Ubu en France

Un prévenu incarcéré à la prison de Longuenesse dans le Pas-de-Calais devait comparaître devant le tribunal de Boulogne-sur-Mer. Mais il n’y avait personne pour le prendre en charge. La direction de la prison dénonce « une carence totale et absolue de moyens ».

Résultat : le tribunal a ordonné la mise en liberté immédiate du prévenu, et renvoyé l’affaire au 2 novembre…

Le prévenu, un home de 36 ans, est « poursuivi pour avoir conduit un véhicule sous un état d’ivresse manifeste, omis d’obtempérer à une sommation de s’arrêter, résisté à son interpellation, mis en circulation un véhicule malgré l’immobilisation prescrite par l’agent verbalisateur et exercé des violences sur un fonctionnaire de la police nationale ».

Il avait déjà été condamné en 2021 pour violences sur des policiers, et s’était présenté sous une fausse identité au commissariat. En état de récidive légale, il encourt théoriquement jusqu’à dix ans d’emprisonnement. Si on le retrouve…

Plus russophobe que Zelensky

Le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Store a battu tous les records de russophobie ubukrainienne en déclarant devant les caméras, à propos de Zelensky (qui venait ouvertement quémander des sous lors des funérailles du roi Harald, ce que les gazettes norvégiennes ont assez peu apprécié) :

« Son avion a failli être percuté par un drone pendant le décollage en Moldavie. Voilà la réalité dans laquelle il vit. »

Aussitôt les médias russophobes ont repris et amplifié la chose, à commencer chez nous par BFM :

D’autre disaient qu’un drone russe avait « frôlé » l’avion de Zelensky.

Comme Zelensky lui-même ne disait rien, l’AFP a contacté son staff à Kiev. Réponse : « C’est exagéré. Il s’agissait d’une alerte en Moldavie, lorsqu’un drone russe a pénétré dans l’espace aérien de la Moldavie ».

Il s’agit en fait du drone non identifié qui a frappé un poste frontière moldave. Le gouvernement moldave a confirmé que c’était à… 160 km de l’aéroport de Chisinau.

Ubukraine

Le 2 septembre dernier se sont affrontés dans les rues de Kiev des officiers armés des deux services de renseignement ukrainiens, le SBU (du gouvernement) et le GUR (de l’armée). Les fusillades ont duré jusqu’au matin suivant. Les témoins ont remarqué que les uns et les autres s’invectivaient en russe, alors que les agents de l’Etat ont obligation de parler la « langue d’Etat », laquelle est également obligatoire dans le domaine public.

En conséquence, la commissaire à a protection de la langue d’Etat a ordonné une enquête sur ces agents qui parlaient une autre langue « dans l’exercice de leurs fonctions officielles » (sic) :

Je vous informe que, afin d'éclaircir les circonstances et de prendre une décision réfléchie quant aux mesures à prendre, j'ai saisi la Direction principale du renseignement du ministère de la Défense de l'Ukraine ainsi que le Service de sécurité de l'Ukraine. Je leur ai demandé de fournir des explications sur les agissements de leurs agents qui, le 2 septembre 2026, à l'adresse située rue Choumskoho (quartier de Berezniaky) à Kiev, ont utilisé une langue autre que la langue d'État dans l'exercice de leurs fonctions officielles, et de communiquer également les informations permettant de les identifier.
Au vu des informations et des éléments recueillis, je prendrai une décision concernant les mesures à prendre prévues par la loi.
Olena IVANOVSKA, Commissaire à la protection de la langue d'État

La guerre à outrance

Ursule a déclaré que l’Union européenne avait autorisé l’utilisation de fonds issus du « prêt » de 90 milliards d’euros à Zelensky pour l’achat de missiles américains Patriot. Selon les conditions du prêt, ces fonds devaient servir à acquérir des armements fabriqués par des entreprises européennes, mais comme il devient difficile de trouver des missiles intercepteurs européens, une exception a été faite pour le système Patriot à la demande de Kiev. Car c’est Zelensky qui décide. Il avait exigé 300 missiles pour l’hiver. Son ministre de la Défense Khmara a déclaré que grâce à l’autorisation d’Ursule il allait pouvoir en acheter 1.000.

Mais Pistorius, le ministre allemand de la guerre à la Russie, va faire un geste en plus. Il a trouvé dans ses stocks des missiles PAC-2, qu’il va livrer « en urgence » à l’Ukraine. Il n’a pas dit combien.

*

Le Spectator (de Londres, pourtant) a changé d’avis…

Septembre 2022 : l’Ukraine gagnera la guerre.

Septembre 2026 : l’Ukraine est en train de perdre la guerre.