Les prêtres russes ne veulent plus rester

Lors de la présentation d’un livre à l’Institut d’État des relations internationales de Moscou, le métropolite Antoine de Volokolamsk (« ministre des Affaires étrangères » du patriarche de Moscou) a déclaré que de nombreux prêtres russes qui officient en Occident ne veulent plus rester en raison de ce que subissent les enfants dans les écoles :

« Nous sommes maintenant confrontés à une situation sans précédent, que j’ai discutée avec le patriarche Cyrille il y a quelques jours. Les prêtres viennent – ceux qui servent déjà à l’étranger – et demandent de mettre fin à leurs missions, car leurs enfants vont dans les écoles locales, étudient selon les programmes locaux, européens en particulier, et dès la première année, on commence à leur expliquer qu’ils peuvent choisir s’ils sont des garçons ou des filles, on commence à leur inculquer toute cette problématique du genre moderne. Et nos prêtres ne sont pas prêts à continuer à y vivre, ils ne veulent pas gâcher la vie de leurs enfants, ils ne veulent pas qu’ils vivent dans cet environnement. »

Ghana : les évêques s’impatientent

Le Parlement du Ghana a adopté le 28 février dernier un projet de loi sur « les droits sexuels humains et les valeurs familiales », mais le président ne l’a toujours pas signé parce qu’il attend, dit-il, deux arrêts de la Cour suprême pour déterminer si la loi est conforme à la Constitution. Cette loi interdit notamment toute propagande LGBT.

Les évêques s’impatientent, et dans la déclaration publiée à l’issue de leur assemblée plénière annuelle, ils écrivent :

« Nous invitons le Président à donner son assentiment à ce projet de loi qui, nous le croyons, est en accord avec les convictions morales de presque tous les Ghanéens. Nous ne voyons aucune justification au retard pris par le Président sur cette question. En fait, nous considérons que les raisons invoquées pour justifier ce retard ne sont que des excuses. Il ne s’agit pas d’un appel à la discrimination, mais à la préservation de notre tissu moral et à la protection du mariage traditionnel et de la famille en tant que fondement de notre société. »

Outre les évêques catholiques, les autres dénominations religieuses présentes dans le pays sont également d’accord avec le projet de loi, ainsi que la Maison nationale des Chefs, l’organe qui réunit les chefs traditionnels.

Mais dans une note publiée immédiatement après le vote, le 28 février, le département d’État américain s’est déclaré « profondément troublé » par l’approbation de ce texte…

Sainte Russie

Hier à Sotchi il y avait la grandiose procession de saint Michel, 5 km entre la cathédrale et la statue de l’archange sur son haut pylône. Cela se termine par une allocution du maire.

Ce matin à Moscou, au monastère Donskoï, le patriarche Cyrille a célébré la divine liturgie de la fête de saint Tikhon, le patriarche victime de la révolution bolchevique, qui y a son tombeau. Pour ceux qui s’intéressent aux chœurs russes : celui-là est vraiment somptueux.

Odessa : c’était encore une interception ratée

A 12h32, Zelensky publiait :

Des terroristes russes ont tiré un missile balistique sur Odesa, dans une zone résidentielle. Un parking a été touché. Un immeuble d’habitation, une université et un bâtiment administratif ont été endommagés. Jusqu’à présent, nous savons que huit personnes ont été tuées. Je présente mes condoléances à leurs familles et à leurs proches. Près de deux douzaines d’autres personnes ont été blessées. Il ne s’agit pas de frappes aléatoires, mais de frappes démonstratives. Après les appels et les réunions avec Poutine, après tous les faux potins dans les médias sur la prétendue « abstention » des frappes, la Russie montre ce qui l’intéresse vraiment : seulement la guerre. Et ce signal devrait être entendu dans toutes les parties du monde, depuis les salles où se réunissent les membres du G20 jusqu’à toutes les capitales du monde.

Peu après, l’armée de l’air ukrainienne reconnaissait :

Vers 11h57, l’ennemi a lancé un missile balistique Iskander-M sur Odesa, mais il a été intercepté par la défense aérienne. Malheureusement, le missile ennemi est tombé dans la zone résidentielle du district Primorsky de la ville, provoquant une tragédie. Il y a eu des morts et des blessés. Nous présentons nos condoléances à la famille et aux amis des victimes.

Pour une fois, l’armée ukrainienne reconnaît que c’est son intervention qui est la cause des dégâts. Or c’est toujours le cas, car contrairement à ce que tente de faire croire la propagande ukrainienne les Russes visent uniquement des cibles militaires ou des infrastructures servant à l’armée. Et c’est pourquoi les frappes massives font aussi peu de morts (le plus souvent aucun).

En revanche les Ukrainiens frappent surtout les civils, et font un carnage dont personne ne parle en Occident. Depuis le début de cette année, plus de 300 personnes ont été tuées par des missiles ou des drones ukrainiens dans la seule république de Donetsk.

L’Unesco efface les journalistes russes

Hier après-midi, dans la région de Koursk, un drone ukrainien a délibérément frappé la voiture où se trouvait Ioulia Kouznetsova, rédactrice en chef de l’édition locale de Narodnaya Gazeta, qui a été tuée sur le coup. Son collègue opérateur de saisie et de mise en page de la publication ainsi qu’un commissaire de police du district ont été blessés.

C’est encore un journaliste russe assassiné par le régime terroriste ukrainien. Mais cet assassinat ne sera pas répertorié par l’Unesco, puisque les précédents ne l’ont pas été. La diplomatie et plusieurs médias russes protestent contre cette ignominie. Le 2 novembre, l’Unesco a publié un rapport signé de sa directrice générale, Audrey Azoulay, sur la sécurité des journalistes et le problème de l’impunité pour 2022-2023. Ce rapport doit être présenté à l’Unesco les 21 et 22 novembre à Paris. Il ne contient aucune donnée sur les journalistes russes morts sur le front ou délibérément tués, qui sont en tout une trentaine depuis le début du conflit.

Et c’est la Russie qui fait de la « désinformation »…

Mais sans doute pour l’Unesco les journalistes russes ne sont pas des journalistes. Seuls ont ce titre les porte-voix de la propagande occidentale.