement ce que je défends. Je crois en Dieu. Il s’agit simplement de l’alliance de Dieu et de la promesse qu’il nous faite, de sa fidélité et de sa miséricorde. C’est une conviction profonde et je la maintiens. Je suis reconnaissant de vivre dans un pays où nous avons la liberté de croire ce que nous voulons et de nous exprimer librement. »

Mais pas tout à fait quand même…