La divine liturgie hier à l’église de l’icône de la Mère de Dieu souveraine à Iekaterinbourg. Quelques jolies perles.
23’21 Trisagion.
45’51 Hymne des Chérubins.
56’05 Sanctus.
59’44 Hymne à la Mère de Dieu.
1h10’56 Chant de communion.
La divine liturgie hier à l’église de l’icône de la Mère de Dieu souveraine à Iekaterinbourg. Quelques jolies perles.
23’21 Trisagion.
45’51 Hymne des Chérubins.
56’05 Sanctus.
59’44 Hymne à la Mère de Dieu.
1h10’56 Chant de communion.
Mémoire de saint Saturnin. Ce saint Saturnin, qui était de Carthage, fut un martyr romain du temps de Dioclétien. Pourtant c’est d’abord à un autre Saturnin que l’on pense, celui que le parler populaire a appelé saint Sernin, celui de Toulouse. Or le saint Saturnin de Toulouse (qui était grec) a l’antériorité, puisqu’il fut quant à lui victime de la persécution de Dèce, un demi-siècle plus tôt. Curieusement, celui qui était chronologiquement le premier saint Saturnin a fini par établir sa fête le jour où l’on fêtait le second saint Saturnin…
Les deux saints Saturnin occupent plus de la moitié du martyrologe de ce jour :
A Rome, sur la voie Salaria, l’anniversaire des saints martyrs Saturnin, vieillard et Sisinius, diacre, sous l’empereur Maximien. Après qu’ils eurent langui longtemps en prison, le préfet de la ville ordonna qu’ils fussent placés sur le chevalet, et leurs membres disloqués à l’aide de courroies, puis qu’ils fussent meurtris à coups de matraques et de fouets à clous et brûlés en plusieurs parties du corps ; enfin, descendus du chevalet, il leur fit trancher la tête.
A Toulouse saint Saturnin évêque. Au temps de Dèce, il fut arrêté par les païens dans le capitole de cette ville, et précipité du haut des degrés jusqu’en bas : ayant eu ainsi la tête brisée, la cervelle répandue, le corps broyé, il rendit sa digne âme au Christ.
Le martyrologe de ce jour commence ainsi :
Près de Corinthe, l’anniversaire de saint Sosthène, l’un des disciples du bienheureux Apôtre Paul, qui en fait mention dans l’épitre aux Corinthiens. Sosthène, chef de la synagogue de Corinthe, s’étant converti au Christ, fut frappé avec violence en présence du proconsul Gallion, et consacra par un glorieux début les prémices de sa foi. (Fídei suæ primórdia præcláro inítio consecrávit.)
Actes des apôtres 18,11-17 :
Il [saint Paul] demeura là [à Corinthe] un an et six mois, enseignant chez eux la parole de Dieu. Or Gallion étant proconsul d’Achaïe, les Juifs, d’un commun accord, s’élevèrent contre Paul et l’amenèrent au tribunal, en disant : Celui-ci persuade aux hommes de rendre à Dieu un culte contraire à la loi. Comme Paul commençait à ouvrir la bouche, Gallion dit aux Juifs : S’il s’agissait de quelque injustice ou de quelque acte criminel, ô Juifs, je vous écouterais comme il convient ; mais s’il est question de mots, de noms et de votre loi, vous y aviserez vous-mêmes, car je ne veux pas être juge de ces choses. Puis il les renvoya du tribunal. Alors tous, se saisissant de Sosthène, chef de la synagogue, le battaient devant le tribunal ; et Gallion ne s’en mettait nullement en peine.
Sosthène est nommé comme co-auteur de la première épître aux Corinthiens :
Paul, appelé à être apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, et Sosthène notre frère, à l’Eglise de Dieu qui est à Corinthe, à ceux qui ont été sanctifiés dans le Christ Jésus, appelés saints, et à tous ceux qui invoquent le nom de Notre Seigneur Jésus-Christ, en quelque lieu qu’ils soient et que nous soyons nous-mêmes.
Le martyrologe de ce jour se termine par la brève mention de saint Séverin, « moine et solitaire » à Paris.
Ce Séverin se fit ermite près de la Seine, et il eut de nombreux disciples dont saint Cloud. Il mourut vers 540 et à l’emplacement de son ermitage, sur sa tombe, on édifia une chapelle, puis une église, celle qui porte son nom.

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Dans mon diocèse c’est la fête de saint Goustan. Voir ici. Et là le cantique de Hoédic.




Extrait de « Histoire et costumes des ordres religieux, civils et militaires« , par M. l’Abbé Tiron, 1848.