Ursule (et les autres) en roue libre

Dans son discours annuel où elle se prend pour la présidente des Etats-Unis d’Europe (non élue, c’est plus pratique), Ursule a proposé que le Canada devienne « membre associé » de l’Union européenne.

Elle a été chaleureusement applaudie par les députés européens.

Or ce statut de « membre associé » n’existe pas.

Il est vrai que si Ursule respectait les traités européens ça se saurait.

Mais que les députés applaudissent à un souhait, ouvertement et solennellement exprimé, de violation des traités par la présidente de la Commission européenne, cela montre à quel niveau on est descendu.

Et 6 milliards de plus pour Zelensky…

Pour continuer la guerre jusqu’au dernier Ukrainien, et jusqu’à la faillite des économies européennes.

« Aujourd’hui, nous avons approuvé une enveloppe de 6,1 milliards d’euros pour aider l’Ukraine à acquérir des systèmes de défense aérienne, des missiles, des drones et des systèmes de guerre électronique. Grâce à cette décision, l’Ukraine pourra se procurer les équipements Patriot nécessaires pour protéger son ciel contre les attaques de la Russie. En coordination avec nos États membres et l’OTAN, nous continuerons à soutenir l’Ukraine. Pour que l’Ukraine l’emporte. Pour qu’elle obtienne la paix juste et durable qu’elle mérite. »

Un nouvel échec de de la petite peste

Lu sur Euronews :

Lors d’une réunion informelle des ministres de la Défense en Irlande la semaine dernière, la Haute Représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Kaja Kallas, a annoncé la création d’une nouvelle instance consultative réunissant responsables politiques et militaires pour aider à concevoir une nouvelle approche de la défense européenne : « L’objectif est de réunir certains des esprits les plus brillants en matière de sécurité et de défense afin de proposer des solutions véritablement innovantes pour combler ces lacunes plus rapidement et gagner en efficacité. »

Quelques jours plus tard seulement, l’initiative a été discrètement abandonnée. Les personnes invitées à l’événement de lancement — une discussion informelle avec Mme Kallas prévue lundi dans un cadre convivial à Bruxelles — ont été informées de l’annulation dimanche après-midi.

Cette décision soudaine fait suite à l’opposition de plusieurs États membres, qui jugeaient cette voie inappropriée, alors même que le groupe devait uniquement jouer un rôle consultatif et non prendre des décisions au nom des États membres.

La pression exercée pour abandonner l’initiative avant même son lancement — et avant même que les noms des participants ne soient dévoilés — constitue un revers politique majeur pour Mme Kallas, qui venait tout juste de mettre en place une nouvelle équipe de direction au sein du SEAE pour consolider sa position.

Supprimer ce qui reste de souveraineté

Nouvel assaut, mené par l’Allemagne, soutenu par la France et neuf autres pays de l’UE, pour trouver le moyen de supprimer le droit de veto dans le domaine de la politique étrangère alors que les traités le prévoient explicitement et que d’autres pays n’ont pas du tout l’intention d’abandonner ce qui est le dernier rempart de leur souveraineté.

Onze pays de l’UE envoient donc une lettre à Kaja Kallas pour demander que soit mis fin aux vétos « d’obstruction » qui paralysent l’action internationale de l’UE.

Pour cela ils listent cinq « principes » :

  • Respecter les principes de coopération sincère et de solidarité mutuelle.
  • Recourir davantage aux abstentions constructives pour remplacer les droits de veto.
  • S’abstenir de lier les décisions de politique étrangère à des questions « sans rapport substantiel ».
  • Explorer les possibilités offertes par les traités de l’UE pour passer de l’unanimité à la majorité qualifiée.
  • Fournir des « raisons vitales et fondées » pour bloquer une telle évolution.

C’est ce qui s’appelle parler pour ne rien dire. Tant que le texte du traité n’est pas modifié, le droit de veto demeure, et tout pays (notamment les pays non signataires de la lettre…) peut l’utiliser. Et les pays qui tiennent au droit de veto (à leur dernier outil de souveraineté) empêcheront que le texte du traité soit modifié…

Ursule et Kaja peuvent parader en permanence en faisant croire que ce sont elles qui décident de la politique étrangère de l’UE, il demeure qu’elles n’ont aucune légitimité pour cela et ne le font que tant qu’on (au premier chef l’Allemagne et la France) les laisse faire.

La claque islandaise à Bruxelles

Les Islandais ont répondu non, par 52,8%, à la question du référendum : « Les négociations sur l’adhésion de l’Islande à l’Union européenne doivent-elles se poursuivre ? »

Bruxelles accuse le coup, par un quasi-silence (un simple murmure, d’une belle hypocrisie, sur le respect des citoyens…).

L’Islande avait déposé sa candidature à l’UE en juillet 2009. Elle fut reconnue par le Conseil européen le 17 juin 2010, et les négociations commencèrent le 27 juillet suivant. Mais en 2013 le nouveau gouvernement décida de les suspendre sine die.

Le nouveau gouvernement issu des élections de novembre 2024 était fondé sur un accord de coalition prévoyant un référendum.

Le Premier ministre Kristrún Frostadóttir ne faisait pas mystère de son européisme, mais avait fait sensation en demandant à Bruxelles d’arrêter de s’ingérer dans la campagne, après la visite sur place d’au moins sept personnalités (dont Barrot et Hayer) venues dire aux Islandais comment bien voter…

Il est probable que cet épisode a eu une influence sur le vote.

Mais bien sûr du côté européiste on accuse la « désinformation » des eurosceptiques, sans toutefois aller jusqu’à accuser les Russes… Ainsi Le Temps, qui dénonce depuis la Suisse, pays non membre de l’UE, la « propagande » qui a conduit les Islandais à mal voter…