
C’était à Auch, samedi soir. Lors d’une manifestation de paysans, l’un d’eux pulvérise du fumier sur la façade de La Dépêche du Midi. Trois policiers se positionnent, comme autour d’un terroriste, braquant un pistolet sur le paysan. L’un d’eux (photo de droite) est carrément le commissaire d’Auch. Le paysan va être arrêté, menotté, et placé en garde à vue une partie de la nuit.
Le préfet du Gers ose justifier cette action, et le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez prétend que « les forces de l’ordre sont intervenues dans le respect du cadre légal ».
La Coordination rurale a saisi l’IGPN et le procureur de la République « afin que cet acte inadmissible soit sanctionné ».
La justification officielle (mise en danger de la vie d’autrui) et proprement absurde. Mais les paysans s’en sont pris à La Dépêche. C’est un crime de lèse-majesté, voire un sacrilège, de déverser du fumier sur le journal de la famille Baylet, sur le fleuron de l’empire maçonnique radical du sud-ouest. La Dépêche du Midi est républiquement sacrosainte. Toute jacquerie contre ce symbole doit être sévèrement réprimée, arme au poing.


