Kusturica

Emir Kusturica annonce qu’il va tourner un film basé sur le roman de Dostoïevski Crime et châtiment :

Je n’ai rien tourné depuis longtemps, mais je vais maintenant réaliser l’un de mes meilleurs films en Russie, basé sur l’œuvre de Dostoïevski. Il s’agit d’une tâche difficile et importante qui doit être accomplie avec soin. Je pense que ce sera l’un des films les plus importants de ma vie, et je veux qu’il s’intitule « Comment je n’ai pas tourné Crime et châtiment ». Le tournage aura lieu en été, mais les préparatifs commenceront dès la fin du mois de janvier.

Le film doit être tourné en Serbie, à Moscou (dans le plus grand studio du monde, Kinopark Moskino, plus de 1.100 hectares, ouvert en septembre dernier) et… en France (?). Des acteurs russes et serbes y joueront. « Tout sera connu à la fin du mois de janvier. »

Coïncidence

Dans la liturgie byzantine, plusieurs samedis sont consacrés à la commémoraison des défunts. Le plus important est le samedi avant la Pentecôte. Puis il y a le samedi avant la fête de saint Dimitri. Dans le calendrier julien c’est aujourd’hui.

L’office des défunts (pannychide) est célébré après la divine liturgie. Par exemple ici au monastère Sretenski de Moscou à partir de 1h32’25, ou ici au monastère Sainte-Elisabeth de Minsk à partir de 3h27 (mais on ne voit pas les prêtres qui sont au milieu du sanctuaire). On aura une idée de ce qui est chanté avec la traduction française ici à partir de la page 34.

Expliquer la tuerie aux enfants

Ce très minable dessin animé explique aux enfants ukrainiens que si leurs pères résistent à l’enrôlement dans l’armée ils sont des lâches et des traitres. Son intérêt majeur est qu’il authentifie très explicitement les innombrables vidéos montrant les recruteurs faisant la chasse aux hommes dans les rues et les emmenant de force dans des fourgons pour les conduire à la mort sur le font (sauf quand les femmes chassent les recruteurs à coup de pierres…). Jusqu’ici, la réaction ukrainienne était de prétendre qu’il s’agissait de propagande russe.

— Ils ont pris mon père. Ce sont de mauvaises gens. Ils l’ont pris de force alors qu’il ne voulait pas partir. N’est-ce pas ?

— Non, mon garçon, ils ne sont pas mauvais. Ils ont fait leur devoir. Ce qui était mal est qu’il ne voulait pas partir.

— Quoi ? Que voulez-vous dire ? C’est mon papa. Il voulait rester avec moi et maman. Est-ce que c’est de la trahison ?

— Si ton père ne veut pas aller défendre la patrie, il la trahit. Ceux qui ne vont pas se battre abandonnent ceux qu’ils aiment et le pays à la merci des ennemis. Il y a beaucoup de ces traitres. Tout le monde doit être prêt à combattre les occupants. S’il ne vient pas de son plein gré, alors il est juste de se saisir de lui. On ne peut pas choisir son devoir : ou bien tu le remplis, ou bien tu es un lâche et un traitre.

— Maintenant je comprends tout. Les gens qui ont pris mon papa n’étaient pas mauvais. Ils défendent notre pays. Merci les amis.

Terroristes

Trois des cinq villages du sud-Liban entièrement et délibérément détruits par l’armée israélienne, hors tout combat. Les habitants avaient été chassés. Mais les maisons elles-mêmes sont terroristes…

Le deuxième sur les photos est Mhaibib, à savoir « Nabi Muhaibib », le prophète bien-aimé, lequel « prophète » est le patriarche Benjamin, le plus jeune fils de Jacob, à qui est dédié dans le village un sanctuaire édifié au premier siècle avant Jésus-Christ. Mais les Israéliens se moquent de ce qu’ils devraient pourtant considérer comme leur propre patrimoine. Au contraire, c’est la destruction totale de ce village qui a été célébrée par force cris de joie par les soldats assistant au spectacle comme à un feu d’artifice.