
Le fils de Jacques Fesch veut absolument que son père soit judiciairement « réhabilité ». La Cour de cassation a rejeté mardi sa demande, par une décision qui n’est donc plus susceptible d’appel.
Gérard Fesch avait déjà échoué en février 2020, lorsque le Conseil constitutionnel avait rejeté la QPC (question prioritaire de constitutionnalité) qui lui était soumise. Gérard Fesch contestait la constitutionnalité de la loi de réhabilitation parce qu’elle oblige à attendre plusieurs années après l’exécution de la peine pour pouvoir former une demande de réhabilitation. Ce qui empêche par le fait un condamné à mort de former une demande.
La loi de réhabilitation a un objet précis : elle vise à permettre la meilleure réinsertion possible d’un condamné qui a purgé sa peine. Si dans les années qui suivent, l’ancien condamné s’est bien comporté, il peut demander sa réhabilitation, et si elle est accordée nul n’a ensuite le droit de faire état de la condamnation, en dehors des autorités judiciaires en cas de récidive.
La demande du fils de Jacques Fesch est absurde sur le plan judiciaire. Elle est encore plus absurde pour le souvenir de Jacques Fesch, et pour son éventuelle béatification, puisqu’une réhabilitation interdirait de faire état de sa condamnation à mort, donc de son crime et de sa conversion…



