Peau de chagrin

Euractiv :

Un groupe de ministres européens des Affaires étrangères s’est réuni à Varsovie mardi 19 novembre pour réaffirmer sa solidarité avec l’Ukraine malgré une réduction potentielle de l’aide américaine.

Ils étaient… quatre : le Français, l’Italien, le Polonais et l’Allemande.

Il paraît que l’Espagnol et le Britannique y ont participé « à distance ».

Cela fait 6. Sur 27.

« Cette réunion se veut un symbole clair de notre solidarité et de notre unité avec le peuple ukrainien, une nation qui défend son indépendance avec détermination et courage face à des envahisseurs brutaux», a déclaré le Polonais.

« Le message d’aujourd’hui est clair : nous continuerons à soutenir l’Ukraine, d’un point de vue militaire, économique et politique », a déclaré l’Italien.

Pas si clair, pourtant…

La dernière ignominie de Trudeau

Au G20, lors de la conférence Global Citizen, Justin Trudeau a déclaré qu’il est « vraiment, vraiment facile » de « faire du changement climatique une priorité légèrement plus basse » lorsqu’il faut « pouvoir payer le loyer ce mois-ci » ou « acheter des provisions » pour ses « enfants », mais « nous ne pouvons pas faire cela en ce qui concerne le changement climatique ». Car il n’y a rien de plus important.

De fait de plus en plus de foyers canadiens ont du mal à joindre les deux bouts, le niveau de vie ne cessant de baisser, notamment à cause de la fiscalité « écologique ».

Puis il s’en est pris aux Canadiens qui contestent la taxe carbone, et qui qui donnent la priorité au logement et à la nourriture plutôt qu’à la fiscalité contre le « changement climatique »…

Le gouvernement Trudeau veut promouvoir une taxe carbone mondiale sur tous les biens transportés dans le monde. Sauf sur Trudeau quand il va à Rio de Janeiro.

« Nos libertés »

Le Premier ministre britannique Keir Starmer au G20 :

« Nous devons redoubler d’efforts dans notre soutien à l’Ukraine. Il ne s’agit pas seulement de sa souveraineté, mais aussi de nos libertés. C’est pourquoi nous soutenons l’Ukraine depuis 1.000 jours et nous continuerons à le faire. »

Nos libertés ? Certes, il ne s’agit pas de la liberté des Ukrainiens, soumis à une implacable dictature politique, militaire, linguistique, culturelle et religieuse.

Cela dit, on ne voit pas en quoi le fait de déverser des milliards dans le trou ukrainien où tombe la jeunesse du pays peut permettre de sauvegarder nos libertés…

Bloomberg confirme

Ceci pour mes lecteurs qui ne veulent pas croire la « désinformation russe » et préfèrent attendre quatre jours pour avoir la même information de source occidentale – mais sans les chiffres.

Bloomberg nous « apprend » donc que « les importations françaises de gaz naturel liquéfié en provenance de Russie ont atteint un niveau record » : « Depuis le début de l’année, la France a reçu plus de GNL en provenance de Moscou qu’au cours de n’importe quelle année complète depuis le début des approvisionnements en 2018. »

Les livraisons au terminal de Dunkerque ont particulièrement augmenté, « provenant de l’énorme usine russe de GNL Yamal dans l’Arctique », comme le précisait un ami en commentaire.

Bloomberg ajoute :

« On ne sait pas exactement quelle quantité de GNL russe débarquée en France y est effectivement consommée. Une fois que le combustible liquéfié est regazéifié et qu’il entre dans le réseau, les molécules se mélangent et circulent librement vers d’autres pays d’Europe. »

Le gouvernement français souligne que ce sont des entreprises privées qui font cela et que l’on ne peut donc pas savoir ce qui se passe…

On remarque aussi vers la fin de cet article :

Pour l’instant, Gazprom continue d’envoyer du gaz à l’Europe via l’Ukraine à des niveaux normaux, même après avoir interrompu les livraisons directes à l’Autriche en raison d’un différend avec l’entreprise énergétique OMV AG.

Autrement dit l’Autriche continue de recevoir du gaz, comme on le savait déjà, et l’accusation d’Ursule que Poutine utilise le gaz comme arme est grotesque.

Elon Musk

Sur X, un journaliste suédois souligne que le taux de natalité en Suède est à son plus bas niveau depuis qu’il existe des statistiques, à savoir 1749. Et qu’il en est de même en Grande-Bretagne. « C’est un désastre », dit-il. « Pourquoi les indices de fécondité s’effondrent-ils autant ? »

Moins de dix minutes plus tard, Elon Musk lui répondait :

« Au lieu d’enseigner la peur de la grossesse, nous devrions enseigner la peur du refus d’avoir des enfants. »

Elon Musk pourfend régulièrement l’idéologie du « Pas d’enfant par choix », qui fait des ravages (et qui est désormais interdite en Russie). Le mois dernier il avait dit à Tucker Carlson :

« Nous devons arrêter de faire peur aux femmes en leur disant qu’avoir un enfant détruit leur vie. C’est faux. Nous terrifions les filles en leur disant que si elles tombent enceintes, leur vie est finie. C’est ce que les écoles enseignent. Je suis d’accord, nous ne devrions pas avoir de grossesses chez les adolescentes. Mais en fait, avoir un enfant est l’une des choses les plus agréables et les plus heureuses que l’on puisse faire. »