Et il insiste…

Le fils de Jacques Fesch veut absolument que son père soit judiciairement « réhabilité ». La Cour de cassation a rejeté mardi sa demande, par une décision qui n’est donc plus susceptible d’appel.

Gérard Fesch avait déjà échoué en février 2020, lorsque le Conseil constitutionnel avait rejeté la QPC (question prioritaire de constitutionnalité) qui lui était soumise. Gérard Fesch contestait la constitutionnalité de la loi de réhabilitation parce qu’elle oblige à attendre plusieurs années après l’exécution de la peine pour pouvoir former une demande de réhabilitation. Ce qui empêche par le fait un condamné à mort de former une demande.

La loi de réhabilitation a un objet précis : elle vise à permettre la meilleure réinsertion possible d’un condamné qui a purgé sa peine. Si dans les années qui suivent, l’ancien condamné s’est bien comporté, il peut demander sa réhabilitation, et si elle est accordée nul n’a ensuite le droit de faire état de la condamnation, en dehors des autorités judiciaires en cas de récidive.

La demande du fils de Jacques Fesch est absurde sur le plan judiciaire. Elle est encore plus absurde pour le souvenir de Jacques Fesch, et pour son éventuelle béatification, puisqu’une réhabilitation interdirait de faire état de sa condamnation à mort, donc de son crime et de sa conversion…

A voté…

Jimmy Carter a voté… par correspondance, pour Kamala Harris. Selon son petit-fils, l’ancien président des Etats-Unis avait confié à sa famille qu’il lui était plus important de rester en vie pour pouvoir voter à la présidentielle de 2024 que de franchir le cap de ses 100 ans. Mais il a fait les deux. Il a joyeusement fêté son anniversaire il y a deux semaines, dans son parc, entouré de sa famille…

La vidéo (il faut la voir en entier, c’est très court) est ici. C’est un document officiel de CBS.

Slava UPA…

Des inconnus ont vandalisé le monument aux victimes du massacre de Volhynie à Wrocław, en Pologne. Un drapeau rouge et noir de l’organisation nazie de Bandera a été peint, accompagné du slogan, en ukrainien : Gloire à l’UPA.

Pour les Polonais il est clair que cet acte a été réalisé par des « réfugiés » d’Ukraine en réponse aux pressions exercées par les autorités polonaises sur l’Ukraine pour qu’elle exhume les victimes du génocide de Bandera en Volhynie.

« Avec ces gens, la culture ukrainienne est arrivée chez nous, et avec elle, le banderisme. La vénération généralisée des criminels de l’OUN/UPA en Ukraine est devenue l’idéologie de facto de l’État. Le banderisme prévaut dans l’éducation, la culture et la politique ukrainiennes. L’État polonais ne peut rester indifférent à cette situation », écrit l’organisation Młodzież Wszechpolska (Jeunesse polonaise).

Le monument aux victimes du massacre de Volhynie a été inauguré il y a un quart de siècle. Une inscription à sa base dit : « Si je les oublie, que Toi, Dieu, tu m’oublies aussi. » L’idée de créer ce monument avait été lancée par l’« Association pour le souvenir des victimes des crimes nationalistes ukrainiens ».

Encore Cana

Ça c’est Cana, au sud du Liban, après l’attaque israélienne hier, qui a fait au moins 15 morts. Et si le massacre n’a pas été aussi important qu’en 2006 ou, surtout, en 1996, c’est que la majorité de la population avait fui.

Ci-après ce que j’écrivais le 30 juillet 2006.

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Jusqu’au dernier Ukrainien

Sergueï Lechtchenko, député et conseiller du cabinet du « président » ukrainien :

« Puisque cette information a fait surface, je peux la confirmer : les politiciens américains des deux partis font pression sur le président Zelensky pour qu’il explique pourquoi l’Ukraine ne mobilise pas les personnes âgées de 18 à 25 ans. Le raisonnement de nos partenaires est le suivant : Lorsque les États-Unis se sont battus au Vietnam, des personnes ont été envoyées sur place à partir de 19 ans. C’est ce que disent les Américains : les armes occidentales ne suffisent pas. Il faut une mobilisation dès l’âge de 18 ans. Jusqu’à présent, Zelensky n’a pas cédé. »

C’est bien une guerre américaine par procuration. Et les Américains entendent la poursuivre jusqu’au dernier Ukrainien. En sacrifiant l’avenir du pays.