Saint Saturnin

Et même deux saints Saturnin :

A Rome, sur la voie Salaria, l’anniversaire des saints martyrs Saturnin, vieillard et Sisinius, diacre, sous l’empereur Maximien. Après qu’ils eurent langui longtemps en prison, le préfet de la ville ordonna qu’ils fussent placés sur le chevalet, et leurs membres disloqués à l’aide de courroies, puis qu’ils fussent meurtris à coups de matraques et de fouets à clous et brûlés en plusieurs parties du corps ; enfin, descendus du chevalet, il leur fit trancher la tête.

A Toulouse saint Saturnin évêque. Au temps de Dèce, il fut arrêté par les païens dans le capitole de cette ville, et précipité du haut des degrés jusqu’en bas : ayant eu ainsi la tête brisée, la cervelle répandue, le corps broyé, il rendit sa digne âme au Christ.

En troisième position, le saint qui est honoré dans le calendrier byzantin :

Le même jour, la passion de saint Paramon et de ses trois cent soixante quinze compagnons, sous l’empereur Dèce et le préfet Aquilin.

Ils sont 370 selon la liturgie byzantine :

Le vénérable chœur des trois cent soixante-dix Martyrs renversa par la foi le culte des impies envers les multiples faux dieux ; avec lui, Paramon, tu fus couronné pour la vaillance de ton combat, puis agrégé dans la joie aux chœurs des Anges ; avec eux intercède pour que nous soyons délivrés de toute peine et tentation, nous qui t’acclamons et te disons bienheureux.

Le kondakion évoque aussi saint Philoumène :

Devenus soldats du Christ par la foi, vous avez enfoncé les rangs de l’ennemi ; ayant reçu la couronne des vainqueurs, bienheureux Paramon et Philoumène, vous partagez avec les Anges même honneur.

Et Philomène est le suivant dans le martyrologe romain :

A Ancyre, en Galatie, saint Philomène martyr. Durant la persécution de l’empereur Aurélien, sous le préfet Félix, il fut d’abord éprouvé par le feu, eut ensuite les mains, les pieds et la, tête percés de clous et il consomma ainsi son martyre.

De la férie

Le martyrologe commence ainsi :

Près de Corinthe, l’anniversaire de saint Sosthène, l’un des disciples du bienheureux Apôtre Paul, qui en fait mention dans l’épitre aux Corinthiens. Sosthène, chef de la synagogue de Corinthe, s’étant converti au Christ, fut frappé avec violence en présence du proconsul Gallion, et consacra par un glorieux début les prémices de sa foi.

Au chapitre 18 des Actes des apôtres, quand saint Paul vient d’Athènes à Corinthe, on lit :

Or Gallion étant proconsul d’Achaïe, les Juifs, d’un commun accord, s’élevèrent contre Paul et l’amenèrent au tribunal, en disant : Celui-ci persuade aux hommes de rendre à Dieu un culte contraire à la loi. Comme Paul commençait à ouvrir la bouche, Gallion dit aux Juifs : S’il s’agissait de quelque injustice ou de quelque acte criminel, ô Juifs, je vous écouterais comme il convient ; mais s’il est question de mots, de noms et de votre loi, vous y aviserez vous-mêmes, car je ne veux pas être juge de ces choses. Puis il les renvoya de son tribunal. Alors tous, se saisissant de Sosthène, chef de la synagogue, le battaient devant le tribunal ; et Gallion ne s’en mit pas en peine.

Le premier verset de l’épître aux Corinthiens fait de Sosthène le co-auteur du texte :

Paul, appelé à être apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, et Sosthène notre frère, à l’Eglise de Dieu qui est à Corinthe, à ceux qui ont été sanctifiés dans le Christ Jésus, appelés saints, et à tous ceux qui invoquent le nom de Notre Seigneur Jésus-Christ, en quelque lieu qu’ils soient et que nous soyons nous-mêmes.

Cruauté « pastorale »

L’évêque de Knoxville, dans le Tennessee, Mark Beckman, a interdit toutes les messes traditionnelles le mois dernier.

