Parmi les sanctions du 21e paquet contre la Russie, il y en a qui frappent des entreprises chinoises accusées de travailler avec la Russie. La Chine n’a pas tardé à répliquer (cliquer sur le message pour voir la démonstration) :
Catégorie : Europe
Le 21e paquet
Les 27 ont fini par se mettre d’accord sur le 21e paquet de sanctions contre la Russie, un mois et demi après la proposition de la Commission… « Un train de sanctions nettement affaibli » par rapport à cette proposition, doit avouer EUobserver. En fait il n’y a rien de marquant ni même de nouveau dans la nouvelle liste de 218 sanctions, en dehors de l’interdiction faite aux banques de l’UE de faire des transactions avec 32 banques russes. Effet boomerang garanti et immédiat…

Comme on n’a rien à se mettre sous la dent, Le Monde s’indigne que Xenia Fedorova ne soit pas sur la nouvelle liste des personnes soumises à des sanctions, et que personne ne l’ait même demandé…
C’est que malgré les hauts cris des uns et des autres, on ne peut rien reprocher à Xenia Fedorova. Ou alors il faudrait expulser nombre d’intervenants médiatiques ukrainiens, qui sont loin d’avoir la retenue et le sérieux de la journaliste russe.
Russophobie « culturelle »
C’était prévu et annoncé, c’est fait : l’Union européenne annule sa subvention à la Biennale de Venise, parce qu’elle a osé laisser les Russes ouvrir un pavillon. La subvention de 2 millions d’euros avait été « suspendue ». Elle est désormais annulée.
Le pavillon russe (interdit en 2022 et 2024) avait été ouvert les trois jours précédant la Biennale, les jours réservés aux journalistes et aux officiels. Il est fermé pendant la Biennale elle-même. Mais sa seule existence est insupportable pour les petits dictateurs russophobes de la « Culture » européenne.
« Les événements culturels financés par l’argent des contribuables européens devraient préserver les valeurs démocratiques et favoriser le dialogue, la diversité et la liberté d’expression, des principes qui ne sont pas respectés actuellement en Russie », déclare sans rire le porte-parole Thomas Regnier.
Le 21e paquet en panne
Les ministres des Affaires étrangères des pays de l’UE n’ont pas réussi à se mettre d’accord hier sur le 21e paquet de sanctions contre la Russie. C’est de plus en plus difficile…
Selon le Financial Times, la Grèce s’est opposée à l’interdiction du transport de gaz naturel liquéfié (GNL) russe, estimant que cette mesure pénaliserait ses compagnies maritimes et donc son commerce extérieur.
La Bulgarie avait déjà obtenu le 13 juillet que le patriarche Cyrille ne figure pas dans la nouvelle liste de personnes sanctionnées.
Le miracle ukrainien
« Nous avons franchi aujourd’hui une nouvelle étape importante dans le parcours de l’Ukraine vers l’adhésion à l’UE en ouvrant un autre volet de négociation clé, celui des relations extérieures », déclare Thomas Byrne, le ministre irlandais des Affaires européennes, dont le pays assure la présidence tournante du Conseil de l’UE.
Le premier volet avait été ouvert le 15 juin dernier. Sur les sujets suivants : État de droit, démocratie, lutte contre la corruption.
Autrement dit, en moins d’un mois, l’Union européenne a conclu que l’Ukraine remplissait les critères d’adhésion dans ces matières.
En bref, l’Ukraine, dont le président n’est plus président depuis le 20 mai 2024 (ça fait quand même plus de deux ans), où les partis d’opposition sont interdits, où les médias d’opposition sont interdits, où la langue russe, qui est la langue maternelle de la majorité de la population, est interdite, où 11 millions de livres ont été détruits pour le seul fait d’être écrits en russe, où l’Eglise orthodoxe historique est interdite, où la corruption atteint des sommets, où l’on ordonne des assassinats en Russie, en Espagne, ou à Monaco, ce pays-là a franchi allègrement le premier seuil de l’intégration dans l’UE : celui de l’État de droit, de la démocratie, de la lutte contre la corruption…
En fait cela donne une image précise de ce que les actuelles autorités de l’UE considèrent comme l’État de droit, la démocratie, la lutte contre la corruption… N’est-ce pas, Ursule ?