Toujours là

Il y a une bonne semaine, le commandant de la compagnie d’assaut des troupes « Centre » de l’armée russe, nom de code Kanello, entrait dans Selidovo. Un de ses camarades le filma montrant sa joie d’avoir pris la ville, images spontanées montrant un commandant à visage découvert… Peu après on apprenait que Kanello avait été tué par un drone ukrainien.

Hier, il a publié une brève vidéo, pour le Jour de l’unité nationale, où on le voit manifestement en bonne santé. Il raconte notamment qu’il ne savait pas qu’il était mort jusqu’à ce que sa femme lui téléphone.

Macron entraîne des nazis

On sait que la brigade ukrainienne entraînée en France s’appelle « Anne de Kyiv », qu’on a toujours appelée Anne de Kiev, et qui serait bien étonnée d’apprendre qu’elle donne son nom à des bandérites, donc des nazis. (Mais c’est strictement inévitable dans ce pays qui leur rend un culte.)

Ceci est le drapeau du 3e bataillon mécanisé de la 155e brigade. On reconnaît le drapeau de l’organisation de Bandera, et on voit en son centre l’écusson du 3e bataillon, orné du fameux tapis de croix gammées censé « diluer » le motif.

On remarquera que le 3e bataillon est le seul, pour le moment, dont connaît l’écusson… (En dehors de celui de l’état-major, qui évite naturellement toute allusion qui pourrait être mal prise par les naïfs occidentaux…)

Robert Kennedy Jr

Depuis deux ans, j’affirme que l’Ukraine n’a aucune chance de gagner la guerre par procuration menée par les États-Unis contre la Russie. Les grands médias ont consciencieusement fait croire au public américain que Zelensky était en train de gagner et ont jeté l’anathème sur ceux d’entre nous qui contestaient ce discours. Aujourd’hui, les grands médias admettent que la guerre est perdue. S’ils avaient dit la vérité dès le départ, la réalité aurait orienté l’Ukraine vers le règlement pacifique et généreux que la Russie a promis à plusieurs reprises et 600.000 enfants ukrainiens auraient peut-être pu grandir et avoir des cheveux blancs.

J’avais vu passer ce graphique, mais je n’avais pas remarqué qu’il était publié par le New York Times, et non par la « propagande russe »…

Pourquoi des noms ukrainiens à Moscou ?

C’est aujourd’hui le Jour de l’unité nationale en Russie. Vladimir Poutine a notamment visité une exposition « Russie orthodoxe », avec le patriarche Cyrille et des enfants. Ce matin, le patriarche a célébré la divine liturgie à la cathédrale de la Dormition du Kremlin, la cathédrale des tsars.

Il se trouve que le 4 novembre est la fête liturgique de l’icône de la Mère de Dieu de Kazan, la plus populaire en Russie. Une divine liturgie particulièrement solennelle a été célébrée à la cathédrale dédiée à l’icône à Kazan.

Parmi les vidéos publiées pour ce Jour de l’unité nationale, celle-ci, tournée à Moscou :

La station de métro Kiev, l’hôtel Ukraine, la station de train Kiev, le monument à Taras Chevtchenko, le pont Bogdan Khmelnitsky, la rue Ivan Franko et la rue Lessia Oukraïnka, c’est maintenant à Moscou. Pourquoi ? Peut-être que les mosaïques de la station Kiev devraient être enlevées ? Qu’il faudrait retirer de la vue le monument à Taras Chevtchenko ? Oublier que Kiev et Odessa sont des villes héroïques ? Pourquoi non ?

Parce que l’histoire séculaire est plus forte que des coups de tête fugaces. Parce que notre peuple les a construits et leur a donné leurs noms, parce qu’ils croyaient sincèrement en ce qu’ils faisaient. Parce qu’oublier cela serait trahir nos ancêtres. Parce que notre peuple a les moyens d’être fort. Parce qu’il n’y a pas d’avenir sans le passé.

Comme en URSS

Depuis que la cathédrale de Tchernigov a été retirée à l’Eglise orthodoxe ukrainienne, elle a été dépouillée de toutes ses icônes, y compris celles de l’iconostase, et devant ce qui était l’iconostase on a installé un grand écran de télévision pour passer des films de propagande…