« Ainsi, l’exposition de La France Européenne est un acte de foi et un acte d’énergie. Nous entendons prouver que la France est prête à fournir volontairement sa contribution au monde qui s’édifie et nous mettons simplement sous les yeux le principal de son apport.
« Par une ordonnance schématique, nous engageons le visiteur à réfléchir et nous lui proposons des conclusions, certains qu’il n’en existe pas d’autre que la participation complète et loyale à la construction de l’édifice futur.
« Permettez-moi de souhaiter que cette exposition inspire aux étrangers de justes jugements sur notre pays, en même temps qu’elle procurera aux Français, avec des motifs de mieux comprendre, de solides raisons d’espérer. »
Fernand de Brinon, ambassadeur du gouvernement de Vichy auprès du Haut Commandement allemand à Paris, inaugurant l’exposition La France européenne le 6 juin 1941.
Aleksandar Vučić, Robert Fico et Viktor Orbán ont tenu une réunion aujourd’hui à Komárno en Slovaquie, pour continuer de coordonner leur politique contre l’immigration illégale.
« Nous avons obtenu des résultats en travaillant ensemble, ce n’était pas facile, mais cette année, il y a 80% de migrants en moins que l’année dernière. Nous continuerons à travailler ensemble, et je crois que les résultats seront bons », a déclaré le président serbe.
Concernant l’Ukraine, Aleksandar Vučić a déclaré :
« Notre trio a une perspective quelque peu différente sur les combats en Europe, en particulier en Ukraine. Contrairement à beaucoup d’autres, nous n’avons pas peur de prononcer le mot paix, qui est devenu très impopulaire en Europe aujourd’hui. Le discours dominant se concentre sur la manière de se vaincre les uns les autres, plutôt que sur l’importance de parvenir à la paix. »
Les drapeaux européens montrent que deux de ces pays font bien partie de l’UE, et que le troisième est fermement candidat à l’adhésion… même si son vice-président Vučić est au sommet des BRICS à Kazan…
Le Parlement européen a approuvé ce matin, par 518 voix contre 56 et 61 abstentions, la proposition du Conseil du 9 octobre de prêter jusqu’à 35 milliards d’euros à l’Ukraine, somme qui sera remboursée par les profits générés par les avoirs russes gelés en Europe (censés rapporter entre 2,5 et 3 milliards par an).
Intéressante réaction de Kirill Logvinov, le représentant permanent de la Russie auprès de l’UE :
Il est évident que le Parlement, bien que dit “européen”, a pris une décision qui va à l’encontre des intérêts européens. Il est peu probable que ceux qui ont voté pour cette décision ne se rendent pas compte que les futures générations de contribuables européens devront en fin de compte payer la Russie pour ce vol.
L’Union européenne commet sciemment un crime économique à l’échelle mondiale. En faisant des sanctions illégitimes contre les actifs souverains d’un État étranger un instrument de sa politique étrangère, Bruxelles remet en cause le système financier international, porte un coup à l’euro en tant que monnaie de réserve et contribue à une grave détérioration du climat d’investissement dans l’UE. Tout cela confirme une fois de plus qu’il est temps de travailler à la formation d’une infrastructure financière stable et indépendante des caprices de l’Occident lors du sommet des BRICS à Kazan.
Tous les États du Sud et de l’Est de la planète l’ont bien compris : aujourd’hui, l’UE s’est estimée autorisée à geler les réserves de la Russie, et demain, tout autre pays qui ne voudra pas se soumettre au diktat de l’Occident pourra se retrouver à sa place.
Nous ne nous faisions pas d’illusions et nous n’en avons toujours pas : la bureaucratie européenne a déclenché une véritable guerre économique contre la Russie. L’expropriation des revenus des actifs russes “immobilisés” est l’une de ses nombreuses manifestations. Il s’agit de l’« ordre fondé sur des règles » en action. L’Ukraine n’est devenue pour l’Union européenne qu’un prétexte pour expérimenter un concept étranger à la majorité mondiale, visant à maintenir la domination occidentale.
La nuit dernière il était clair que le non l’emportait au référendum censé « confirmer » la candidature de la Moldavie à l’UE. A 2h du matin Le Monde, comme les autres médias, disait :
Mais voilà que ce matin, alors que le dépouillement n’était pas encore terminé (pourtant il s’agit seulement de 1,5 million de votes exprimés, soit sensiblement moins qu’en Bretagne aux dernières législatives…), « après dépouillement de plus de 98 % des bulletins, le oui était légèrement devant avec 50,03 % des suffrages, selon les résultats quasi finaux ». Mais il a fallu attendre 17h 22 exactement pour avoir le résultat final : ô divine surprise, 50,46% de oui (entre 98% et 100% ça n’avait pas cessé de monter…).
La Sandu dénonçait « une attaque sans précédent », des Russes naturellement, quand elle croyait avoir perdu. Toute la presse mondiale a repris cette dénonciation, qui ne repose sur rien, et qui est très variable : les Russes ont dépensé « 100 millions d’euros », ou « des millions de dollars »…
Personne ne dénonce la très réelle pression de l’Union européenne, et très officiellement chiffrée : la Commission européenne a donné 1,8 milliard d’euros à la Sandu le 10 octobre, soit 10 jours exactement avant le scrutin : votez pour l’UE, on vous donnera plein de sous…
Et cette pression n’est pas la seule. Il y a une « Soros Foundation-Moldova », qui dit elle-même qu’elle est « depuis 1992 l’un des principaux donateurs privés en République de Moldavie ». Et j’avais signalé l’année dernière ce merveilleux concours lancé par l’ambassade des Etats-Unis visant à donner des bourses de 25.000 à 100.000 dollars (ce qui est vraiment énorme là-bas) afin de concrétiser des projets de médias « indépendants » (sic) dans le pays.
L’indépendance moldave s’affiche d’ailleurs sur la page d’accueil du site de la… Commission électorale centrale, avec les logos des généreux soutiens de la démocratie dans le bon sens, et qui le dit ouvertement :
Ce portail a été créé dans le cadre du projet « Consolidation de la démocratie en Moldavie à travers des élections inclusives et transparentes » mis en œuvre par le PNUD [Programme des Nations unies pour le développement] Moldavie avec le soutien financier de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), de l’Ambassade britannique à Chisinau par le biais du Fonds pour la bonne gouvernance et de l’Ambassade des Pays-Bas à travers le programme Matra.
Le même jour avait lieu l’élection présidentielle, pour réélire la Sandu qui sait si bien recevoir des milliards de l’UE. Mais elle n’a obtenu que 42% des voix. Bien qu’elle soit largement en tête, le deuxième ayant 26%, elle n’est pas assurée de l’emporter au second tour. Encore que la magie du référendum puisse se reproduire…
L’humble gouvernement français a informé la toute-puissante Commission européenne qu’il se voyait contraint de mettre en place des contrôles des frontières, de toutes ses frontières, à partir du 1er novembre, à cause des problèmes d’immigration et de terrorisme.
Actuellement, huit des 27 pays de l’Union européenne ont réintroduit une forme de contrôle à leurs frontières…
Ce qui ne pouvait être qu’une dérogation exceptionnelle aux règles de l’UE devient la norme, même si on souligne que c’est « temporaire »… pour demeurer dans la légalité.
Et voilà comment la réalité résiste à l’idéologie européiste. Dès qu’il y a un problème on se souvient qu’il y a des frontières, et que les contrôles aux frontières, bannis par les traités, sont la seule mesure qui aient une certaine efficacité. Mesure prise par un gouvernement qui tout-à-coup se découvre souverain, toujours en contravention avec l’idéologie officielle…