Mais comme il a reçu de très nombreuses demandes, il accepte de rétablir UNE messe. UNE FOIS PAR MOIS. Dans une chapelle au milieu de nulle part, à 130 km de Knoxville.

L’évêque ose écrire dans sa bafouille :

« Je comprends votre souhait de voir cette célébration se poursuivre dans votre église paroissiale, et je suis profondément conscient de la souffrance et de la perte que vous ressentez. »

Mais il n’est pas question de demander au pape une dérogation au diktat romain :

« À mon sens, la sagesse du pape François dans Traditionis Custodes est inspirée par l’Esprit Saint et c’est pourquoi j’ai choisi de ne pas demander de dispense de l’interdiction de célébrer le missel de 1962 dans les églises et chapelles paroissiales. »

De la férie

La première notice du martyrologe dit ceci :

A Antioche, les saints martyrs Basilée évêque, Auxile et Saturnin.

Sans autre précision, ni de lieu ni de temps. Il n’y a pas de Basilée dans la liste des évêques d’Antioche. Mais peut-être avait-il été martyrisé à Antioche en étant évêque d’une autre ville.

Il y a eu un Basile évêque d’Antioche pendant moins de deux ans, entre 456 et 458. Si c’est lui il a pu être martyr des ariens, pas de l’empereur Léon Ier qui a été canonisé par les orthodoxes pour sa lutte contre les ariens…

La dernière notice du jour est sur saint Séverin, « moine et solitaire » à Paris.

A Paris c’est aussi la fête de la Médaille miraculeuse.

Dans mon diocèse c’est la fête de saint Goustan.

Saint Silvestre abbé

Lu sur le site du monastère Saint-Silvestre de Montefano.

1er juin 1231. Les habitants de Fabriano, Benedittolo et Vitale, fils d’Albertuccio, Rinaldo, fils de Bernardo (avec le consentement de sa fille Maria), Atto, fils de Pietro di Raino, Mancino, fils de Guido, et Ugolino, fils de Morico di Ugolino, par quatre actes notariés distincts, font don à « Fra Silvestro » de six boisseaux de forêt (environ 2.640 mètres carrés) sur le Montefano, autour de la Fonte Vembrici – une source d’eau toujours existante – pour la construction d’un ermitage. La nouvelle fondation monastique est parrainée et soutenue par le Chapitre de San Venanzo, l’église mère de Fabriano, c’est-à-dire par la plus haute autorité ecclésiastique de la ville : en effet, quatre chanoines (Cuzio, Pietro, Simone et Meliorato) sont présents comme témoins de la donation, et l’un des documents est établi « ante campanile Sancti Venantii ». Les chanoines témoignèrent par la suite de leur amitié et de leur estime pour Silvestre, l’invitant « très souvent » à leur église pour « proposer la parole de Dieu au peuple » (Vita Silvestri, chap. 27). Parmi les témoins figure également Atto, chapelain de l’église rurale de Santa Lucia, située à l’époque sur la route de Fabriano à Montefano et dépendant de l’abbaye de Sant’Angelo infra Ostia, près d’Esanatoglia. Le titre de la chapelle fut plus tard transféré à une nouvelle église, construite à Borgo del Piano, dans les limites de la paroisse de San Venanzo.

À Montefano, il existait probablement un petit temple païen, comme le suggère le mot « fano » (du latin fanum), c’est-à-dire un lieu de culte. Cette hypothèse est étayée, entre autres, par les vestiges d’un entablement (Ve-VIe siècle ap. J.-C.) encastrés dans un mur de l’actuelle crypte de Saint-Silvestre. Le moine Andrea di Giacomo da Fabriano, auteur de la Vita Silvestri – écrite entre 1274 et 1282, peu après la mort de l’homme de Dieu le 26 novembre 1267 – s’appuyant sur une tradition antérieure, affirme que Montefano était ainsi « de nom et de fait », un refuge pour les démons, où nul, même d’âge mûr, ne s’aventurait seul.

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Résumé de la vie de saint Silvestre.

La collecte de saint Silvestre, avec allusion à une anecdote qui curieusement ne figure pas dans le résumé ci-dessus.

Saint Silvestre à Grottafucile.