Et maintenant les policiers braquent les paysans

C’était à Auch, samedi soir. Lors d’une manifestation de paysans, l’un d’eux pulvérise du fumier sur la façade de La Dépêche du Midi. Trois policiers se positionnent, comme autour d’un terroriste, braquant un pistolet sur le paysan. L’un d’eux (photo de droite) est carrément le commissaire d’Auch. Le paysan va être arrêté, menotté, et placé en garde à vue une partie de la nuit.

Le préfet du Gers ose justifier cette action, et le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez prétend que « les forces de l’ordre sont intervenues dans le respect du cadre légal ».

La Coordination rurale a saisi l’IGPN et le procureur de la République « afin que cet acte inadmissible soit sanctionné ».

La justification officielle (mise en danger de la vie d’autrui) et proprement absurde. Mais les paysans s’en sont pris à La Dépêche. C’est un crime de lèse-majesté, voire un sacrilège, de déverser du fumier sur le journal de la famille Baylet, sur le fleuron de l’empire maçonnique radical du sud-ouest. La Dépêche du Midi est républiquement sacrosainte. Toute jacquerie contre ce symbole doit être sévèrement réprimée, arme au poing.

Un nouvel office russe des saints Innocents

Le 26 décembre 2025, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe a approuvé le texte de l’office d’intercession « pour ramener à la raison ceux qui ont l’intention de faire périr l’enfant dans le sein maternel ».

Cette décision fait suite à celle du 30 octobre : « Chaque année, le 29 décembre / 11 janvier, jour de la mémoire des 14.000 saints Innocents martyrs massacrés par Hérode à Bethléem, d’inclure partout, avec les explications appropriées, dans la grande ecténie de la Divine Liturgie les demandes tirées de la grande ecténie dudit office d’intercession, et après la grande ecténie de la Divine Liturgie, la prière de cet office d’intercession. Selon le zèle et la volonté des recteurs, célébrer ce jour-là également l’office d’intercession complet à l’issue de la Divine Liturgie. »

Le minimum est que la grande ecténie de la Divine Liturgie de la fête des saints Innocents commence par les deux invocations suivantes :

Afin que nos frères et sœurs, indignés par l’idée abominable de l’infanticide, comprennent et soient libérés de ces ténèbres et parviennent à la repentance et à la vérité, prions le Seigneur.

Afin que soient protégés par sa crainte les pères et les mères, leurs proches et tous ceux qui les entourent, tentés par la lâcheté, l’égoïsme et l’ignorance, prions le Seigneur.

« Un air de gousli »

Extrait du concert d’Otava Yo pour le 18e anniversaire du groupe le 29 mai 2021 à Saint-Pétersbourg, mis en ligne avant-hier en cadeau de Noël pour ses fans occidentaux…

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Mais le vrai Otava Yo de Noël c’est ça (et il y en a deux autres ici) :

A Jérusalem les cloches se sont mises à sonner :
Réjouissez-vous ! Terre, réjouis-toi, le Fils de Dieu est né !
A toi maître nous apportons une bonne nouvelle.
Terre, réjouis-toi : le Fils de Dieu est né !
A la Vierge bénie est né un fils, réjouissez-vous !
Terre, réjouis-toi, le Fils de Dieu est né !

Et pour toi maître ce sont trois fêtes.
Réjouissez-vous, terre, réjouis-toi, le Fils de Dieu est né.
La première est le saint jour de Noël
Réjouissez-vous, terre, réjouis-toi, le Fils de Dieu est né.
La deuxième est pour Basile le Grand [1er janvier].
Réjouissez-vous, terre, réjouis-toi, le Fils de Dieu est né.
Et puis il y a le Saint Baptême [la Théophanie], le troisième jour saint.
Réjouissez-vous, terre, réjouis-toi, le Fils de Dieu est né.

Par ces paroles soyez bénis !
Réjouissez-vous, terre, réjouis-toi, le Fils de Dieu est né !

(Cette vidéo mise en ligne en 2019 a été vue plus de 900.000 fois.)

Saint Jean

Saint Jean et le Christ, évangéliaire de Charlemagne, Godescalc, 781-783.

L’alléluia de la messe est encore sur la mélodie de l’alléluia de Noël, mais ici dans une version différente, par les moines de la Grande Chartreuse.

Allelúia, allelúia. Hic est discípulus ille, qui testimónium pérhibet de his : et scimus, quia verum est testimónium eius. Allelúia.

Alléluia, alléluia. C’est ce disciple qui rend témoignage de ces faits, et nous savons que son témoignage est véridique. Alléluia.

Ubukraine

La Banque nationale d’Ukraine édite une pièce commémorative de 10 hryvnias en argent intitulée « L’esprit de la Nativité » où le sens sacré de Noël est soigneusement omis.

Le recto montre un didoukh stylisé… à la manière soviétique. Le didoukh, décoration traditionnelle de Noël, est le « talisman de la famille et du bien-être, symbole des récoltes et de l’esprit des ancêtres ».

Le verso montre une famille devant la table traditionnelle de Noël : les 12 plats, et de l’ail, « talisman contre les forces maléfiques ». Donc un « talisman » de chaque côté : non à la religion, oui à la superstition, en mettant l’accent sur la vieille signification païenne du didoukh.

Et chaque personnage est pourvu d’une auréole qui singe l’auréole chrétienne : « les images du père, de la mère et des enfants sont visuellement liées aux lumières célestes : les nimbes autour de leur tête symbolisent le soleil (femme), la lune (mari) et les étoiles (leurs enfants) ».

Il a fallu cinq « artistes » pour faire ça…

Parmi les réactions ukrainiennes sur Facebook :

Engagez donc un artiste digne de ce nom !!! C’est tout simplement une moquerie, encore et encore !!! Une véritable farce.

La nativité de qui ? Pourquoi avez-vous si honte du nom du Seigneur Jésus-Christ ?

D’autres demandent pourquoi on a représenté des Chinois…