Le blason modifié…

Ceci est le blason de Rouen : « de gueules à l’agneau pascal d’argent, la tête nimbée et contournée, portant une bannerette du même chargée d’une croisette d’or, au chef cousu d’azur semé de trois fleurs de lys d’or »

Et voici le « magnet » qu’on trouvait l’autre jour dans les boutiques de souvenirs de la ville :

L’agneau est égorgé et décapité, sa croix est brisée, et la fleur de lys centrale est remplacée par le croissant islamique avec son étoile.

L’affaire a été dénoncée par l’UNI. Le fabricant n’a pas craint d’expliquer que le magnet a été fabriqué à partir d’un ancien fichier réalisé par un designer stagiaire (sic), et que l’entreprise n’a pas vérifié… Tout en présentant ses excuses…

La mairie socialiste n’ayant pas réagi, le député RN Robert Le Bourgeois a saisi le procureur de la République. « L’enquête doit viser la source de cette production abjecte », dit-il.

Discours de haine

LifeSiteNews souligne que si dans la nouvelle loi canadienne contre les « discours de haine » les citations de la Bible ont été finalement exclues, le « deadnaming » en fait bien partie. Le deadnaming, en français « morinom » (sic) consiste à nommer une personne selon le prénom qu’elle avait avant sa « transition de genre », autrement dit selon son prénom normal. Le deadnaming est un délit de « violence émotionnelle fondée sur le genre ».

Du nouveau en Slovénie ?

Dans le ronronnement européiste de la petite Slovénie, l’élection du président du Parlement, le 10 avril, n’est pas passée inaperçue. Les élections législatives ont eu lieu le 22 mars, et elles n’ont pas donné de majorité. Le parti centriste de Robert Golob a obtenu 29 sièges, le parti de « droite » SDS 28 sièges, l’autre parti de droite 9 sièges, deux autres partis 6 sièges chacun, et enfin le parti « populiste » Resni.ca (resnica : vérité, resni : sérieux) fait son entrée avec cinq sièges. Et c’est le fondateur et chef de ce parti, Zoran Stevanović, 44 ans, qui a été élu président du Parlement, ce qui est une fonction relativement importante.

Zoran Stevanović s’est fait connaître en 2021 quand, simple conseiller municipal de Kranj et ancien membre du parti national slovène, il a fondé un parti pour combattre les mesures « anti-covid » et est devenu le militant slovène « antivax ». Il organisa nombre de manifestations, et fut arrêté.

Il revendique le terme de « populiste », et en 2024 sa vidéo « La vérité sur l’Ukraine » fut qualifiée de « propagande russe ». Il dit tout le bien qu’il pense du président serbe Vućić, il est contre l’indépendance du Kosovo, et il était un soutien de Dodik, le président de la Republika Srbska. Il est ouvertement pour une « réévaluation du statut de la Slovénie dans l’UE, la BCE, l’ONU et l’OTAN ».

Lors de sa première interview de président du Parlement, il a rappelé qu’il avait promis un référendum sur la sortie de la Slovénie de l’OTAN : « Nous nous opposerons résolument à toute ingérence dans les conflits militaires et diplomatiques d’autrui, car la Slovénie n’en tire jamais profit. »

Du latin au Kremlin

Ecoutez bien le tout début de la divine liturgie du « lundi du Renouveau », ce matin à la cathédrale de l’Assomption au Kremlin.

On entend d’abord le tropaire de Pâques en grec, puis sa traduction en latin :

Christus resurrexit a mortuis, mortem morte calcavit, et entibus in sepulchris vitam donavit !

« L’abus »

« L’annexion de la Cisjordanie, avec les soldats complices des colons. Gaza annihilée. L’avancée au Liban. La frontière violée en Syrie. La guerre contre l’Iran. Nettoyage ethnique et massacres. C’est ainsi que la droite sioniste façonne le Grand Israël. »

(L’espresso est depuis 2016 le supplément dominical de La Repubblica.)