Saint François Xavier

Tous les dix ans, les reliques de saint François Xavier sont exposées à la vénération des fidèles (et infidèles). Cette année elles ont été transférées le 21 novembre de l’église du Bon Jésus à la cathédrale de Goa, où elles resteront jusqu’au 5 janvier.

Extrait d’un article d’Eglises d’Asie :

L’événement attend près de 8 millions de pèlerins.

Avant le début des premières célébrations, le gouverneur de Goa, P. S. Sreedharan Pillai, et le ministre en chef de l’État de Goa, Pramod Sawant, ont rendu hommage aux reliques dans la basilique, avant qu’elles soient transportées vers la cathédrale située environ 450 mètres plus loin. Une chaîne de 2.000 personnes entourait la procession jusqu’à la cathédrale. Le chariot exposait aussi des images évoquant la vie du saint. A cette occasion, l’archidiocèse de Goa a d’ailleurs publié un livre présentant les détails ornant la châsse en argent contenant le corps du missionnaire.

Le gouvernement de l’État de Goa a construit 33 cabanons au Village des pèlerins pouvant accueillir dix à douze personnes chacun, soit une capacité totale d’hébergement de près de 400 personnes par jour. Ces maisonnettes sont moins chères que les hôtels. Le prix est de seulement 350 roupies (5 dollars US) par jour, y compris trois repas végétariens, sachant que le sanctuaire attire aussi de nombreux visiteurs d’autres religions.

Beaucoup de groupes de paroissiens viennent tous les ans des États voisins du Maharashtra et du Karnataka, parcourant parfois plus de 200 km à pied afin de rechercher les bénédictions du saint.

Sainte Bibiane

L’église Sainte-Bibiane de Rome, restaurée par le Bernin, avec la statue de la martyre au-dessus de l’autel, par le Bernin. Les colonnes sont celles de la basilique du Ve siècle.

La basilique de cette martyre fut érigée par le pape Simplice (467) près du nymphée de Licinius Gallien sur l’Esquilin, mais sa fête n’entra dans le calendrier romain que sous Urbain VIII, à l’époque où l’on découvrit son corps et qu’on en fit la reconnaissance canonique. Pourtant nous trouvons, dans le haut moyen âge, la mémoire de cette sainte en grande vénération, et nous savons en outre que Léon II transféra, du cimetière ad Sextum Philippi à son église, les corps des martyrs, Simplice, Faustin et Viatrix, dans le but d’augmenter la dévotion envers ce sanctuaire. Un très ancien monastère de religieuses y était aussi annexé ; elles y restèrent jusqu’au XVe siècle.

La messe est celle du Commun des Vierges martyres Me exspectaverunt. Le verset pour l’entrée du célébrant est tiré du psaume 118. Les pécheurs attendirent pour me perdre ; d’abord ils voulurent perdre mon âme, et ensuite mon corps. Moi cependant je me souvins de vos préceptes et ne cédai pas. La voie par laquelle ils me conduisirent à la mort put sembler étroite. Pourtant elle est bordée par vos commandements, et pour moi elle est devenue une région spacieuse, celle de la glorieuse éternité.

Sainte Bibiane fait partie du groupe auquel appartiennent les martyrs Jean et Paul, Gallican, etc. que l’on dit avoir été mis à mort sous Julien l’Apostat quoiqu’on ne puisse parler de persécution véritable à cette époque sinon en Orient. C’est l’un des nombreux points obscurs de l’histoire de l’Église, auxquels de nouveaux documents devront apporter de la lumière. Ce qui demeure toutefois hors de tout débat, c’est la personnalité de Bibiane, son culte très ancien et l’histoire de ses reliques, qui semblent avoir eu leur premier tombeau dans l’habitation même de la martyre, transformée par le pape Simplice en église : Et aliam basilicam intra urbem, juxta palatium Licinianum, beatae martyris Bibianae, ubi corpus ejus requiescit.

Bienheureux cardinal Schuster

A Novo-Tikhvine

La divine liturgie ce matin au monastère Novo-Tikhvine de Iekaterinbourg, sublime chant byzantin sur le texte slavon.

5’54 Fils unique et Verbe de Dieu.

7’35 Les béatitudes.

17’10 Trisagion

21’28 Chant de l’épître par une moniale

25’05 Chant de l’évangile

35’42 Hymne des chérubins

50’20 Sanctus

54’10 Hymne à la Mère de Dieu (Dostoïno iest)

1h12’37 Chant de communion (Recevez le Corps du Christ, goûtez à la source immortelle… alléluia.) La communion dure près de vingt minutes, et le chant autant.

