Genèse… du vide

Dans la « chapelle du CROUS » de Bordeaux a lieu jusqu’au 19 janvier un spectacle intitulé Genesis, ouvertement inspiré par la Genèse, mais dont on nous précise aussitôt, bien sûr, qu’il n’a rien de religieux.

Ce spectacle son et lumière qui a demandé, souligne-t-on, 2.500 heures de travail, comme si cela était un gage de qualité, est une multiplication de tableaux lumineux projetés sur les voûtes de la chapelle, accompagnés de musiques diverses.

La chapelle est désaffectée, elle n’a plus d’autel, « elle conserve une statue de la Vierge qui surplombe son chœur vide, sublimé pour l’occasion par les tableaux de Genesis », dit Le Figaro.

Mais « quelques tableaux aux couleurs criardes et aux dessins plus rudimentaires, comme ceux des fleurs ou des insectes, peuvent décevoir ». Le vide n’est donc pas toujours sublimé…

Blasphème et tortures sur scène

A la première de « Sancta », d’après Sancta Susanna d’Hindemith, à Stuttgart, 18 spectateurs ont été pris de nausée ou de malaise, dont trois ont dû recevoir des soins d’un médecin. Néanmoins les cinq représentations affichent complet…

Hindemith n’a pas vingt ans quand en 1920 il gribouille un « opéra » (d’une demi-heure…) mettant en scène un fantasme érotique éculé : une religieuse entend les ébats d’un couple dans le jardin du couvent et repense à une autre religieuse qu’elle avait vu se plaquer, nue, contre le grand crucifix de la chapelle…

L’œuvre n’a aucun autre intérêt que le parfum de scandale antireligieux qui fit reporter de deux ans sa création… à Stuttgart. Elle fut ensuite oubliée, jusqu’à ce que les obsédés du combat anti-chrétien la reprennent. Il y a donc eu plusieurs productions ces derniers temps, dont une actuellement à Nancy, où la religieuse est seulement une des trois figures de « transgression féminine » de la soirée, avec le Château de Barbe Bleue de Bartok et la Danse des morts de Honegger. Spectacle qui se termine par « la défaite de Satan », selon Diapason.

« Sancta », à Stuttgart dure trois heures sans entracte. Le très bref opéra de Hindemith n’est donc qu’un prétexte pour la « performance » d’une certaine Florentina Holzinger, interdite au moins de 18 ans. La présentation prévient que des actes sexuels ont lieu sur scène, que du vrai sang (en plus du faux) est utilisé, et que le public assiste notamment à des scènes violentes où des artistes se voient infliger de vraies blessures. « Ici, la personne qui se produit n’incarne pas un personnage, c’est son corps lui-même qui est le médium. » Une artiste enfonce une épée en forme de crucifix dans sa gorge, des femmes nues suspendues à des cordes et imitant la position du Christ en croix se voient déverser sur elles des flots de (faux) sang, un morceau de peau est découpé sur une artiste avant d’être mis à griller. Jésus (qui est une femme) distribue du vin aux religieuses, se dénude et les fouette. Un pape nain passe par là…

En fait cette ignominie a déjà été représentée à Schwerin en juin, puis à Vienne en Autriche cet été, suscitant une molle réaction du cardinal Schönborn.

Le blasphème délirant est ici comme submergé par le mépris du corps humain, la négation de la personne humaine. A une époque où l’on prétend se mobiliser partout pour la défense de la « dignité de la personne humaine », on se presse pour voir un spectacle de tortures dont la seule justification est le combat contre le Christ…

OQTF médiatique

Le Guinéen Abou Sangaré, sous OQTF, a reçu le prix de meilleur acteur au Festival de Cannes dans la sélection « un certain regard ». Il a été invité par les radios et télévisions, et l’on a donc logiquement pensé qu’il n’était plus sous OQTF.

Mais si.

« La préfecture précise que son OQTF, validée par le tribunal administratif d’Amiens en juillet dernier, reste juridiquement en vigueur. »

Juridiquement. Mais pratiquement il parade où il veut.

Une preuve de plus, s’il en fallait, que l’OQTF est du cinéma. D’horreur, pour les victimes.

Le charcutage de « genre » des enfants

L’association de médecins américains Do No Harm (ne pas nuire, traduction du premier principe des médecins : primum non nocere), met en ligne une base de données sur les « transitions de genre » de mineurs dans les hôpitaux. Elle révèle notamment qu’entre 2019 et 2023 13.994 enfants ont subi des procédures liées au « changement de sexe ». 5.747 ont été soumis à une charcuterie complète de « changement de sexe », tandis que 8.579 ont reçu des ordonnances pour des hormones de sexe opposé et des bloqueurs de puberté – des « services » qui ont rapporté plus de 119 millions de dollars aux hôpitaux.

Presque toutes ces données proviennent de cinq Etats seulement : Californie, Massachusetts, New York, Oregon et Washington.

« Ce projet, le premier du genre, souligne le Dr Stanley Goldfarb, président de Do No Harm, fournit aux patients, aux familles et aux décideurs politiques une ressource qui révèle l’omniprésence des procédures irréversibles de changement de sexe pour les mineurs en Amérique. Bien que ces données ne représentent que la partie émergée de l’iceberg, il s’agit d’une première étape dans la responsabilisation du corps médical qui participe à des interventions médicales prédatrices et non scientifiques sur des enfants vulnérables et souvent les encourage. »

Chloe Cole, qui est devenue la grande militante contre les soi-disant « soins d’affirmation de genre » après en avoir été victime, et qui est « associée principale » de Do No Harm, commente :

« Ce nouveau projet de Do No Harm prouve les mensonges de l’establishment médical et des politiciens radicaux qui prétendent que les cas comme le mien sont rares. Les statistiques contenues dans cette base de données représentent des milliers d’enfants qui sont traités comme des cobayes pour des expériences médicales non validées et parfois dangereuses. »

Des études montrent que dans 80% des « dysphories de genre » chez les enfants disparaissent d’ici à la fin de l’adolescence, et que les procédures de « transition » et de « réassignation » ne règlent rien, bien au contraire, notamment en renforçant leur « confusion » et en négligeant les causes profondes de leurs troubles mentaux, ainsi qu’on le voit par les tendances à l’automutilation et au suicide.

En décembre, la Cour suprême des États-Unis devrait commencer à examiner le litige sur une loi du Tennessee interdisant les « transitions de genre » chez les mineurs.

Car nous sommes à une époque où il faut que la Cour suprême se demande s’il faut interdire le charcutage sexuel des enfants par des chirurgiens qui dans un Etat normal seraient en prison…