1h32’09 Nous avons vu la vraie lumière.

Premier dimanche de l’Avent

Antiphonaire cistercien de l’abbaye de Salzinnes (Namur), 1554.

Le premier répons des matines, premier répons de l’année liturgique, commence par la première lettre de l’alphabet, comme l’introït de la messe, et il est le plus long répons de l’année, avec trois versets au lieu d’un, chaque verset se poursuivant pas l’une des trois formules de la deuxième partie du corps du répons.

Les versets sont repris des psaumes 48, 79, et 23. Le répons ressemble à ce qu’on lit dans le prophète Isaïe, ce qui est logique puisque Isaïe est l’un des trois grands protagonistes de l’Avent, et que l’on vient justement de commencer la lecture de son livre, mais on ne le trouve nulle part tel quel dans Isaïe.

℟. Aspíciens a longe, ecce vídeo Dei poténtiam veniéntem, et nébulam totam terram tegéntem. * Ite obviam ei, et dícite : * Núntia nobis, si tu es ipse, * Qui regnatúrus es in pópulo Israël.
℣. Quique terrígenæ, et fílii hóminum, simul in unum dives et pauper.
℟. Ite obviam ei, et dícite.
℣. Qui regis Israël, inténde, qui dedúcis velut ovem Joseph.
℟. Núntia nobis, si tu es ipse.
℣. Tóllite portas, príncipes, vestras, et elevámini portæ æternáles, et introíbit Rex glóriæ.
℟.Qui regnatúrus es in pópulo Israël.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
℟. Aspíciens a longe, ecce video Dei poténtiam veniéntem, et nébulam totam terram tegéntem. * Ite obviam ei, et dícite: * Núntia nobis, si tu es ipse, * Qui regnatúrus es in pópulo Israël.

Guettant de loin, voici que je vois venir la puissance de Dieu, et une nuée recouvrant toute la terre. Allez à sa rencontre, et dites : Annonce-nous si c’est bien toi qui vas régner sur le peuple d’Israël.
Vous tous, nés de la terre, et enfants des hommes : ensemble, dans l’unité, le riche et le pauvre. Allez à sa rencontre, et dites.
Pasteur d’Israël, prête l’oreille : toi qui conduis Joseph comme une brebis. Annonce-nous si c’est bien toi.
Levez vos portes, princes : et élevez-vous, portes éternelles : et il fera son entrée. Qui vas régner sur le peuple d’Israël.
Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit.
Guettant de loin, voici que je vois venir la puissance de Dieu, et une nuée recouvrant toute la terre. Allez à sa rencontre, et dites : Annonce-nous si c’est bien toi qui vas régner sur le peuple d’Israël.

Le voici par les moines de l’abbaye Saint-Benoît du Lac (Québec) :

Saint André

Le doxastikon des vêpres, selon l’ancien chant znamenny, et avec un texte semble-t-il plus ancien que le texte slavon habituel. (Le premier mot est srodenika au lieu de skrovnika, etc.)

Chanté par le hiéromoine Sergueï Chvydkov dans l’église de la Transfiguration du monastère Yakovlev de Rostov la Grande.

L’icône est de Nicolas Emelyanov, le dernier grand représentant de l’école de Moscou avant la révolution bolchevique (qui aimait peindre dans le style du XVIIe siècle).

Honorons par des hymnes le Premier-appelé, le frère de Pierre, le disciple du Christ, preneur de poissons et pêcheur d’hommes, l’apôtre André, car il fit connaître à tous les enseignements de Jésus ; comme on jette un appât aux poissons, il livra son corps aux impies et les captura dans ses filets. Par ses prières, ô Christ notre Dieu, accorde à ton peuple la paix et la grande miséricorde.

Le texte habituel est celui-ci :

Скро́вника Петро́ва и Христо́ва ученика́, ры́бъ лови́теля и ловца́ человѣ́ковъ, въ пѣ́снехъ почти́мъ, Андре́я апо́стола, Іису́совымъ бо уче́ніемъ вся́ наказа́въ догма́ты, и я́ко льще́ніе ры́бамъ пло́ти беззако́ннымъ предаде́ и ты́я улови́. Того́ моли́твами, Христе́, пода́ждь лю́демъ Твои́мъ ми́ръ и ве́лію ми́лость.